Bonjour à tous,
En ce qui me concerne, je ne parle pas BDSM. Je ne discute pas non plus sexualité car c'est de fait inséparable pour moi du BDSM. Il y a trop de distance entre l'impression quotidienne que je donne et mes fantasmes BDSM. Je préserve donc une frontière étanche entre ma vie publique et mon intimité. Je ne pense pas que quelqu'un l'ait déjà découverte… Tout cela pour dire que si je n'ai jamais été confronté au regard des autres, c'est que je m'en méfie comme la peste.
Pourtant, d'un point de vue intellectuel, j'aime reconnaître aux autres le droit de juger, même s'ils ont tort de mon point de vue et même si cela ne me plaît pas au point de me blesser. C'est peut-être d'ailleurs aussi parce que je reconnais cette légitimité du jugement que j'évite à tout prix de m'y exposer. Un jugement est souvent l'histoire d'une personne, de ses limites, de sa perception du monde… c'est intéressant je trouve. Et comme tout ce qui part du cœur, cela peut être très abrasif…
J'ai récemment déjeuné avec une dominatrice, simplement pour échanger verbalement. Même s'il s'agissait d'un simple déjeuner, c'était ma première confrontation avec la réalité… et aussi mon premier rendez-vous avec une femme. Du coup, beaucoup de choses se sont passées dans mon esprit.
Et observant mes états d'âme pendant nos discussions, je me suis rendu compte que j'étais à la limite du jugement, parce que prisonnier de mon point de vue de soumis. Malgré toutes ces années à découvrir et à m'instruire sur le net et à trouver des dominants fort sympathiques, je me suis aperçu que j'étais dans l'incompréhension totale de la jouissance que mon interlocutrice pouvait ressentir à humilier ou à provoquer de la douleur. Non pas que cela me choquait, mais simplement que je ne pouvais pas le comprendre, n'ayant pas moi-même cette inclination. Je ne lui en ai rien dit car je savais de toutes manières que j'avais tort et je l'aurais peut-être inutilement blessée.
Or, ce sentiment d'incompréhension provoquait en moi, contre mon gré, une sorte de jugement. Bien entendu, je me suis efforcé d'aller au-delà de ce ressenti de mon propre regard sur l'autre et je pense que cela m'a fait progresser. Mais j'aurais pu être de toute aussi bonne foi sans aller au-delà de mon jugement, si je n'avais pas été prêt à le faire.
Et hop, on s'abonne ! 😉
Je n'i jamas discuté ouvertement avec quelqu'un sur le bdsm (sauf ici bien sûr). Je lance quelque piques, ou sous-entendu et me contente de la réponse pour essayer de deviner leur avis dessus. J'écoute les blagues faites aussi. En parlant avec une collègue elle m'a dit qu'lle avait déjà essayé l'amour menottée mais n'avais pas aimé, je ne voulais pas commencer à lui parler plus en détail et comprendre ou lui faire comprendre pourquoi elle n'as pas aimée.
Goepin, je ne suis pas tout à fait d'ccord quand tu dit que tu aurais tort en lui disant que tu ne comprenais pas, c'st juste que tu as un autre point de vue et que tu accepte celui de la dominatrice. Ceux qui connaissent ou pratique ce genre de chose, semble beaucoup plus ouvert d'sprit à la discussion et accepter que d'autres ne veuille ou comprennent pas le pourquoi du comment, et ne cherche pas à les forcer de pratiquer ou changer leur point de vue.
"Le gras c'est la vie" Karadoc (Kaamelott Livre II, Corpore sano)
J'ai discuté avec un ami de bdsm mais parce que la situation s'y prêtait. Je n'irais pas en parler à n'importe qui. Par pudeur, ma vie sexuelle et intime ne regarde que moi et par respect pour la personne en face que ça peut mettre mal à l'aise. Et par respect pour moi aussi en fait. Ce qui est privé est privé, il faut avoir le bon sens de le garder pour soi.
Mon entorse a cette règle, c'est d'en avoir parlé sur mon blog. Mais je sais que mes lecteurs sont des personnes ouvertes d'esprit. Il y a eu un débat de lancé et j'ai constaté que les femmes victimes de violences avait du mal à accepter la notion de soumission. Ce qui se comprend totalement.
Mais en règle général, je m'ouvre peu sur ma vie perso et mes sentiments.
One day fool you're gonna see
The big mistake was losing me
Je ne peux m'épanouir sexuellement qu'à travers le BDSM , je suis soumis et ce depuis toujours .
En revanche , je fixe les règles de base dès le départ avec la personne .
Un soumis dépend de sa Dominatrice mais l'inverse également .
Je réfute la vulgarité , la grossièreté , le manque d'élégance , c'est un état d'esprit , un mode de vie mais il ne faut pas baser sa vie en totalité dans ce milieu là , il faut savoir s'en détacher pour mieux s'y retrouver .
Je ne serai jamais amoureux de ma Maîtresse car ce serait destructeur en cas de rupture .
