Ici, c'est le blog de Valona. Elle y partage ses petites histoires et ses expériences 😉
Un petit frisson exhibitionniste - Episode 1
Je suis à bicyclette sur la petite route qui va du centre hippique au bourg. Deux kilomètres. Il y a une chapelle sur la droite, juste avant le dernier virage. Il y a quelques voitures garées là. Je suis une fille d'un naturel curieux. Je prends le chemin qui contourne le mur du cimetière. Je pose mon vélo contre le socle du calvaire. Il y a des gens qui s'affairent. Certainement une exposition de peinture ou de sculpture. J'entre dans la chapelle rarement ouverte. Le lieu est désacralisé.
Il y a des toiles suspendues à des cimaises provisoires. Des sculptures posées sur des socles en résine imitant la pierre. Je suis assise sur un des trois bancs. J'observe avec intérêt les allées et venues. Un monsieur me demande si je participe à l'exposition de dimanche. 12 mai. Je le rassure. Je ne fais que regarder. Il bavarde un peu avec moi. Il est membre d'une association qui organise de petites manifestations culturelles dans les lieux de cultes de la région.
Il me laisse pour aller rejoindre une dame qui dépose des objets dans une sorte de vitrine. Il y a un jeune homme très élégant qui vérifie l'alignement des toiles fixées sur la gauche. Je suis en jupette sport. J'écarte un peu mes cuisses. Il regarde quelquefois dans ma direction. Je fais semblant de feuilleter un livret trouvé sur le banc. Je porte mes lunettes de soleil. Je peux donc loucher tout à loisir sans que personne ne s'en doute. J'excelle dans ce genre de pratique assez vicieuse.
J'aimerai retirer ma culotte pour rajouter un peu de piment à mon exhibition. Je grelotte. L'intérieur de la chapelle est plein de fraîcheur désagréable. Je me contente d'écarter mes cuisses encore davantage. Le jeune homme est le seul à pouvoir s'en apercevoir. Il ne s'en prive pas. Il me croit absorbée dans ma lecture. Derrière mes lunettes noires, je vois tout. Je reste encore quelques minutes. Je suis morte de froid. Je salue les gens présent et je m'en vais.
Je retrouve le soleil avec joie. Je suis assise sur le muret à côté de mon vélo. J'ai une jambe relevée. Impossible de ne pas avoir une vue parfaite sur ma culotte. Je fais dépasser les poils de chaque côté. J'ai une toison pubienne volontairement dense. Je reste ainsi un moment avec le secret espoir que le type sorte. Qu'il tombe sur le spectacle. Hélas, c'est une des deux vieilles dames qui me surprend ainsi. Je me sens ridicule. Je fais un sourire gêné. Je monte sur ma bicyclette et je file à toute vitesse.
Bisou
Le plaisir de voir. Le plaisir d'être vue. Le plaisir des émotions qui en découlent...
@valona - J'adore ! Ca me fait penser à Cassandra qui était aussi une voyeuse; Une fille rencontrer à Pouzols quand nous avions 13-15 ans, et, avec qui j'ai une relation. Elle adore observer ! 😀 Elle aussi adore les Manèges et les recoins... Sa première fois était à l'école Primaire de la région.
@valona J'aime beaucoup et au-delà de "l'histoire", tu as un vrai talent pour raconter et captiver notre attention
Je suis touchée
Merci pour vos retours. C'est très sympathique.
J'en profite donc pour partager un second récit.
Bonne lecture et bonne découverte
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Un petit frisson exhibitionniste - Episode 2
Toujours à bicyclette
Je longe le chemin qui contourne les jardins de l'entreprise agricole à la sortie du bourg. Je prends le sentier qui serpente entre les bosquets, les fourrés et les cabanons jusqu'aux deux étangs. Je passe souvent par ici à cheval. Aujourd'hui, je profite des rayons du soleil pour venir à bicyclette. Nous sommes mardi. Il est 16 h30.
