@pierre771 Je suis une femme. Je donne mon opinion sur les définitions multiples que comporte le "stealthing"; cela comprend aussi mon expérience propre sur les garçons et les filles.
Je ne suis pas comem Lamourette bilingue
mais, si je ne me trompe pas stealthing, ça veut dire "chose volée
Qu'on vole un rapport non protégé, ou un baiser, dans la démarche, on reste dans une pratique d'abus, de non respect du partenaire, et donc, entrant dans une zone que je ne peux admettre!
Certes les conséquences médicales et psychologiques d'un viol et d'une main aux fesses sans préavis méritent d'être nuancées
Cependant, l'attitude de départ, la motivation, le rapport à l'autre entrent exactement dans les mêmes modes de fonctionnement
On peut fantasmer sur les actes sexuels non consentits, impulsifs, ne faisant pas l'objet de négociation préalable
On peut même, (oui oui malgré ce que j'affirme plus haut et réaffirme maintenant) les mettre en pratique dans un cadre que je juge éthiquement acceptable
Le principe du "CNC" concensual non concensual, c'est tendance les acronymes anglais, soit le concensus autour du non concensuel, en français)
On balise avant, avec des partebnaires dans cette dynamique, qu'il est admis que X, etpas n'importe qui peut se permettre de pratiquer certains actes, ou tout sauf les choses dites taboues, et ce au dela des protestations de l'autre
C'est tout à fait le cadre dans lequel se pratiquent les activités SM, d'ailleurs
J'aime fouetter, par exemple
donc je vais, parce que ça me prend, sortir mon single tail roulé dans ma poche sur le parking de carrouf et claquer les fesses du quidam voisin parce qu'il est à mon gout, sans plus de maniéres?
Evidement direz vous: non!
Ca aurra probablemebnt des conséquences funestes, fort heureusement
Mais, si je fais 90 kilos, qu'on est en lisiére de forêt , isolés, et que je croise le petit chaperon rouge frêle et chétif qui m'inspire la même chose, le risque que mon acte aie des conséquences est moindre
Et pourtant, toujours un grand NON
Le retrait volontaire du préservatif est exactement dans les mêmes zones que mon second exemple
Parce que si on se pleitn de viol, il sera répondu" mais t'étais d'accord pour coucher, non?"
Donc ces pratiques qui sont à mes yeux des viols, sont en plus effectuées en toute impunité!
Punir , comment, sauf à vouloir policier les sexe et l'intimité, ce qui est aussi une idée que je rejete absolument
Personen ne couche, sans video de surveillance pour avoir des preuves....C'est un univers qui me dégoute autant que pas vu pas pris donc je prends sans demander, je vole
Et pourtant, pour revenir sur l'exemple de départ, si j'ai le fouet qui me démange, me tarabuste?
Eh bein je bouge ma couenen et mon neurone, je me rapproche de milieux constitués de gens qui ont des preoccupations libidineuses voisines des miennes, parce que, le monde est bien fait, il y a des culs qui rêvet de se faire fouetter( si si sis, j'vous promets^^)
On en parle, on evoque divers angles de pratiques, on se flaire, on se jauge, on décide de se faire confiance, on identifie avoir mutuellement envie, et alors oui, dans un liue ou on ne géne personne, on se retrouve pour joyeusement fouetter
Ca peut se faire de façon plus ou moins formelle, mais sans cela, fouetter un cul, c'est un pur acte de barbarie inacceptable!
On peut rêver de dire coucou chérie j'ai pas mis ou j'ai oté ma capote
On peut, avec un partenaire qui accepte la pénétration sans preservatifs avant de commencer et qui ne manifeste pas clairement son changement d'avis en cours de route
Mais voila, avoir un consentement éclairé, c'est pas simple( avant d'avoir fait suis-je certain de vraiment vouloir, ne vais-je pas changer d'avis au pied du mur, au gré de la découverte?)
Et puis et puis...l'excitation érotique, ça altére le jugement, alors???
Alors, c'est là tout le point délicat du consentement, de l'équilibre précaire
Le consentement absolu et enthousiaste, graal visé par beaucoup dont moi même, c'est pas tous les jours possibles
Alors, essayer d'anticiper les risques de malentendu, tenter de trouver des moyens d'améliorer la communication( travailler l'écoute, l'expression), c'est essentiel....et surtout ça prends du temps pour s'affiner
Voila pourquoi , pour moi l'éros ne peut naitre qu'aprés une certaine intimité crée avec le potentiel partenaire qui éveille mon désir
Pardon pour la tartine un brin hors sujet peut être...