Il s'agit d'une domination soft davantage cérébrale que physique .
Je ne supporte pas la douleur corporelle ( pas de fouet , port de cagoule , cage , menottes ou autres , je tolère quelques gifles et encore je me protège le visage ).
La domination qui me fait fantasmer est celle où ma Maîtresse fera preuve de forte personnalité , d'intelligence et paradoxalement de douceur et d'humanité après les moments durs , j'entends par là , les humiliations verbales , insultes , crachats , être traité comme un moins que rien .
Je peux aller très loin dans la soumission , me rabaisser devant une femme au plus haut point après , lorsque je redeviens moi-même , je regrette d' être obligé d'en arriver là , un sentiment de honte m'envahit , puis l'envie de recommencer reprend le dessus .
Une Dominatrice professionnelle ne m'attire pas car il me faut une connivence avec la femme auparavant , le fait qu'elle soit vêtue de cuir ne provoque pas forcément plus de désirs ( à part si elle est sublime) , d'autant qu'il faut payer .
Personne dans mon entourage ne peut s'imaginer que je sois ainsi , mais c'est ma source secrète et je ne peux trouver mon équilibre que par ce biais .
@marchal Tu ne devrais pas avoir honte. Tous (?) les pratiquant de BDSM le font par plaisir. certain éprouve du plaisir a d'autres activités toi c'est en te soumettant a une femme et laisser libre court a ses désires.
Ma femme était honteuse de vouloir se faire dominer et moi j'étais un peu honteux de vouloir la dominer. Mais un jour, on a ouvert nos coeur et on s'est dit tout ce que nous donnait envie et on s'est promis de ne plus garder nos désirs pour nous. On a eu la chance d'avoir des désirs compatibles, mais aujourd'hui plus de honte du tout, on est devenu serein avec nous même. L'envie de se soumettre ou de dominer est une part de nous. Pas besoins d'avoir honte de qui on est. Il faut l'accepter et embrasser cette part de nous.
Je te souhaite de beaucoup de plaisir dans ta soumission, et de dépasser tes appréhension pour t'épanouir pleinement dans cette part de toi qui n'est pas a la cue de tous.
faites simple, hein. Personne ne va vous juger.
Merci pour ce témoignage Marchal,
Je me retrouve dans pas mal de choses. Le fantasme BDSM est aussi inséparable de ma sexualité.
La vulgarité et la grossièreté me font fuir et littéralement débander. J'y vois en fait, au lieu d'une autorité, une indice de faiblesse. Inversement, j'accorde comme vous une grande place à l'intellect et à la domination mentale. C'est pourquoi je suis attiré par les femmes qui sont douées dans les domaines dans lesquels je suis faible. ^^
Et enfin, sachez que bien que je ne pratique hélas qu'en solo, j'éprouve moi aussi un sentiment de honte après coup… qui laisse progressivement place à l'envie de recommencer, exactement comme vous le décrivez.
De même que les autres célibataire ^^. Après par rapport à la vulgarité je suis comme toi Goepin, les insultes et la grossièreté ne m'attire pas du tout, même certaines vidéo où dans le comportement des "acteurs" et "actrices" (surtout les actrices en fait) ou tout est fait pour être vulgaire dans sa façon d'être, de regarder les mouvements, les poses me repousse je ne trouve pas du tout cela érotique, même si ce sont des vidéos typée bdsm
"Le gras c'est la vie" Karadoc (Kaamelott Livre II, Corpore sano)
j’étais comme vous il y a peu. Vue de l’extérieur, je ne trouvais pas du tout attirant les grossièretés ni le « dirty talk ».
Au début de notre découverte, étant dominant, je suis resté sur ma position « pas de vulgarité ». pour faire monter l’excitation, je lui disais qu’elle était ma Soumise, qu’elle ferait ce que j’avais envie qu’elle fasse, etc.
Après 1 mois de pratique, j’ai eu un « oh oui, prend moi comme une Chienne » qui est sortie de madame. Je n’ai pas relevé mais j’étais sur le cul.
après 2 mois de pratique, et plusieurs mentions de « Chienne » de la part de madame, j’ai utilisé le terme.
maintenant, si je veux l’exciter, je m’approche d’elle par-derrière, et je lui susurre a l’oreille : « ce soir, tu seras ma petite Chienne, je vais t’attacher ton collier et ta laisse, et je vais m’en servir pour te montrer ce que je veux ». résultat garanti pour nous deux.
tout cela pour dire qu’on évolue beaucoup avec la pratique, d’autant plus avec la même personne avec qui on est en phase.
Je précise qu’on est pas dans le « pet play ». Pas de panier ou de promenade en laisse, c’est Chienne comme je dis aussi parfois « Ma Salope » ou « Mon Jouet ». il ne s’agit pas d’un manque de respect envers l’autre. Je respecte infiniment ma Femme, mais cette pratique nous plait, nous excite tous les deux, donc pourquoi s’en priver dans nos jeux D/s ?
faites simple, hein. Personne ne va vous juger.
j’étais comme vous il y a peu. Vue de l’extérieur, je ne trouvais pas du tout attirant les grossièretés ni le « dirty talk ».