J'ai quitté la fac à la fin des cours, à 16 h. Dix minutes de voiture jusqu'à la maison. Je me change. Je prends mon VTC, (Vélo Tous Chemins). Je suis en jupette sport, un sweat. Dans mon petit sac à dos, j'ai du jus de fruit, un K-way, un pantalon de jogging et ma minuscule paire de jumelles que j'ai toujours avec moi, en promenade.
Je contourne la barrière. Il y a plein de vaches dans le pré. Je longe le premier étang. Il doit faire 150 m sur 150 m. Là-bas, il y a un pêcheur. Je reste dissimulée derrière les épais buissons aux fleurs jaunes. Je sors la petite paire de jumelles. Elle grossi 8 fois. Suffisamment pour voir que le pêcheur a probablement la soixantaine.
Il est seul. Il est concentré sur le flotteur de sa ligne. Entouré d'un matériel assez conséquent. Plusieurs canes à pêche posées sur des supports. Il est assis dans une sorte de chaise longue en toile. Il est vêtu d'un vêtement de camouflage comme en portent les militaires. Je scrute avec attention partout. Il n'y a strictement personne.
Je retire ma culotte. Je tourne mon vélo vers le sentier. Au moindre souci, je n'ai qu'à monter dessus et à filer à toute vitesse dans la légère descente. Je contourne le buisson. Je m'accroupis au bord de l'eau. Je pourrai y tremper la main. Je porte mes larges lunettes noires de soleil. Mes longs cheveux défaits. Parfaitement anonyme.
Je peux donc loucher tout à loisir. Le pêcheur vient de lever les yeux. Il m'aperçoit. Je garde la tête baissée. Je fais semblant de regarder au sol, entre mes pieds. Les cuisses largement écartées, je suis en position "pipi". Le pêcheur n'est qu'à une cinquantaine de mètres à vol d'oiseau. Je suis prête à déguerpir au moindre risque.
L'inconnu reste confortablement assis dans son transat. Il regarde avec intérêt dans ma direction. Je me concentre. Je veux faire pipi dans l'eau. Je suis rapidement trop excitée, peut-être trop sur mes gardes, car je n'y parviens pas. C'est dommage, j'en ai vraiment une grosse envie. Je reste dans cette position un long moment.
Les fourmis me gagnent. L'ankylose me guette. Le pêcheur ne bouge absolument pas. A présent j'ai relevé la tête. Je le fixe effrontément derrière les verres noirs de mes lunettes. Je suis obligée de me redresser. Je masse mes jambes presque douloureuses. Surtout les mollets. L'homme me fait un signe amical de la main. Coucou.
Je fais de même. Voilà un second personnage qui arrive. Il trimballe du matériel de pêche. Il serre la main à l'homme toujours assis. Je remets ma culotte. Je monte sur ma bicyclette. J'ai une de ces envies de faire pipi. Je m'arrête un peu plus loin. Entre les cabanons de jardin. Je me soulage enfin. Avec une légère frustration.
Bisou
Le plaisir de voir. Le plaisir d'être vue. Le plaisir des émotions qui en découlent...
Un petit frisson exhibitionniste - 3
Balade à bicyclette
Je suis en vélo. Je parcours un de mes itinéraires préférés. Au bas des collines, près du petit lac. Il fait beau. Il fait chaud. Nous sommes à la fin du mois de mai 2018. Je suis en jupette, en T-shirt. J'ai mon petit sac à dos. Je longe les eaux noires qui reflètent un ciel d'un bleu immaculé. J'arrive près du restaurant "Pieds dans l'eau". C'est un établissement construit sur pilotis. Il y a une terrasse. Plein de monde. Sans doute des randonneurs. Je ne m'arrête pas. J'ai ma bouteille d'eau. Ma pomme.
Je passe près du parking, à environ deux kilomètres du restaurant. Il y a plein de marcheurs. Je suis obligée d'être prudente, de louvoyer. Certains promeneurs me regardent avec un air de reproche. C''est un sentier pédestre et pas une piste cyclable. Je continue mon chemin. Il est presque 16 h. J'arrive au bord de la rivière qui se jette dans le lac. De l'autre côté, il y a un homme qui tient un chien au bout d'une laisse. Il ne m'a pas vu. Il semble téléphoner en marchant. J'ai envie de faire pipi.
