Qu’est-ce que le “stealthing” ?

Le Stealthing est une pratique considérée comme une agression sexuelle

La pratique du stealthing consiste à retirer le préservatif à l'insu de sa ou sa partenaire pendant le rapport sexuel. Cela enfreint le consentement de son ou sa partenaire, et est juridiquement condamnable dans de nombreux pays. Cette pratique a été baptisé en 2017 par une juriste américaine. (source)

Le retrait non-consensuel du préservatif pendant les rapports sexuels expose les victimes à des risques physiques de grossesse et de maladie et, les entretiens le montrent clairement, est vécu par beaucoup comme une grave violation de la dignité et de l'autonomie. Un tel retrait de préservatif, populairement connu sous le nom de «Stealthing», peut être interprété comme transformant les rapports sexuels consensuels en rapports sexuels non-consensuels selon l'une des deux théories, dont l'une présente un risque de sur criminalisation en exigeant une transparence totale sur la capacité de reproduction et les infections sexuellement transmissibles. Adoptant la théorie alternative et préférable du non-consentement, cet article examine les voies de recours pénales, délictuelles, contractuelles et civiles actuellement disponibles pour les victimes. En fin de compte, un nouveau délit pour «stealthing» est nécessaire à la fois pour offrir aux victimes une cause d'action plus viable et pour mieux refléter les préjudices causés par le retrait non-consensuel du préservatif.

Les conséquences du Stealthing

Le Stealthing peut avoir de lourdes conséquences sur les victimes. Elle peut causer une grossesse non désirée, un risque de transmission du VIH (Virus de l'Immunodéficience Humaine / Sida), et d'autres infections sexuellement transmissibles tels que l'hépatite ou la Syphilis.

Sans oublier le côté psychologique, car le Stealthing est considéré comme une agression sexuelle, et peut s'apparenter à un viol.

La jurisprudence en France

Il n'y a actuellement aucune jurisprudence en France pour pénaliser cet acte. Mais ce n'est qu'une question de temps. Nos voisins les Suisses ont déjà condamné une personne pour viol par le tribunal de Lausanne. Une peine requalifiée d'acte d'ordre sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance en appel.

Dernièrement, une femme vient de porter plainte contre un ambassadeur pour un cas de Stealthing. En espérant que cette plainte fasse bouger les choses !

16 thoughts on “Qu’est-ce que le “stealthing” ?

  1. Bon l’acte délibéré de retirer un préservatif qu’on a mis( donc dont on a explicitement dealé la présence dans le rapport sexuel avec l’autre) rst une saloperie inexcusable
     
    Légiférer à ce propos est en revanche bien compliqué, parce qu’entre l’ejection accidentelle et volontaire, c’est pas évident de faire la part des choses
    On ne lit pas dans les pensées des gens
     
    De plus, comme tout crime sexuel, souvent il se commet en huis clos, sans témoins, donc faire la preuve du crime frise l’impossibilité.
     
    Bon, si ça vous arrive, même si ça ne soignera pas les éventuelles séquelles de cette criminelle malveillance, j’peux fournir des barres à mines pour aller péter les genoux du connard, si ça soulage un peu la colère ^^
     
    Je déconseille vivement à mes partenaires d’avoir cette mauvaise idée en tout cas^^( jamais eu ce soucis, heureusement)
     
     
     
     

  2. On nous a rapporté cette “pratique” malveillante au Cap d’Agde l’an dernier. Plusieurs hommes avec qui nous avions coquinés les années précédentes nous ont avertis que plusieurs couples en avaient été victimes en club et saunas libertins. Je ne sais pas s’il s’agissait d’une légende urbaine, mais nous n’en avons pas été témoins ou victimes.

    Il peut arriver que le préservatif craque ou s’éjecte dans un rapport et… c’est partie pour se faire tester en urgence et stresser un bout de temps. Le libertinage n’a jamais été une pratique dénuée de risque à ce niveau, mais sur un geste délibéré de retrait, je te trouve cela extrêmement grave car cela exclut le consentement même du rapport et du partage. Cela peut également mettre en danger la vie d’autrui, si jamais le dégénéré est atteint d’une IST.

  3. De bon gros connards si c’est vrai. 
    En effet, en cas de relations avec de multiples partenaires, il y a des risques, minimes car un préservatif ne craque pas tous les jours, mais à ne pas négliger !

    Par contre, pour le retrait du préservatif, c’est bel et bien une agression sexuelle. Cela peut être lourd de conséquence, aussi bien sur la santé que le côté psychologique. Stresser pendant plusieurs mois à espérer ne pas avoir choper une merde joue forcément.

