Les camgirls vont-elle remplacer le porno ?

Pourquoi payer pour voir une camgirl quand on peut regarder des vidéos pornos gratuitement ?

Depuis quelques années, les plate-formes de webcam érotique attirent de plus en plus de spectateurs, où pourrai-je dire, de voyeurs. Le principe est simple mais pas nouveau. Cela s'apparente à du Peep-show moderne. La Camgirl s'exhibe devant sa webcam pour des spectacles ou live show  (hard, porno ou soft & sexy selon le choix du spectateur). Elle peut le faire de différentes façons, publique avec un groupe d'individus qui viennent mater, ou en privé avec une seule personne. La rémunération varie énormément, comme dans la vidéo pornographie. Selon la notoriété de l'actrice, mais aussi ses spécialités.

Quelques informations en vrac

Un jeune sur six de moins de 25 ans (16%) a déjà fréquenté un site de webcam pour y visionner un sex show

IFOP - Les jeunes et les sites de webcam

Comme sur les sites X où l’on observe un penchant de plus en plus marqué pour les films amateurs, les adeptes des sites de webcam affichent clairement leur préférence pour les charmes des « amatrices/amateurs » (63%) que pour celui des « modèles professionnels » (9%).

IFOP - Les jeunes et les sites de webcam

 La majorité des hommes fréquentant ce type de site préfèrent ainsi y voir des shows « érotiques » (55%) que « pornographiques » (14%)

IFOP - Les jeunes et les sites de webcam

Du bon temps depuis chez vous

Avec les dizaines de sites de webcam coquines telles que Xlovecam.com, vous avez de quoi faire. Ce sont plusieurs milliers de filles qui sont à quelques clics de vous faire jouir ! Il y en a pour tous les goûts et toutes les envies.

La grande partie des plateformes possède une inscription gratuite, et vous pourrez admirer les jolies camgirls se déhancher sur votre écran, et même dialoguer avec elles. La monnaie virtuelle est appelée Token, Jeton ou encore Crédit.

Ils peuvent être utilisés de plusieurs manières par les spectateurs :
Donner un tips (pourboire) lors d'un show public (permettant ainsi d'inciter le modèle a retirer ses vêtements et se masturber ou déclencher le sextoy connecté (le célèbre Lush))
Décompté à la minute pour un show privé

Quelques exemples de camgirl françaises connues

Prune Penelope Sweetheart
Penelope Sweetheart
Nikita Bellucci
Nikita Bellucci
Sextwoo
Sextwoo

Deux types de fonctionnement : Freemium et Cam-to-cam

Le premier, freemium, est la contraction de free (gratuit) et premium (haut de gamme). Nous sommes ici sur un show public, pouvant accueillir plusieurs dizaines voir centaines de spectateurs. Ici, c'est la Camgirl qui prend les rennes, et qui va se laisser guider par les tips des voyeurs. La Camgirl affiche donc une liste de réalisations payantes, telles qu'un flashtits (dévoiler ses seins), sextoy in pussy (masturbation avec un sextoy) et plus encore.

Le deuxième, Cam-to-cam est un show privé. Il est obligatoirement payant (sauf si la camgirl souhaite vous l'offrir, car vous êtes un client fidèle) et vous payez à la minute. Le prix va varier selon la notoriété de l'animatrice, ainsi que les fantaisies qu'elle va réaliser pour vous. Il varie entre 1 à 9 € la minute. Généralement, vous vous êtes mis d'accord avant de passer en show privé.

Le Cam-to-cam est considéré comme le Saint Graal des lives cam.

Les Camgirls vont détrôner l'industrie de la vidéo pornographie

Alors oui, cela peut paraître bizarre. Mais je vous assure tout de suite que ce n'est pas juste une vidéo porno. C'est un véritable échange humain entre la camgirl et vous ! Elles sont là pour animer leur chaîne, pour la plupart, elles le font très bien !
En lui donnant des tips, vous incitez les camgirls à jouer avec vous. A répondre à vos désirs. Nous sommes à des années-lumières d'une vidéo porno. Bien entendu, elle a le droit de refuser. En règle général, la camgirl affiche clairement ses limites, permettant ainsi d'éviter d'être frustré ou déçu, et il suffira de naviguer vers une autre chaîne pour voir ce que l'on souhaite.