Mes tendances exhibitionnistes trouvent là une charmante opportunité d'être vue, d'être regardée, protégée par une rivière profonde et large d'une bonne dizaine de mètres. L'occasion est trop belle. Je m'arrête un peu plus loin. Je m'assure d'être bien seule. Je scrute avec ma petite paire de jumelles. Personne. Je retire ma culotte. Je me mets en position. Là-bas, à environ cent mètres, voilà le quidam et son chien. Je retiens mon souffle. J'essaie de me détendre. Je tente la "normalité". En souriant.
Il arrive à ma hauteur. Ça y est. Il m'a vu. Il s'arrête. Il m'observe. Une vingtaine de mètres nous séparent. Les eaux de la rivière sont tumultueuses, bruyantes. Il serait tout à fait impossible d'échanger quelques mots. J'ai mes cheveux défaits. Je porte mes larges lunettes noires de soleil. Je suis totalement dissimulée derrière mon parfait anonymat. J'essaie de me lâcher. Je ne suis pas encore trop excitée. Ça devrait aller. Je me sens devenir toute rouge. La sueur me picote le nez et les joues. La honte. Délicieuse...
Impossible de faire mon besoin. Pourtant j'en ai envie. L'inconnu est toujours là, tirant parfois sur la laisse de son chien. Il regarde franchement dans ma direction. Aucune possibilité de traverser la rivière. La situation parfaite. Celle que je recherche et que je préfère. Je reste dans ma position de plus en plus inconfortable. Je sens les fourmis me monter dans les jambes. L'ankylose me gagne. Je me redresse. Frustrée de n'avoir pas fait pipi. Mais je me console, j'ai été regardée. Ce que j'apprécie énormément quand je le décide.
Je monte sur mon vélo. L'homme me fait un signe amical de la main. Je fais pareil. J'accélère et je file pour retourner vers le restaurant. La piste cyclable...
Bisou
Le plaisir de voir. Le plaisir d'être vue. Le plaisir des émotions qui en découlent...
J'adore tes petites histoires, c'est à la fois sexy et mignon...c'est assez proche des petites histoires que me raconte ma moitié (ses petites histoires de cul lorsqu'elle était au lycée au Japon)
No tabooooo Now
@Valona - Tes expériences perso sont vraiment bien et nous ne pouvons que t'encourager a continuer... 😉 😉 😉
Néanmoins, si c'est vraiment ta vocation de s'exhiber en public ? Pourquoi ne t'installes-tu pas quelque part et que tu t'exhibes à plusieurs personnes pendant un court moment cad 1h ?
Il y a la fille Vic Alouqoi (je ne sais plus comment ca s'écrit) est la Reine de l'exhibition. Elle a commencé dès l'age de 16 ans pour payer ses études et aujourd'hui elle est cameuse et s'exhibe toujours au tant...
@Valona - Tes expériences perso sont vraiment bien et nous ne pouvons que t'encourager a continuer... 😉 😉 😉
Néanmoins, si c'est vraiment ta vocation de s'exhiber en public ? Pourquoi ne t'installes-tu pas quelque part et que tu t'exhibes à plusieurs personnes pendant un court moment cad 1h ?Il y a la fille Vic Alouqoi (je ne sais plus comment ca s'écrit) est la Reine de l'exhibition. Elle a commencé dès l'age de 16 ans pour payer ses études et aujourd'hui elle est cameuse et s'exhibe toujours au tant...
Oh là ! Comment pourrait-on parler de "vocation" ? Ma vocation est de devenir maitre de conférence dans le domaine scientifique. Professeur en troisième cycle universitaire tout comme mes parents. Mes "pratiques" ne concernent qu'une toute petite partie de ma vie.
Ce qui n'a donc strictement rien à voir avec mes petites "déviances" sans conséquences qui ne sont qu'écume et plaisirs. Quand à l'argent, je ne connaît pas les problèmes de budget. Je n'ai aucune raison d'y penser. Mes parents sont fortunés et je suis fille unique.