  4. Le stealthing n’est pas une chose récente ! C’est déjà vieux comme le monde… N’oublions pas que le préservatifs a déjà été inventé dans les années 1860, ensuite redéveloppé en 1880 et, ensuite, en 1941 avec l’importation de cet engin en Europe par les Américains.Moi même j’ai été témoin de stealthing; et, malheureusement, on y peut rien si sous l’acte sexuelle le préservatif glisse du sexe du partenaire ou reste coincé lors de spasmes musculaire de la partenaire. Aussi beaucoup de garçon n’aime pas la sensation et préfère sentir l’éjaculation; sauf que nous on le ressens. Je sais aussi que dans les années 19710 beaucoup de garçon faisiez en sorte de trouée ou d’enlever le préservatif en le retirant d’un seul même pendant le va et vient de sont corps et de sont sexe dans le sex de la partenaire…

    1. Posté par: @jules
      Par contre, pour le retrait du préservatif, c’est bel et bien une agression sexuelle. Cela peut être lourd de conséquence, aussi bien sur la santé que le côté psychologique. Stresser pendant plusieurs mois à espérer ne pas avoir choper une merde joue forcément.

      C’est plus qu’une agression sexuelle -ça n’est d’ailleurs pas vraiment qualifiable en tant qu’agression, puisque agression sexuelle implique un refus de tout acte sexuel dés le départ… en plus, la définition “d’agression sexuelle” a déjà été suffisamment tordue dans tous les sens pour englober tout et n’importe quoi, autant ne pas en rajouter- , on peut considérer que ça relève de la tentative d’empoisonnement si le coupable est porteur d’une maladie vénérienne. En tous cas, c’est comme ça que je le qualifierais. Tentative d’empoisonnement, ou mise en danger volontaire de la vie d’autrui, avec les peines correspondantes prévues par la loi.
      Par contre, si le coupable n’a aucune maladie et ne fait ça que pour faire peur aux gens… je ne vois pas de quoi ça pourrait être qualifié. 🤨 😕 
      Le mieux est encore de créer un délit spécifique en interdisant nommément cet acte, mais vu la difficulté pour réussir à prouver que l’acte était volontaire, sauf à filmer chaque ébat en pointant une caméra sur les parties génitales des deux, ça ne résout pas le problème… c’est encore une de ces situations où la loi est impuissante par défaut, il n’y a que l’éducation qui puisse empêcher ça.

      Posté par: @lamourette12
      Le stealthing n’est pas une chose récente ! C’est déjà vieux comme le monde… N’oublions pas que le préservatifs a déjà été inventé dans les années 1860, ensuite redéveloppé en 1880 et, ensuite, en 1941 avec l’importation de cet engin en Europe par les Américains.Moi même j’ai été témoin de stealthing; et, malheureusement, on y peut rien si sous l’acte sexuelle le préservatif glisse du sexe du partenaire ou reste coincé lors de spasmes musculaire de la partenaire.

      En fait, le préservatif date de bien plus tôt: de l’Antiquité Égyptienne, à cette période c’était fait en boyau d’animal. Le vibromasseur aussi est apparu à ce moment-là: une pseudo-bite creuse en terre cuite avec un trou à la base pour envoyer des abeilles à l’intérieur avant l’utilisation, qui faisaient vibrer le tout en bourdonnant une fois le bouchon remis. Je ne sais plus si le liège était déjà connu à l’époque par contre… peut-être que c’était un bouchon en cire.
      Pour ce qui est des accidents, peut-être qu’en mettant un élastique autour, propre bien sûr, ça empêcherait de glisser ?
       