On y prend vite goût, et on sélectionne nos animatrices préférées pour les découvrir encore et encore.

N'hésitez pas à venir en parler sur le forum ou en commentaires, de votre expérience passée sur les sites de Lives Cams, vos camgils préférées ou tout simplement votre avis sur ce débat "Les camgirls vont-elles remplacer le porno ?".

18 thoughts on “Les camgirls vont-elle remplacer le porno ?

  1. Salut! Très bon article une fois de plus. Et je suis tout à fait d’accord avec le propos.
    Les camgirls, c’est une sorte de porno à la carte. Il y a un « choix » immense de filles, de mecs, de couples, trans, gay etc… chacun peut y trouver son compte, même sans sortir la CB.
    Par ailleurs, étant amateur de porno depuis toujours, et de jolies filles aussi, je trouve bien plus mon bonheur chez les camgirls.
    Elles sont souvent bien plus jolies et naturelles que les stars du porn. Et en plus, elles sont abordables dans le sens ou on peut discuter avec elles.
    D’autre part, certains couples nous inspirent pour nos ébats coquins au niveau sextoys, lingerie, pratiques etc…
    Bref, j’ai complètement mis de côté les pornos « tradi » pour ne matter que des camgirls….et biensûr les pornos japonais dont ma femme est fan également, mais qui n’ont rien à voir avec les pornos western traditionnels.

  2. Étant moi moi-même cam girl sur desir-cam je pense (en tout cas me concernant) qu entre la cam girl et ses visiteurs il y a un vrai échange qui se crée.
    Je suis également libertine en ces temps de convid je retrouve la même complicité avec mes partenaires sur desir-cam que celle que j avais en club libertin.
    Ce n est pas un rôle que je joue mais vraiment du plaisir partagé.
    Bisous charlynemimi

    1. Posté par: @CharlynemimiÉtant moi moi-même cam girl sur desir-cam je pense (en tout cas me concernant) qu entre la cam girl et ses visiteurs il y a un vrai échange qui se crée.Je suis également libertine en ces temps de convid je retrouve la même complicité avec mes partenaires sur desir-cam que celle que j avais en club libertin.Ce n est pas un rôle que je joue mais vraiment du plaisir partagé.Bisous charlynemimi

      Merci pour ce témoignage, c’est très intéressant !
      Donc, ça veut dire que, contrairement aux « Peep-Shows » d’antan, le principe de ce qu’on pourrait appeler « la visiosexualité » n’empêche pas la naissance d’une complicité, et que le fait de pouvoir dialoguer n’a pas nécessairement entraîné des dialogues limités à « tourne-toi, etc »… merci encore pour ce témoignage, jusque-là j’avais tendance à voir ça comme quelque chose d’aussi sordide que les Peep-Shows, visiblement ça l’est beaucoup moins 🙂
       
       

       
      Posté par: @scoxJ’ai trouvé l’article intéressant, je ne connaissais pas vraiment les cams-girls. Est-ce que les revenus gagnés sont déclarés ? Ça peut être considéré comme un vrai emploi ou c’est illégal comme la prostitution ? Même question pour les youtubeurs d’ailleurs.. Doivent-ils déclarer leurs revenus ? 

      Ah mais tout doit être déclaré au FISC, même les revenus de la prostitution: la profession est illégale, mais l’État exige de pouvoir extorquer les citoyens, même là. Sinon, on risque le contrôle fiscal… qui, pour les connaisseurs, et je n’invente rien, a été surnommé « Fisc-Fucking » par ceux qui en ont subi.Pour les cam-girls, je crois que ça tombe sous le type d’activité « activités érotiques » du même style qu’acteur de films pornographiques, mais ça peut aussi être considéré simplement comme « création de contenu vidéo », c’est un des statuts sous lesquels les vidéastes sur YouTube (ou ailleurs) peuvent se déclarer: encore une fois, les législateurs sont en retard de deux siècles sur la technologie et son impact sur la société, il y a des dizaines de « cases » dans lesquelles les vidéastes peuvent essayer de se caser pour avoir une existence administrative et il faut faire très, très attention à bien choisir car à pour deux intitulés d’activités similaires, l’extorsion fiscale peut varier assez salement.  