Je ne sais pas qui est Vic, la reine de l'exhibition. Je men moque. Je n'ai nulle envie de me présenter à une "compétition". Mes petits jeux innocents me conviennent et nourrissent parfaitement mes fantasmes. Ce que font les autres me laisse d'une indifférence abyssale.
Bisou
Le plaisir de voir. Le plaisir d'être vue. Le plaisir des émotions qui en découlent...
Un frisson exhibitionniste - 4
Le vieux peintre
Il fait beau. Nous sommes tout au début du mois de juin. Un mardi après-midi où je n'ai pas cours. D'ici une semaine commencent les épreuves de ma Licence de sciences. Je profite donc de cette journée pour m'offrir une virée à bicyclette. Je pédale d'un bon rythme sur la piste cyclable qui mène au petit lac. J'arrive à proximité du restaurant sur pilotis. Il est aux environs de 15 h30. Il y a plein de gens sur la terrasse. Je prends le sentier sur la droite. Il contourne le lac par l'amas rocheux.
Il n'y a personne. Je traverse le vieux pont de pierres en dos d'âne. J'arrive près de l'enclos des chèvres. Il y a des vaches dans le pré. Je longe la rivière aux eaux tumultueuses. Elles se jettent dans le lac, là-bas, plus loin, à cinq cent mètres. Au printemps cette rivière est un véritable torrent. Je marche en poussant mon vélo. Je veux m'enivrer de ce paysage enchanteur. Soudain, là, à quelques dizaine de mètres, il y a un monsieur assis devant un chevalet. Je reste à distance et silencieuse.
C'est un vieux monsieur comme dans les gravures anciennes. Il est installé dans une chaise pliante à dossier. Il peint. C'est une toile. Il tient une palette et des pinceaux. Il porte un chapeau de paille, une chemise longue. Il est certainement en short. Chaussé de sandalettes, il paraît totalement absorbé par sa peinture. De l'endroit où je me trouve, je ne vois rien de son tableau. Silencieusement, je passe derrière le muret que je longe jusqu'à me retrouver derrière lui, à une dizaine de mètres. Je regarde.
Le vieil homme peint le paysage. Une partie du lac, les saules pleureurs, le ponton avec les deux barques. Je suis subjuguée pas la scène. C'est un peu comme si j'étais dans l'ancien temps. C'est la toute première fois de ma vie que j'assiste à ça. Un grand moment. Soudain, j'ai comme une idée que je cherche d'abord à faire fuir de ma tête. Pourtant, cette idée revient encore et encore. Elle se transforme d'abords en envie avant de devenir un désir. Puis une obsession.
Je longe le muret pour revenir à ma bicyclette que je tourne. Je peux l'enfourcher à tout moment pour me sauver. Je reste sur le sentier au bord de l'eau. J'arrive aux saules dont les branches pendent juste au-dessus de l'onde. Je suis en jupette. Je retire ma culotte. Je respire un grand coup. Je prends mon courage à deux mains. Je défais mes cheveux. Je mets mes lunettes de soleil. Noires et larges. Me voilà cachée derrière un parfait anonymat. Je m'avance.
Le peintre est à une vingtaine de mètres. Il me découvre soudain. Accroupie face à lui, tête baissée, je peux loucher derrière les verres fumées de mes lunettes. Je fais semblant de ne pas me rendre compte de sa présence. Je sens la sueur qui picote le bout de mon nez, mes joues, mon front. Je dois être toute rouge. Morte de honte. Mais c'est cette sensation de honte qui m'excite par dessus tout. Humiliation désirée. Le vieil homme ne bouge pas. Il a posé sa palette sur ses genoux. Il m'observe.