  5. En y réfléchissant, le “stealthing” est en fait une de ces situations où, parce que la législation est inutile car inefficace vu le fameux problème du “comment prouver ?“, et parce que l’éducation n’est pas non plus une solution viable car évidemment ça ne fonctionne que si la personne est d’accord sur le principe qu’il ne faut pas faire ça, le seul moyen de faire disparaître un comportement repose sur l’action directe des victimes et témoins: le contrôle social ne peut dans ce cas-ci qu’être exercé par les gens eux-mêmes, via la peur de la conséquence immédiate qui attend le fautif.
    C’est le même principe que pour le fait que par exemple, on ne voit pas apparaître dans les rues des “Cracheurs” qui passeraient leur temps à cracher à la gueule de la première personne qu’ils croiseraient: car même si des gens se mettaient à avoir envie de cracher sur d’autres pour le plaisir égoïste de par exemple faire stresser autrui vu le risque de transmission de maladies type Hépatites, la punition serait immédiate via au minimum une bonne droite dans la face, ou un tabassage…  donc, si personne ne se dit “tiens, aujourd’hui je vais passer la journée à cracher sur tous ceux qui croisent mon chemin”, c’est juste par peur des conséquences.
    Conclusion: le seul moyen de faire disparaître la pratique du “stealthing”, c’est que les gens qui subissent ça, femme ou homme, réagissent en cognant immédiatement le coupable dés qu’ils ont la sensation que l’autre leur a envoyé son sperme contre leur consentement. Ce n’est qu’à force de se faire frapper à chaque fois que l’on commet un “stealthing” que ceux qui font ça finiront par perdre cette habitude.
    Encore une fois, tout le noeud du problème vient que les gens n’osent pas réagir violemment à force d’avoir été conditionnés à ne pas être agressifs par la société.
    Surtout que, en y pensant, le “stealthing” ne peut pas être accidentel: un préservatif choisi à la bonne taille, ça ne glisse pas, ça reste en place… donc hormis les accidents du type “préservatif qui craque” où on voit d’ailleurs très vite si c’est accidentel ou si c’est suite à un sabotage -si le bout a été troué exprès, ça laisse des traces et ça se voit, comme quand quelqu’un scie les freins d’une voiture pour faire croire à un accident- dés qu’on sent dans le vagin ou dans l’anus qu’un liquide gluant vient d’être libéré alors que c’était pas prévu, c’est que c’est sans aucun doute du stealthing car le coupable a préparé son coup en choisissant un préservatif trop grand exprès pour pouvoir facilement le retirer.

    1. @noctis Je ne suis pas d’accord avec toi.Moi, par exemple, si l’acte sexuel est bien faite, et, si je ressens du plaisir pendant l’acte? Il m’est arriver d’avoir des spasmes musculaire vaginale qui se ressers au tour du sexe du garçon. Si, à ce moment là, le garçon bouge en arrière pendant les va-et-vient? Sont préservatif glissera de sont membre faisant échapper sont sperme, qui pourrait se répandre en moi quand il me pénètre à nouveau…J’ai eu un garçon, qui, il y a +-10 ans, qui était tellement excité, qu’il a débandé pendant l’acte; son préservatif était resté coincé en moi. Grosse panique pour moi et 3 mois d’attente fiévreuse y compris un mois et demi pour pouvoir faire le test de grossesse.

      1. @lamourette12
        Bonjour
        Je te trouve curieusement indulgente vis-à-vis de la gent masculine, je suis habitué à plus de sévérité de la part des femmes… Il est bien évident que si c’est accidentel, c’est un autre problème mais il s’agit ici, si j’ai bien compris, de la version volontaire et malveillante.
        Je connais une fille à qui c’est arrivé il y a une vingtaine d’années. C’était carrément un acte frauduleux : il a brandi le préservatif après l’éjaculation directement dans le vagin de la fille, se vantant de l’avoir retiré avant.
        Sa maman, prenant l’incident en charge avec efficacité, a pris sa fille par la main et lui a fait ordonner une pilule du lendemain et un test HIV. Heureusement il n’y a au aucune suite. En plus elle n’en a pas voulu au garçon et elle l’a revu, mais cette relation n’a pas duré.
        J’ignorais ce terme de stealthing.

        1. @pierre771 j’ai eu ma dose de “stealthing” à mon adolescence.Puis, cette définition a aussi une autre compréhension… A mon age les jeunes avait une fâcheuse tendance d’être tout fleur tout bonbon avec d’autres; et, quand cela devient plus sérieux, et qu’un rendez-vous est prévue? Tout d’un coup elles ne viennent pas et trouves des prétextes ou  raconte qu’ils étaient quand même là, mais, de 100m plus loin, ou, alors, elles se sont absentée juste un instant pour faire autre chose…Ca c’est du “stealthing” aussi…u as aussi une autre forme de “stealthing” ; la fameuse baiser de madonna ou de Britney Spears ou de Shy’m et faire sont “coming out” ; alors, que c’est juste un écran de fumée… Certes, du fait que ces gens loà sont suivies par des millions de followers? Leurs actions feront mouches auprès des followers, et, ceux là iront imiter la fameuse “baisser” dans les groupes LGBT…

          1. @lamourette12
            Je ne comprends pas : tu es une fille ou un garçon ?
            Ensuite, tu ne crois pas que tu mélanges tout ?
            On parle ici d’une chose bien spécifique qui est de retirer le préservatif en cours de pénétration, par surprise, d’une manière malhonnête, en faisant prendre des risques à la jeune femme : grossesse, MST, SIDA
            Pas du reste.

  6. Je ne suis pas comem Lamourette bilingue
     
    mais, si je ne me trompe pas stealthing, ça veut dire “chose volée
     
    Qu’on vole un rapport non protégé, ou un baiser, dans la démarche, on reste dans une pratique d’abus, de non respect du partenaire, et donc, entrant dans une zone que je ne peux admettre!
     