Et avis à la population:
Mon fouet dans les parties de qui prend sans au moins essayer avec loyauté de s'assurer que c'est bien offert ( y'aura pas de sommations, parce que l'abus assumé sans complexe, ça me révolte)
https://www.youtube.com/watch?v=dzBRMMi7lhk
Témoignage d'une personne à pénis qui pratique couramment des longues pénétrations (>1h) :
- les capotes qui pètes, ça m'arrive. Sans avoir mesuré, je dirais une fois sur 20 à la louche.
- les capotes qui glissent aussi, de l'ordre d'une fois sur 5 je dirais.
Je ne sais pas quelle est ma taille de capote, mais je n'ai pas constaté de différence de fréquence de glisse entre des tailles standard ou des tailles XXL.
Lors de pas mal de pénétration, la capote réduit mes sensations de beaucoup, et parfois, après 10 à 15 minutes de pénétration, la sensation change et c'est aussi bon que sans capote... parfois parce que ça a craqué ou glissé, parfois parce que mon sexe à lubrifier l'intérieur de la capote, parfois parce qu'elle a glissé, non hors de mon sexe, mais juste assez pour épouser mes formes plutôt que rester tendue sur mon sexe...
Et du coup, quand ce changement de sensation arrive, soit je suis avec une partenaire vis vis de qui je ne souhaite prendre aucun risque (ni IST ni psychologique) et dans ce cas, je me retire pour vérifier que tout est en place avant de reprendre, soit je suis avec une partenaire avec qui j'ai confiance que s'il y a un accident, ça ne sera pas grave (partenaires régulières avec qui on a beaucoup de confiance et visibilité cotée IST et contraception) et dans ce cas selon le mood, je ne vérifie pas forcément. Et continuer avec l'incertitude nourrie visiblement un fantasme chez moi, en plus des sensations qui se sont améliorées, qui m'amène généralement à jouir en 30s à quelques minutes (généralement en me retirant avant de jouir, à moins d'avoir encore d'autres facteurs de confiance supplémentaires), jouissance qui est généralement saluée avec enthousiasme par mes partenaires, là où elles sont frustrées de peiner à me faire jouir dans nombre de situations.
Pourquoi je raconte tout ça ?
Pour illustrer que la limite entre le pur accident et l'acte délibéré de transgresser le consentement de l'autre n'est pas si net que ça, même en tant que porteur de penis et de préservatif. Le degré de vigilance, ou de risque acceptable, est un entre deux entre le risque 0 vigilance 100% de l'abstinence, et le je-m'en-foutisme décomplexé. Et coté intensionnalité, le gain de sensation à continuer une courte période après un éventuel accident ajoute aussi un flou entre l'accident et l'abus... Et le degré d'acceptabilité du rapport non protégé avec la partenaire varie aussi du "ya pas moyen" à "je préfère avec par RdR, mais si on se chauffe un peu sans ou que ça pète en cours de route, c'est pas grave". Tout ça pourrait rentrer comme @zaphod le dit dans un cadre de CNC si justement ce cadre était clairement défini. Là, pour moi, il s'agit plus de zone grise de consentement, et on évalue la tonalité de gris en débrief pour ajuster le degré de risque ou de prévenance pour les fois suivantes, histoire de rester dans un degré de qualité de consentement acceptable pour nous, sans chercher à être toujours au top du consentement idéal qui est rassurant, mais parfois trop inhibant.
Enfin, récement, j'ai eu un rapport ou on a alterné volontairement avec et sans préservatif, non pour des questions sanitaire ou contraceptive, mais pour des questions de sensations (friction différente, compression différente, pH différent, lubrification différente...) (mais du coup là ou sort du spectre du stealthing puisque le consentement était clairement établi)
Bonjour à toutes et à tous,
Le préservatif sert avant tout à se protéger des IST dont le SIDA. Pour mémo, la progression de cette maladie est plus importante lors de pratiques hétérosexuelles que de pratiques homosexuelles (notamment chez les hommes).
Donc retirer le préservatif sans prévenir son ou sa partenaire est un acte que ne pourrais qualifier (surtout si la personne se sait porteur d'une IST quelque soit la forme même si celle-ci se guérit) tellement ça me parait odieux (et je reste soft).