J'aimerai bien me lâcher. Je dois faire pipi. Je me retiens souvent en balade. Toujours à l'affut d'une opportunité d'être vue. D'être regardée. Je suis rapidement tellement excitée qu'il m'est impossible de faire mon besoin. Je tente bien de me concentrer. De m'imaginer avec les pieds dans l'eau froide. Rien à faire. Blocage. Le peintre m'observe. Il est immobile. Je reste ainsi quelques minutes. Il me faut surmonter toutes mes inhibitions. Cela m'excite au plus haut point.
Je pourrai me toucher tellement c'est bon. Je n'ose pas encore le faire. Ce seront mes prochaines expériences. Je me redresse. Toujours en faisant mine de ne pas me savoir observée. Je file. Le vieil homme a repris sa peinture. J'ai comme une décharge électrique qui parcourt tout mon corps. Je me touche un peu devant mon vélo. J'y retourne. Je me remets dans la même position. C'est trop bon. C'est trop bien. Hélas, impossible de faire pipi. Ce qui est un peu frustrant. C'est encore meilleur.
Le vieil homme reste d'un calme olympien. Certainement son âge. Je me dis qu'il va peut-être me peindre dans le paysage. Immortaliser cette apparition. Des voix. J'ai juste le temps de me redresser. Ce sont deux femmes qui se promènent. Elles se mettent à bavarder avec l'artiste. Je remets ma culotte. J'ai tout le bas ventre qui me brûle. J'ai envie de me masturber. Je monte sur mon vélo. Je connais un lieu isolé où je pourrai me satisfaire. Que la vie est belle…
Bisou
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@valona J'adore te lire. Au-delà de "l'histoire", tu as un vrai talent pour l'écriture. Et je sais de quoi je parle 😉 Continue comme ça, tu nous embarques à chaque fois
Un frisson exhibitionniste - 5
Au parc
Près du bourg, il y a une petite chapelle du XVIème. Elle a été restaurée à la fin du XIXème. Elle est entourée d'un cimetière. Les pierres tombales sont anciennes, en grès. On y enterre plus personne depuis une centaine d'années. L'endroit est bien entretenu. C'est touristique. C'est également un haut lieu d'énergie. Il n'est pas rare d'y voir de curieux personnages au crépuscule. De l'autre côté du muret coule la rivière. Là, il y a le parc. C'est ombragé. Il y a des statues. Un endroit de calme et de repos.
J'aime venir là pour lire. Assise sur un banc je passe parfois deux heures à l'ombre des marronniers centenaires. C'est peu fréquenté. Des couples d'amoureux en soirée ou aux jours fériés. Il y a un couvent de l'autre côté de la haie. Après les platanes. Nous sommes au début mai de l'année dernière, 2018. J'arrive en bicyclette. Dans mon petit sac à dos, des gâteaux, une pomme, mon livre, ma minuscule paire de jumelles et mon K-way. Je suis en jupette sport, T-shirt. Il fait très doux. Du soleil. Ciel bleu.
Je m'installe toujours sur le même banc. Juste à côté de la statue d'une Diane chasseresse. Le gazouillis des oiseaux. Il y a même un chat là-bas. Il appartient probablement aux nonnes du couvent. Elles se promènent souvent ici, par deux, en bavardant. Il est aux environs de 15 h30. Je suis plongée dans la lecture d'un de mes romans préférés. A côté de moi, mon smartphone. Au cas où. Il y a les premiers papillons qui virevoltent. Quelques insectes jouant de curiosité à mon endroit.
Je lève la tête. Un sixième sens très certainement. Il y a un monsieur qui s'est assis un peu plus loin. Sans doute un retraité. Il est élégant. Chemisette d'été claire, bleue. Un pantalon de toile claire. Des mocassins. Il est absorbé par la lecture de son journal. Je retourne à ma lecture. Subitement, comme c'est souvent le cas dans ces situations, l'idée de m'amuser m'envahit doucement. Insidieusement. C'est toujours plus fort. Et si je m'exhibais discrètement devant ce monsieur digne et très élégant ?