    Certes les conséquences médicales et psychologiques d’un viol et d’une main aux fesses sans préavis méritent d’être nuancées
     
    Cependant, l’attitude de départ, la motivation, le rapport à l’autre entrent exactement dans les mêmes modes de fonctionnement
     
    On peut fantasmer sur les actes sexuels non consentits, impulsifs, ne faisant pas l’objet de négociation préalable
     
    On peut même, (oui oui malgré ce que j’affirme plus haut et réaffirme maintenant) les mettre en pratique dans un cadre que je juge éthiquement acceptable
     
    Le principe du “CNC” concensual non concensual, c’est tendance les acronymes anglais, soit le concensus autour du non concensuel, en français)
     
    On balise avant, avec des partebnaires dans cette dynamique, qu’il est admis que X, etpas n’importe qui peut se permettre de pratiquer certains actes, ou tout sauf les choses dites taboues, et ce au dela des protestations de l’autre
     
    C’est tout à fait le cadre dans lequel se pratiquent les activités SM, d’ailleurs
     
    J’aime fouetter, par exemple
     
    donc je vais, parce que ça me prend, sortir mon single tail roulé dans ma poche sur le parking de carrouf et claquer les fesses du quidam voisin parce qu’il est à mon gout, sans plus de maniéres?
     
    Evidement direz vous: non!
     
    Ca aurra probablemebnt des conséquences funestes, fort heureusement
     
    Mais, si je fais 90 kilos, qu’on est en lisiére de forêt , isolés, et que je croise le petit chaperon rouge frêle et chétif qui m’inspire la même chose, le risque que mon acte aie des conséquences est moindre
     
    Et pourtant, toujours un grand NON
     
    Le retrait volontaire du préservatif est exactement dans les mêmes zones que mon second exemple
    Parce que si on se pleitn de viol, il sera répondu” mais t’étais d’accord pour coucher, non?”
     
    Donc ces pratiques qui sont à mes yeux des viols, sont en plus effectuées en toute impunité!
     
    Punir , comment, sauf à vouloir policier les sexe et l’intimité, ce qui est aussi une idée que je rejete absolument
     
    Personen ne couche, sans video de surveillance pour avoir des preuves….C’est un univers qui me dégoute autant que pas vu pas pris donc je prends sans demander, je vole
     
    Et pourtant, pour revenir sur l’exemple de départ, si j’ai le fouet qui me démange, me tarabuste?
     
    Eh bein je bouge ma couenen et mon neurone, je me rapproche de milieux constitués de gens qui ont des preoccupations libidineuses voisines des miennes, parce que, le monde est bien fait, il y a des culs qui rêvet de se faire fouetter( si si sis, j’vous promets^^)
     
    On en parle, on evoque divers angles de pratiques, on se flaire, on se jauge, on décide de se faire confiance, on identifie avoir mutuellement envie, et alors oui, dans un liue ou on ne géne personne, on se retrouve pour joyeusement fouetter
     
    Ca peut se faire de façon plus ou moins formelle, mais sans cela, fouetter un cul, c’est un pur acte de barbarie inacceptable!
     
    On peut rêver de dire coucou chérie j’ai pas mis ou j’ai oté ma capote
     
    On peut, avec un partenaire qui accepte la pénétration sans preservatifs avant de commencer et qui ne manifeste pas clairement son changement d’avis en cours de route
     
    Mais voila, avoir un consentement éclairé, c’est pas simple( avant d’avoir fait suis-je certain de vraiment vouloir, ne vais-je pas changer d’avis au pied du mur, au gré de la découverte?)
     
    Et puis et puis…l’excitation érotique, ça altére le jugement, alors???
     
    Alors, c’est là tout le point délicat du consentement, de l’équilibre précaire
     
    Le consentement absolu et enthousiaste, graal visé par beaucoup dont moi même, c’est pas tous les jours possibles
     
    Alors, essayer d’anticiper les risques de malentendu, tenter de trouver des moyens d’améliorer la communication( travailler l’écoute, l’expression), c’est essentiel….et surtout ça prends du temps pour s’affiner
     
    Voila pourquoi , pour moi l’éros ne peut naitre qu’aprés une certaine intimité crée avec le potentiel partenaire qui éveille mon désir
     
    Pardon pour la tartine un brin hors sujet peut être…
     
    Et avis à la population:
     
    Mon fouet dans les parties de qui prend sans au moins essayer avec loyauté de s’assurer que c’est bien offert ( y’aura pas de sommations, parce que l’abus assumé sans complexe, ça me révolte)
     
     

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