Au début de notre découverte, étant dominant, je suis resté sur ma position « pas de vulgarité ». pour faire monter l’excitation, je lui disais qu’elle était ma Soumise, qu’elle ferait ce que j’avais envie qu’elle fasse, etc.
Après 1 mois de pratique, j’ai eu un « oh oui, prend moi comme une Chienne » qui est sortie de madame. Je n’ai pas relevé mais j’étais sur le cul.
après 2 mois de pratique, et plusieurs mentions de « Chienne » de la part de madame, j’ai utilisé le terme.
maintenant, si je veux l’exciter, je m’approche d’elle par-derrière, et je lui susurre a l’oreille : « ce soir, tu seras ma petite Chienne, je vais t’attacher ton collier et ta laisse, et je vais m’en servir pour te montrer ce que je veux ». résultat garanti pour nous deux.
tout cela pour dire qu’on évolue beaucoup avec la pratique, d’autant plus avec la même personne avec qui on est en phase.
Je précise qu’on est pas dans le « pet play ». Pas de panier ou de promenade en laisse, c’est Chienne comme je dis aussi parfois « Ma Salope » ou « Mon Jouet ». il ne s’agit pas d’un manque de respect envers l’autre. Je respecte infiniment ma Femme, mais cette pratique nous plait, nous excite tous les deux, donc pourquoi s’en priver dans nos jeux D/s ?
Après au sein de l'action je dis pas, et le mot chienne pour moi est pas si insultant que cela si c'est relié au monde de la soumission. J'ai plus de peine avec salope. Mais c'est chouette que ce soit elle qui t'ai tendue la perche.
Comme je l'ai dit il y a la vulgarité de par l'attitude qui me bloque énormément.
"Le gras c'est la vie" Karadoc (Kaamelott Livre II, Corpore sano)
J'ai discuté avec un ami de bdsm mais parce que la situation s'y prêtait. Je n'irais pas en parler à n'importe qui. Par pudeur, ma vie sexuelle et intime ne regarde que moi et par respect pour la personne en face que ça peut mettre mal à l'aise. Et par respect pour moi aussi en fait. Ce qui est privé est privé, il faut avoir le bon sens de le garder pour soi.
Mon entorse a cette règle, c'est d'en avoir parlé sur mon blog. Mais je sais que mes lecteurs sont des personnes ouvertes d'esprit. Il y a eu un débat de lancé et j'ai constaté que les femmes victimes de violences avait du mal à accepter la notion de soumission. Ce qui se comprend totalement.
Mais en règle général, je m'ouvre peu sur ma vie perso et mes sentiments.
bossard jean
Les désirs évoluent, quoi qu'il en soit… et la vulgarité peut sans doute être un moyen de s'offrir de nouvelles sensations.
Après, ce qu'on entend par "vulgarité" diffère sans doute d'une personne à l'autre. Comme Legras, "chien"/"chienne" n'est pas vraiment vulgaire à mon oreille… contrairement à "salope"… Pour moi, "chien" est simplement "dépaysant" (rires). Il me dégrade, m'humilie, m'animalise, voire me chosifie… il m'insulte, certes, aussi, dans une certaine mesure, mais ce n'est qu'un aspect parmi d'autres, une sorte d'assaisonnement dans la soupe sémantique dont le terme abreuve mon cerveau. "salope" est moins nuancé… tel que je le perçois. Mais cela reste très personnel…
Comme je l'ai dit il y a la vulgarité de par l'attitude qui me bloque énormément.
Oui, au-delà du verbal, il y a aussi la façon de lancer le qualificatif dégradant. Et en dépit du sentiment que j'exposais ci-dessus, je suis sûr qu'on pourrait me dire "chien" d'une façon que je trouverais vulgaire et inversement qu'on pourrait me dire "salope" d'une façon que je trouverais sublime… ^^ Mais le fantasme a ses limites et il n'est pas facile d'explorer ces sentiers par une simple expérience de pensée.
Je suis tombé sur ces articles, en anglais certes mais la traduction google est compréhensible.
"Le gras c'est la vie" Karadoc (Kaamelott Livre II, Corpore sano)
merci beaucoup pour les deux liens. ca fait du bien de lire qu'on est pas maboule, même si je n'en ai jamais douté.
et je trouve qu'on retrouve les fondametaux du BDSM dans le premier lien, qui parle SSC, libre choix, pas de règles, pas de verité absolu, et surtout de tolérances.
faites simple, hein. Personne ne va vous juger.
Exactement, le premier lien enlève pas mal d'aprioris sur le BDSM, j'aime beaucoup un des derniers point qui démontre qu'il y a autant de bdsm qu'il y a de pratiquant.
"Le gras c'est la vie" Karadoc (Kaamelott Livre II, Corpore sano)
Merci pour les articles j ai beaucoup aime 😉