      1. Posté par: @noctis

        Posté par: @CharlynemimiÉtant moi moi-même cam girl sur desir-cam je pense (en tout cas me concernant) qu entre la cam girl et ses visiteurs il y a un vrai échange qui se crée.Je suis également libertine en ces temps de convid je retrouve la même complicité avec mes partenaires sur desir-cam que celle que j avais en club libertin.Ce n est pas un rôle que je joue mais vraiment du plaisir partagé.Bisous charlynemimi

        Merci pour ce témoignage, c’est très intéressant !
        Donc, ça veut dire que, contrairement aux « Peep-Shows » d’antan, le principe de ce qu’on pourrait appeler « la visiosexualité » n’empêche pas la naissance d’une complicité, et que le fait de pouvoir dialoguer n’a pas nécessairement entraîné des dialogues limités à « tourne-toi, etc »… merci encore pour ce témoignage, jusque-là j’avais tendance à voir ça comme quelque chose d’aussi sordide que les Peep-Shows, visiblement ça l’est beaucoup moins 🙂
         
         

         
        Posté par: @scoxJ’ai trouvé l’article intéressant, je ne connaissais pas vraiment les cams-girls. Est-ce que les revenus gagnés sont déclarés ? Ça peut être considéré comme un vrai emploi ou c’est illégal comme la prostitution ? Même question pour les youtubeurs d’ailleurs.. Doivent-ils déclarer leurs revenus ? 

        Ah mais tout doit être déclaré au FISC, même les revenus de la prostitution: la profession est illégale, mais l’État exige de pouvoir extorquer les citoyens, même là. Sinon, on risque le contrôle fiscal… qui, pour les connaisseurs, et je n’invente rien, a été surnommé « Fisc-Fucking » par ceux qui en ont subi.
        Pour les cam-girls, je crois que ça tombe sous le type d’activité « activités érotiques » du même style qu’acteur de films pornographiques, mais ça peut aussi être considéré simplement comme « création de contenu vidéo », c’est un des statuts sous lesquels les vidéastes sur YouTube (ou ailleurs) peuvent se déclarer: encore une fois, les législateurs sont en retard de deux siècles sur la technologie et son impact sur la société, il y a des dizaines de « cases » dans lesquelles les vidéastes peuvent essayer de se caser pour avoir une existence administrative et il faut faire très, très attention à bien choisir car à pour deux intitulés d’activités similaires, l’extorsion fiscale peut varier assez salement.  

        Merci pour ta réponse 🙂 je ne comprends pas comment on peut déclarer un revenu illégal. Genre tu vends de la drogue tu déclares tes revenus ?! C’est trop bizarre. Les prostituées ne risquent rien en déclarant de tels revenus puisque leur activité est interdite ? 

      2. Posté par: @noctis

        Posté par: @CharlynemimiÉtant moi moi-même cam girl sur desir-cam je pense (en tout cas me concernant) qu entre la cam girl et ses visiteurs il y a un vrai échange qui se crée.Je suis également libertine en ces temps de convid je retrouve la même complicité avec mes partenaires sur desir-cam que celle que j avais en club libertin.Ce n est pas un rôle que je joue mais vraiment du plaisir partagé.Bisous charlynemimi

        Merci pour ce témoignage, c’est très intéressant !
        Donc, ça veut dire que, contrairement aux « Peep-Shows » d’antan, le principe de ce qu’on pourrait appeler « la visiosexualité » n’empêche pas la naissance d’une complicité, et que le fait de pouvoir dialoguer n’a pas nécessairement entraîné des dialogues limités à « tourne-toi, etc »… merci encore pour ce témoignage, jusque-là j’avais tendance à voir ça comme quelque chose d’aussi sordide que les Peep-Shows, visiblement ça l’est beaucoup moins 🙂
         
         

         
        Posté par: @scoxJ’ai trouvé l’article intéressant, je ne connaissais pas vraiment les cams-girls. Est-ce que les revenus gagnés sont déclarés ? Ça peut être considéré comme un vrai emploi ou c’est illégal comme la prostitution ? Même question pour les youtubeurs d’ailleurs.. Doivent-ils déclarer leurs revenus ? 