Je regarde dans toutes les directions. Il n'y a personne. Deux dames assises sur l'herbe un peu plus loin. Le monsieur est installé sur un banc à une vingtaine de mètres. Presque face au mien. Il m'est donc facile de mettre mon petit scénario au point. J'écarte imperceptiblement les cuisses. Il faut que tout paraisse naturel, évident. Je dois attirer l'attention du quidam. Ce qui ne tarde pas car, derrière les verres fumées de mes lunettes de soleil, je louche depuis un moment. Je défais mes cheveux.
Dissimulée derrière l'anonymat de ma dégaine, je peux exagérer l'écartement de mes cuisses. Je porte une culotte. Je déteste faire de la bicyclette sans culotte. Le monsieur louche également. Il tient son journal de façon à faire semblant de lire le haut de la page. En réalité il observe ma prestation. Je m'applique. Je suis prudente. Je regarde dans toutes les directions. Personne. J'exagère encore. Il est impossible de ne pas avoir une vue parfaite sur ma culotte de coton blanc. J'ai un frisson.
Ce sont ces sensations là que je recherche. Ces frissons qui parcourent mon échine. La sueur qui perle sur mes joues, le bout de mon nez. Ça me picote. J'ai des frissons. J'éprouve ce délicieux mélange de honte et d'excitation. Je pourrai me masturber tellement c'est bon. Je n'ose pas le faire. Mais je sais que ce sera ma prochaine étape. J'ai le fantasme de le faire devant des inconnus. Sans courir le moindre risque. J'ai quelques idées. Je suis vicieuse. Je suis donc stratège.
J'ai envie de me lever, d'aller dans les fourrés, derrière moi et d'enlever ma culotte. J'hésite. J'ai vraiment envie de le faire. De passer à la vitesse supérieure. J'en tremble. Un spasme parcourt tout mon corps comme une décharge électrique. Je me lève. Je contourne le banc sans perdre mes affaires de vue. Je retire ma culotte. Je reviens enfiévrée à l'idée de ce que je m'apprête à faire. Trop tard. Quelle gourde je suis. Le monsieur est parti. Je le vois s'en aller vers les grilles de la porte.
Bisou
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Un frisson exhibitionniste - 6
Mon collègue de masturbations
Tous les dimanches, en fin d'après-midi, à 18 h, je me rends chez mon collègue étudiant. Je lui donne ici le pseudo de "Jonathan". Il a 24 ans. Il a une relation avec une femme de 33 ans, mariée et professeur. Elle est parfaitement informée. Jonathan prépare son Doctorat de sciences. Il est donc également d'excellents conseils pour moi qui prépare mon Master de Sciences. Je sais pouvoir compter sur lui pour toutes questions concernant mes préparations.
Depuis la fin du mois de janvier 2022, nous avons pris l'habitude de passer une heure ensemble. Chez lui, dans sa chambre. Au premier étage de la maison familiale où il vit avec ses parents. C'est toujours le dimanche soir. J'emmène des vêtements de change dans mon petit sac à dos. Le plus souvent une jupe et un chemisier. Aux toilettes de l'étage, je me change. Nous nous installons dans deux fauteuils séparés par une table basse. L'un en face de l'autre. Du thé et des petits gâteaux.
Sur les accoudoirs du fauteuil où je suis confortablement installée, je pose mes jambes. Je ne porte pas de culotte. Jonathan déboutonne sa braguette. C'est un gentleman. Il est galant. Il attend toujours mon signal. J'ai les cuisses largement écartées. Jonathan sort doucement son sexe. C'est devenu un véritable rituel. Nous restons de longs moments à nous observer en silence. C'est à la fois émouvant, sensuel et terriblement excitant. Ce sont des instants extrêmement importants pour moi. La situation me comble déjà totalement.
Je commence toujours la première. C'est le signal. Le début des festivités. Je me touche. Je suis à la fois morte de honte et en proie à une pulsion exhibitionniste à nulle autre pareille. Je suis toute rouge. Je sens les perles de sueur picoter le bout de mon nez et mes joues. C'est à chaque fois la même sensation. Dans cette addiction, je ne suis pas obligée de rechercher les sensations de la première fois. Elle sont présentes. Aussi fortes et puissantes qu'au début. