Bonjour à toutes et tous ,
j'ai en ma possession quelques ouvrages dont j'ai fait le partage de mes achats , mais pour vous donner au moins l'envie ou la curiosité pour un achat éventuel j'ai songé à un partage.
J'ai pensé qu'il serait intéressent de vous proposer quelques exemples qui permettrons d'apprécier d'une autre façon certaines expressions différemment de ce qui titillait vos pensées jusqu'à présent .
Ceci viendra compléter le topic sur la signification des mots de la chose .
Ce ne sera pas du copié coller, donc je vais devoir passer un peu de temps sur le clavier pour transposer .
Bises.
Il n'y à point de vulgarité dans mes propos que je ne susse vous dire ainsi .
Le Bouquin des Mots du Sexe - Agnès Pierron
p86
CASSETTE :
Bande et à cassette : être bisexuel(le) dans le milieu de la prostitution.
L’emploi du mot bande évoque bien sûr, le verbe bander ; la bande se déroule sur l’appareil enregistreur, sort et se rétracte comme un sexe d’homme.
La bande, c’est comme un ruban, et faire le ruban, c’est faire le trottoir, arpenter le bitume.
Quant à la cassette qui pourrait s’orthographier K7 - puisque c’est d’elle qu’il s’agit -, elle fait penser à un réceptacle qui peut contenir de l’or.
Pensons à Harpagon dans l’Avare de Molière et à sa fascination pour sa cassette.
Ce contenant qui peut recevoir de l’or… ou du sperme.
La bande renverrait plutôt à un pénis, et la cassette à un vagin.
Il n'y à point de vulgarité dans mes propos que je ne susse vous dire ainsi .
Les Bagatelles de la porte « Précis des préliminaires Amoureux »
Agnès Pierron
Cunnilinguiste :
p104
Un amateur de cunnilingus.
Invention des années 1980.
Mots/mots- valise de " linguiste " et de "cunnilingus " ,
tous deux s’occupant de la langue.
Il n'y à point de vulgarité dans mes propos que je ne susse vous dire ainsi .
Original comme sujet et interessant. ,:)
" certains textes sont en ancien Français "
Abandonner (s’) :
Se livrer complétement à un homme, lui ouvrir bras et cuisses, lui laisser faire tout ce que lui conseillent son amour et sa lubricité.
" Ce n’est pas le droit naturel
A fille de s’abandonner."
(Farces et Moralités.)
Si ma femme, impatiente de ma langueur, à autrui se abandonne. RABELAIS.
Lise, qui partout s’abandonne, Ne fait qu’en flatter son mari. THÉOPHILE.
Abatteur de bois :
Fouteur, – son outil étant considéré comme une cognée, et la nature de la femme, à cause de son poil, comme une forêt.
Il n’étoit pas grand abatteur de bois, aussi étoit-il toujours cocu. TALLEMENT DES REAUX.
Les beaux abatteurs de bois sont, comme les rois et les poëtes, des raræ aves. BARON WODEL.
Ce Jacques était un grand abatteur de bois remuant. (Moyen de parvenir.)
Il lui présenta cent mille choses que ces abatteurs de femmes savent tout courant et par cœur. (Les Cent Nouvelles nouvelles.)
Je me connais en gens ; Vous êtes, je le vois, grand abatteur de quilles. REGNIER.
Abbaye de clunis (l’)
Le cul, – de clunis, fesse, croupe, – une abbaye qui ne chômera jamais faute de moines.
Abbaye de s’offre a tous.
Bordel, dont les victimes cloîtrées s’offrent volontiers à tout venant qui tient à communiquer avec elles sur l’autel de leur dieu des jardins.
A suivre ..
Il n'y à point de vulgarité dans mes propos que je ne susse vous dire ainsi .
C'est à ça, que l'on reconnait la richesse de la langue francaise. ^^
Abbesse
Grosse dame qui tient un pensionnat de petites dames à qui on n’enseigne que les œuvres d’Ovide et de Gentil-Bernard : autrement dit Maîtresse de bordel,
– le bordel étant une sorte de maison conventuelle habitée par d’aimables nonnains vouées,
toutes au dieu de Lampsaque.
Lorsque tu vas rentrer, ton abbesse en courroux
Te recevra bien mal et te foutra des coups.
LOUIS PROTAT.
Abeilard
Nom qu’on donne à tout homme qui se trouve dans le cas de cet abbé,
dont il est question dans les Contes d’Eutrapel,
lequel en ses jeunes ans « avoit perdu ses deux témoins instrumentaires. »
Abeilardiser
Rendre un homme impuissant en le châtrant,
comme fit le chanoine Fulbert à l’amant d’Héloïse.
D’un colonel vous courtisez la femme ;
Surpris, il vous abeilardisera.
POMMEREUL.
Aboucher (s’)
Avoir trouvé chaussure à son pied, et mettre son pied – à moelle – dedans
On veut chercher
A s’aboucher.
COLLÉ.
Abouler de la braise
Payer une fille, lui donner le salaire du plaisir qu’elle va vous donner
– avec la vérole ou la chaude-pisse.
Ça me semble tout drôle d’avoir à abouler d’la braise au lieu d’en recevoir.
LEMERCIER DE NEUVILLE.
— Ange ! murmurai-je, plein d’aise
Comme un amoureux innocent.
— Il faut abouler de la braise,
Me dit-elle en me repoussant.
A. DELVAU.
Abricot de la jardinière (l’)
La nature de la femme,
– qu’elle soit jardinière ou princesse.
Il n'y à point de vulgarité dans mes propos que je ne susse vous dire ainsi .
Abricot fendu
La nature de la femme, qui ressemble, en effet, à ce fruit,
– ce qui permet de supposer, vu l’absence de toutes preuves contraires, que le Paradis terrestre était un immense abricotier.
Abuser d’une femme
En jouir charnellement, soit de gré, soit de force, – mais le plus souvent de gré, les femmes se plaisant à être ainsi abusées.
— Vous êtes un infâme, vous avez lâchement abusé de moi pendant mon sommeil…
— Vous m’en voulez donc ?…
— Oui, parce qu’il fallait attendre que je fusse réveillée. BARON WODEL.
Académie d’amour
Lieu où on va pour jouer au jeu de Vénus – et de Mercure : en bon français, Bordel. – Le mot se trouve dans le Francion de Ch. Sorel et dans les Aventures burlesques de Dassoucy.
— Allons-nous à l’Académie, ce soir ?
— Non, je ne suis pas en queue. J. LE VALLOIS.
Accident
Manque d’haleine dans le discours amoureux ; hasard malencontreux qui fait tomber (accidere, ad cadere) le membre viril au moment même où il devrait relever le plus orgueilleusement sa tête chauve.
La malheureuse Hortense
Vient de perdre, à Paphos,
Un procès d’importance
Qu’on jugeait à huis-clos ;
Son avocat, dit-elle,
Resta court en plaidant :
Voilà ce qui s’appelle
Un accident.
COLLÉ.
Accident féminin
Avoir ses règles. Événement prévu qui arrive juste quand une femme, ayant un ou plusieurs bons coups à tirer, donnerait tout pour qu’il y eût retard.
Nul autre que Pinange ne m’avait enfilée ; peu de jours avant de le rendre heureux, j’avais eu mon accident féminin ; il était donc bien avéré que ce qui allait se développer dans mes flancs était son paternel ouvrage.
A. DE NERCIAT
Il n'y à point de vulgarité dans mes propos que je ne susse vous dire ainsi .
Acheter une conduite
Se ranger après avoir été très dérangée par les michés ; épouser un seul homme après avoir été mariée au genre humain.
Les filles qui ont fait des économies en suant le plus possible du con, peuvent seules s’acheter une conduite ; il y a des messieurs qui ne sont pas plus délicats que Vespasien et qui, comme cet empereur, prétendent que l’argent n’a pas d’odeur.
A. FRANÇOIS.
Accointances (avoir des)
Commercer charnellement avec un homme lorsqu’on est femme, avec une femme lorsqu’on est homme.
Je supposai qu’elle avait eu des accointances avec le baron ou avec son laquais.
A. LIREUX.
De quelque valet l’accointance
Serait-ce bien votre désir ?
THÉOPHILE.
C’est qu’à l’ombre du crucifix,
Souvent faites filles ou fils,
En accointant les belles-mères.
G. COQUILLART.
Il faut que quelqu’un se soit accointé que notre ménage a ainsi renforcé.
(Les Cent Nouvelles nouvelles.)
Accolade
Baiser qui engendre l’envie de baiser, – à ce point que le même mot sert aux deux actions, la chaste et la libertine.
Une catin s’offrant à l’accolade,
A quarante ans il dit son introït.
PIRON
Accoler
Faire l’acte vénérien, – dont le début est presque toujours une accolade mutuelle.
Quand le jeune et charmant champion
Accola la charmante Armide,
Notre morpion se hâta
De gagner la forêt humide
Qui devant lui se présenta.
B. DE MAURICE.
C’était un adieu que lui disaient toutes les femmes, filles et garces qu’il avait accolées. (Moyen de parvenir.)
Il n'y à point de vulgarité dans mes propos que je ne susse vous dire ainsi .
Tu es une encyclopédie. ^^
Accommoder une femme
La baiser convenablement de manière qu’elle ne réclame pas – à moins qu’elle ne soit trop gourmande.
Mon drôle met pied à terre, descend la demoiselle, et l’accommode de toutes pièces.
D’OUVILLE.