        Ah mais tout doit être déclaré au FISC, même les revenus de la prostitution: la profession est illégale, mais l’État exige de pouvoir extorquer les citoyens, même là. Sinon, on risque le contrôle fiscal… qui, pour les connaisseurs, et je n’invente rien, a été surnommé « Fisc-Fucking » par ceux qui en ont subi.
        Pour les cam-girls, je crois que ça tombe sous le type d’activité « activités érotiques » du même style qu’acteur de films pornographiques, mais ça peut aussi être considéré simplement comme « création de contenu vidéo », c’est un des statuts sous lesquels les vidéastes sur YouTube (ou ailleurs) peuvent se déclarer: encore une fois, les législateurs sont en retard de deux siècles sur la technologie et son impact sur la société, il y a des dizaines de « cases » dans lesquelles les vidéastes peuvent essayer de se caser pour avoir une existence administrative et il faut faire très, très attention à bien choisir car à pour deux intitulés d’activités similaires, l’extorsion fiscale peut varier assez salement.  

        Non, moi je suis enregistré comme productrice, animatrice, accessoiriste… Ensuite, il y a des sous catégorie; mais, là, je ne vais pas m’étendre… 😉

  3. J’ai trouvé l’article intéressant, je ne connaissais pas vraiment les cams-girls. Est-ce que les revenus gagnés sont déclarés ? Ça peut être considéré comme un vrai emploi ou c’est illégal comme la prostitution ? Même question pour les youtubeurs d’ailleurs.. Doivent-ils déclarer leurs revenus ? 

    1. Posté par: @scox
      J’ai trouvé l’article intéressant, je ne connaissais pas vraiment les cams-girls. Est-ce que les revenus gagnés sont déclarés ? Ça peut être considéré comme un vrai emploi ou c’est illégal comme la prostitution ? Même question pour les youtubeurs d’ailleurs.. Doivent-ils déclarer leurs revenus ? 

      Je suis camgirl moi même; si tu veux des infos? Tu peux venir me parler 😉 @Jules et @Anna il me semble que vous avez interviewé une camgirl récemment ?

      1. Posté par: @lamourette12

        Posté par: @scox
        J’ai trouvé l’article intéressant, je ne connaissais pas vraiment les cams-girls. Est-ce que les revenus gagnés sont déclarés ? Ça peut être considéré comme un vrai emploi ou c’est illégal comme la prostitution ? Même question pour les youtubeurs d’ailleurs.. Doivent-ils déclarer leurs revenus ? 

        Je suis camgirl moi même; si tu veux des infos? Tu peux venir me parler 😉 @Jules et @Anna il me semble que vous avez interviewé une camgirl récemment ?

        C’est gentil a toi, c’est juste de la curiosité de ma part je n’ai pas poussé l’interrogation plus loin 🙂

      2. Posté par: @lamourette12

        Posté par: @scox
        J’ai trouvé l’article intéressant, je ne connaissais pas vraiment les cams-girls. Est-ce que les revenus gagnés sont déclarés ? Ça peut être considéré comme un vrai emploi ou c’est illégal comme la prostitution ? Même question pour les youtubeurs d’ailleurs.. Doivent-ils déclarer leurs revenus ? 

        Je suis camgirl moi même; si tu veux des infos? Tu peux venir me parler 😉 @Jules et @Anna il me semble que vous avez interviewé une camgirl récemment ?

        @lamourette 12 
        ça fait longtemps que tu es camgirl ?

