J'me doutais qu'on serait loin de tes zones musicales, Pierre...
Après les césures culturelles au sein de la fédé Suisse sont plus subtiles et profondes que ce que suggère ce reportage plutôt gentillet... 4 langues officielles, bilinguisme obligatoire, sur si peu de surface, ça augure un peu des choses, sans compter un relief et un climat peu propice aux porosités inter groupes
Pour faire la moyenne :
Concerto no 2 pour violon de Bach en mi majeur par Hilary Hahn et l'orchestre philarmonique de chambre allemand de Brême (désolé si déjà diffusé)
Margret Almer. Jodel (Autriche). 2008
"Salut à tous" (littéralement : que Dieu vous bénisse tous, mes chers amis)
J'écoute ça, là tout de suite 😉
J'écoute ça, là tout de suite 😉
VO
Maria Callas : la habanera, Carmen de Bizet, Hambourg, 1962
Maria Callas : la habanera, Carmen de Bizet, Hambourg, 1962
Une légende, et c'est mérité.
Un cristal qui se fracture. J'peux pas l'écouter vraiment profondément sans risque émotionnel intense. Une voix qui fait passer bien trop de déchirure pour mon petit cœur sensible
La Callas sans cocaïne, nope, et la cocaïne sans rien autour, c'est tristement décevant de manque de profondeur
autre grande dame, mais avec un velouté plus facile à encaisser.
Content d'avoir tapé dans le mille, pour une fois !
Sans avoir ta sensibilité d'écorché, j'adore Maria Callas qui a une voix très émouvante et exceptionnelle, en effet
J'aime beaucoup tout ce qui est catalan, enfin presque tout, mais Montserrat est tellement facile à encaisser, comme tu dis, qu'elle ne me fait rigoureusement aucun effet... Il y a un gouffre entre les deux.
Pour quand tu seras remis de tes émotions...
Je ne suis pas aussi rude avec Montserrat Caballe que toi.
La Callas est certes une authentique absolue( She don't lie
-référence si necessaire ^^ - comme chanterait Gégé )
Mais c'est du brutal intense, et si l'intensité fait péter l'adrénaline, il est parfois des temps durant lesquels on aspire à plus de velouté, de nuances, de subtilité. Je ne dis pas que la Callas est pauvre,... C'est , au delà d'un travail et d'une construction de la voix, un usage plus qu'instinctif, moins en volonté de gestion lors de l'exploitation du talent
Là, Cavalle est dans son registre , un tantinet dandy, délicieusement séducteur.
Je retrouve en elle une expression émotionnelle aussi suave et fine que celle que j'aime énormément chez Richter, immense pianiste pour moi
Et pourtant quelle structure sous l’apparence fluide voir floue, chez l'un et l'autre
Callas, pour moi, c'est l'énergie punchy du punk, là ou Caballe va faire frissonner les frictions jazzies, si je veux faire des ponts vers des sons plus simples d’accès.
Tu vois, aujourd'hui, c'est une approche nettement plus apaisée que j'ai d'elle. que j'ai découverte à la fin de l'adolescence, en même temps que Jello Biafra - ref', once again?-
J'avoue, y'a aussi une parte de madeleine proustienne dans ma dégustation musicale, du coup^^
Un truc que j'ai retrouvé sur le tard grâce aux viagra Boys
Bref, oui je t'ai un peu baladé dans des zones d'inconfort auditif, Pierre, j'en ai conscience... Et comme d'hab', j'ai probablement perdu un peu tout le monde dans mes digressions nébuleuses!
L'objection que j'entends déjà sur les qualités musicales( composition, interprétation...) qui placent mes points de comparaison dans des registres profondément différents, je la valide.
j'vais pas faire moins bien que Gainsbourg le showman pour parler d'Art et d'art , pas vrai? ^^
Je suis juste dans le registre de l'émotionnel, avec un poil d’égocentrisme assumé
Pour reboucler sur Bellini et le romantisme à la sicilienne, j'vais te proposer la générosité et la mutine fausse pudeur de la Bartoli en version alternative
J'trouve ses chatteries bien mouillantes sur ce coup là...Toute la sexytude de Coleen Duffy l'élégance en plus, mais la canaillerie du coup un poil moins bandante....On ne peut pas tout avoir ^^