Accomplir son désir
Faire l’acte copulatif, qui est et sera l’éternelle desiderium de l’humanité – mâle et femelle.
Il disait à ses gens de la tenir par les bras, tandis que Robin accompliroit son désir.
CH. SOREL
Il n'y à point de vulgarité dans mes propos que je ne susse vous dire ainsi .
Accorder sa flûte
Se préparer à l’acte vénérien ; bander, – la pine de l’homme étant l’instrument dont les femmes connaissent le mieux l’embouchure et dont elles jouent le plus savamment, soit avec la langue, soit avec les doigts, soit avec le cul.
Allons, mon bel ami, accordez votre jolie petite flûte.
DURAND.
Mais Jeannot plus se délectait
D’accorder sa flûte avec elle.
THÉOPHILE.
Accorder ses faveurs
Se dit d’une femme qui ouvre son cœur, ses bras et ses cuisses à un homme pour qu’il use et abuse de cette ouverture.
Ne sera-ce qu’une déclaration de sentiment ?
Faudra-t-il lui accorder les faveurs ?
LA POPELINIÈRE
Il n'y à point de vulgarité dans mes propos que je ne susse vous dire ainsi .
coucou edgard
J'aime vraiment beaucoup ce fil
Merci!
https://www.youtube.com/watch?v=dzBRMMi7lhk
Accouplement (l’)
L’acte copulatif, qui accouple souvent un jeune homme avec une vieille femme, un vieillard avec une jeune fille, un libertin avec une presque pucelle, une bête avec un homme d’esprit.
A tout prix je voulus la renvoyer chez elle ;
Mais elle résista, – ce fut mon châtiment,
Et jusqu’au rayon bleu de l’aurore nouvelle,
J’ai dû subir l’horreur de notre accouplement.
HENRI MURGER.
Accoupler (s’)
Faire l’œuvre de chair, qui consiste dans une conjonction de deux créatures de sexes différents.
Il en est de certains hommes comme des animaux ;
ils n’aiment pas, ils s’accouplent aux femmes,
qui pour eux ne sont que des femelles.
BARON WODEL.
Accroc au mariage (Faire un)
Faire son mari cocu ; donner une rivale à sa femme.
Mais quand tu s’ras dans ton ménage,
Faut pas pour ça t’ priver d’amant,
Car les accrocs faits au mariage,
C’est du nanan.
E. DEBRAUX.
Accroche-cœurs
Petites mèches de cheveux que les femmes se collent sur les tempes,
afin de se rendre plus séduisantes aux yeux des hommes
et d’accrocher ainsi le cœur qu’ils portent à gauche – dans leur pantalon.
Sur nos nombreux admirateurs
Dirigeons nos accroche-cœurs.
LOUIS FESTEAU
Il n'y à point de vulgarité dans mes propos que je ne susse vous dire ainsi .
Accrocher.
Faire l’acte vénérien – pendant lequel l’homme est accroché à la femme avec son épingle, qui la pique agréablement pendant quelques minutes.
Et elle rit quand on parle d’accrocher. (Moyen de parvenir.)
Deux minutes encore, et je l’accrochais sans vergogne sur la mousse.
EM. DURAND.
Achever un homme
Le sucer, ou le branler, ou le faire piner tellement, dans la même soirée, qu’il tombe épuisé sur le flanc comme un lapin. – Les anciens avaient le même verbe ; ils disaient, soit : peragere viros ; soit : exhaurire crebro concubitu.
Tu l’as éreinté, ton homme ; encore un coup, et tu l’achèveras.
LEMERCIER DE NEUVILLE.
Acte
Coup tiré avec une femme, – par allusion sans doute à la chemise qu’on lève et qu’on abaisse, comme le rideau d’un théâtre, avant et après chaque acte. Plus il y a d’actes, plus le vaudeville amuse la femme – qui se garde bien de siffler.
Quand nous en arriverons à l’acte, je te prouverai, carogne, que les petits en ont plus gros que les grands.
EM. DURAND.
Actéoniser
Tromper son mari.
Une marchande qui dès le lendemain de ses noces a actéonisé son mari. (Les Caquets de l’accouchée.)
Acteur (l’)
L’homme qui joue le rôle d’amoureux dans la comédie à deux personnages dont l’auteur a désiré garder l’anonyme, et qui porte pour titre : La Fouterie.
Lui, un acteur ! dit la dame, qui savait à quoi s’en tenir sur le jeu secret du sire. C’est un cabotin vulgaire, plutôt, qui s’est usé en jouant avec des drôlesses.
LÉON SERMET.
A peine fut cette scène achevée,
Que l’autre acteur par sa prompte arrivée,
Jeta la dame en quelque étonnement.
LA FONTAINE
Il n'y à point de vulgarité dans mes propos que je ne susse vous dire ainsi .