        1. Posté par: @pistole

          Posté par: @lamourette12

          Posté par: @scox
          J’ai trouvé l’article intéressant, je ne connaissais pas vraiment les cams-girls. Est-ce que les revenus gagnés sont déclarés ? Ça peut être considéré comme un vrai emploi ou c’est illégal comme la prostitution ? Même question pour les youtubeurs d’ailleurs.. Doivent-ils déclarer leurs revenus ? 

          Je suis camgirl moi même; si tu veux des infos? Tu peux venir me parler 😉 @Jules et @Anna il me semble que vous avez interviewé une camgirl récemment ?

          @lamourette 12 
          ça fait longtemps que tu es camgirl ?

          J’ai été camgirl à mes 16 ans; mais, pour des raisons personnelle, j’ai du interrompre mes activités…Maintenant, j’ai relancer de façon sporadique mes exhibitions… Les plupart des images sont mes promenades sur les plages ou dans la Campagne Écossais…Sinon, je fais aussi des balades en bus avec un arrêt à chaque fois que le bus arrive à sont terminus.

  4. De rien pour la réponse, en fait il me semble que la prostitution est dans une « zone intermédiaire »: je crois qu’elle n’est pas illégale en soi mais qu’il y a des « interdits parallèles » comme le fait que le proxénétisme est interdit, le racolage l’est depuis les lois « sécurité » sous Sarkozy, et depuis les lois sous Hollande, la france applique la pénalisation du client.Après vérification: la prostitution est vraiment illégale mais seul le client est poursuivi, c’est le fonctionnement officiel.
     
    Donc, tout simplement, pour l’État le principe se résume à: « je ne veux pas savoir comment l’argent est gagné par les gens, tant que je peux leur en arracher une partie pour moi « , et toute rentrée d’argent même par prostitution est donc taxable puisque la prostitution n’est pas punie, seuls les clients et les proxénètes le sont.
    Sachant que j’avais entendu un jour (ça fait bien 15 ans de ça, maintenant) lors d’un reportage TV une prostituée se plaindre du fait qu’elle prenait un risque en vivant avec son conjoint parce que vu la législation ça risquerait d’être considéré comme du proxénétisme puisque l’argent du loyer était payé en partie par elle, donc que son conjoint pouvait être condamné et emprisonné.
     
    Pour les vendeurs de « drogue » j’imagine que ça serait impossible qu’ils se déclarent officiellement pour être taxés « en règle » vu que toute leur activité est clairement interdite et que ce sont eux les cibles directes de la répression…
     
     
    Après recherche j’ai retrouvé la page que j’avais lue un jour à ce sujet, voici le lien et quelques extraits divers (je sépare vaguement par des espaces, sans plus: c’est juste des extraits choisis vite fait) de la partie « dans quelle catégorie d’activité se déclarer« , qui montre bien le foutoir que c’est en france quand on a l’audace de vouloir avoir une activité différente de celle d’un salarié de base, vu l’obsession pour les « p’tites cases »… que des gens acceptent de se soumettre à tout ce cirque administratif en devant réfléchir des heures et utiliser des simulateurs pour savoir dans quelle catégorie ils seraient encore les moins emmerdés, ça me dépasse, c’est plus simple d’aller vivre dans un autre pays :
     

    déclarer – Strass – Syndicat du Travail Sexuel
    Attention : la loi interdisant de salarier la « prostitution » (définie comme le fait de « se prêter moyennant rémunération à des contacts physiques, de quelque nature qu’ils soient, afin de satisfaire les besoins sexuels d’autrui »), vous devez forcément vous déclarer comme travailleurSE indépendantE quand votre activité entre dans cette définition.

    [NdN (Note de Noctis 😛 ): donc en fait, comme la loi interdit de salarier la prostitution, impossible de « déclarer se verser un salaire en tant que patron » quand on se prostitue, ce qui force à devoir faire comme si on était « travailleur indépendant » et à se déclarer dans cette case administrative, comme le ferait par exemple un dessinateur/illustrateur travaillant en free-lance (à son compte).
    Cf plus bas pour les exemples de p’tite case administrative dans laquelle déclarer son type d’activité, les catégories « code NAF »]

    Si vous ne faites pas les démarches nécessaires auprès des services des impôts ou de l’Urssaf, vous vous exposez à un redressement fiscal et/ou de cotisations sociales.
    Quand vous vous déclarez comme travailleurSE indépendantE auprès de l’Urssaf, il s’agit en fait de déclarer l’activité de votre « entreprise individuelle ». Il existe plusieurs régimes, en particulier :
    – le régime « déclaration contrôéle » (quand vos revenus dépassent 32 600 euros par an)
    – et le régime « auto-entrepreneur » (quand vos revenus ne dépassent pas 32 600 euros par an). Nous n’aborderons pas le régime « micro-social » qui est moins avantageux.

     

    ÊTRE TRAVAILLEURse INDÉPENDANTe
    Quelle activité faut-il déclarer?
    Quand vous vous déclarez comme travailleurSE indépendantE, vous signalez quelle est votre activité principale et le même régime est appliqué à vos activités secondaires (à condition qu’elles ne relèvent pas d’un régime particulier).
    Si vous déclarez le travail sexuel comme votre activité principale, vous êtes alors officiellement reconnuE comme l’exerçant. Pour cela, vous devez sélectionner, dans la liste des activités françaises recensées (NAF), la catégorie « autres services personnels/services des hôtesses, services des prostituées » (code NAF : 96.09.12).
     
    Si, toutefois, vous préférez déclarer une activité plus générale comme activité principale, vous pouvez par exemple vous déclarer dans une des catégories suivantes :
    – « autres services personnels divers » (code NAF : 96.09.19) ;
    – ou « services d’entretien corporel » (code NAF : 96.04.10) ;
    – ou « autres services sociaux sans hébergement » (code NAF : 88.99.19).
     
     
    Perdrez-vous vos allocations chômage ?
    Le statut de travailleurSE indépendantE est cumulable avec le statut de salariéE.
    Vous pouvez donc continuer à recevoir des allocations chômage les mois où vous ne faites aucun bénéfice, tant que vous déclarez continuer à chercher un emploi (lors de vos actualisations mensuelles).
     
    A quelles aides financières vous pouvez prétendre ?
    Vous avez la possibilité de demander l’ACCRE (une aide financière apportée au chômeur créant ou reprenant une entreprise). Cette aide prend la forme d’une exonération de cotisations sociales pendant une certaine période.
    SOUS LE RÉGIME « DÉCLARATION CONTRÔLÉE »
    Il est conseillé de vous déclarer sous le régime « déclaration contrôlée » quand
    vos revenus dépassent 32 600 euros par an. Vous pouvez aussi choisir ce régime quand vos revenus annuels sont moins élevés MAIS le régime « auto- entrepreneur » est plus avantageux dans ce cas.
    Pour bénéficier du régime « déclaration contrôlée », vous devez déclarer le début d’activité à l’Urssaf compétent dans votre région
    ( http://www.urssaf.fr/general/les_urssaf/votre_urssaf/index.phtml ).
    Cette déclaration peut être faite sur Internet à l’adresse suivante :
    https://www.cfe.urssaf.fr/CFE_Declaration .
    Impôts
    Vous déclarez vos revenus aux services des impôts dans la catégorie « bénéfices non commerciaux » (BNC). Le montant de vos impôts dépend du montant de vos « bénéfices ». Pour connaître le montant de vos bénéfices, il faut déduire de votre « chiffre d’affaires » (totalité de vos gains) l’ensemble des dépenses liées à l’exercice de votre activité (cotisations sociales et frais professionnels).
    Attention : les amendes pénales ne peuvent pas être déduites de votre chiffre d’affaires.
    Cotisations sociales
    Vous devez payer des cotisations sociales (assurance maladie, retraite) dès le début de votre activité, même si vous n’avez pas encore gagné d’argent. Vos cotisations sociales s’élèvent à 29,9% de votre « chiffre d’affaires ».
    Attention : pour l’année en cours, le montant de vos cotisations sociales est calculé à partir de votre chiffre d’affaire de l’an passé. Si jamais vos gains sont moins élevés que l’an passé, il vous faudra donc malgré tout payer des cotisations sociales importantes ; le trop perçu vous sera reversé seulement à la fin de l’année en cours.

     

    SOUS LE RÉGIME « AUTO-ENTREPRENEUR »
    Vous pouvez bénéficier du régime « auto-entrepreneur » seulement si vos revenus ne dépassent pas 32 600 euros par an. Vous devez vous déclarer en envoyant, à l’Urssaf dont vous dépendez ( http://www.urssaf.fr/general/les_urssaf/votre_urssaf/index.phtml ), le formulaire de déclaration mis à votre disposition sur Internet (www.lautoentrepreneur.fr). Cette déclaration peut aussi être renvoyée par Internet.
    En tant qu’auto-entrepreneur, vous bénéficiez d’un régime micro-social simplifié. Chaque mois ou chaque trimestre (selon ce que vous aurez choisi), vous DEVEZ déclarer à l’Urssaf votre « chiffre d’affaires » (totalité de vos gains) par retour de formulaire ou sur Internet, même si c’est pour déclarer 0 euro.
    Le montant (mensuel ou trimestriel) de vos impôts ET de vos cotisations sociales est calculé à partir du chiffre d’affaires ainsi déclaré pour le mois ou le trimestre concernés. Si vous avez déclaré 0 euro de chiffre d’affaires, vous n’avez donc ni impôts ni cotisations sociales à payer.
    Impôts
    Vos options dépendent de votre « revenu fiscal de référence » (il figure sur votre déclaration d’impôt de l’an passé) :
    – si votre revenu fiscal de référence ne dépasse pas 26 420 euros (pour une personne seule sans enfant), vous POUVEZ opter pour le « prélèvement libératoire » de l’impôt sur le revenu. Dans ce cas, le montant de vos impôts s’élève automatiquement à 2,2% de votre chiffre d’affaires (mensuel ou trimestriel). Attention : le prélèvement libératoire n’est pas avantageux si vous avez de faibles revenus et que vous êtes en principe non imposable. Par contre, si vous êtes imposable, le forfait de 2,2% peut être plus avantageux pour vous.
    – si vous ne pouvez pas ou ne voulez pas opter pour le prélèvement libératoire, vous DEVEZ déclarer votre chiffre d’affaires aux services des Impôts, dans la catégorie « bénéfices non commerciaux » (BNC).

     

    Cotisations sociales
    Vos cotisations sociales (mensuelles ou trimestrielles) s’élèvent à 21,5% du chiffre d’affaires réalisé pour le mois ou le trimestre concernés. Quand votre chiffre d’affaires est de 0 euro, vous n’avez aucune cotisation sociale à payer.
    Attention : vous cotisez pour votre retraite (auprès de la CIPAV) uniquement les mois ou les trimestres où vous réalisez un chiffre d’affaires qui entraîne le versement des cotisations sociales.
    Conseils
    – Avant de vous déclarer, VÉRIFIEZ QUEL RÉGIME EST LE MIEUX ADAPTÉ à votre situation (des simulateurs existent sur Internet). – Quand vous ne voulez pas que votre entourage connaisse votre activité, SOYEZ ATTENTIFve À L’ADRESSE QUE VOUS DONNEZ LORS DE VOTRE DÉCLARATION (vous y recevrez ensuite de nombreux courriers concernant et mentionnant votre activité).
    – Toutes les démarches pour se déclarer sont gratuites. IL EST INUTILE DE PAYER DES INTERMÉDIAIRES POUR VOUS Y AIDER.
    – Si vous cherchez conseil, N’HÉSITEZ PAS À CONTACTER LES ORGANISMES CONCERNÉS (Impôts, Urssaf, Pôle Emploi, RSI, CAF, CIPAV, etc.) OU LE STRASS.

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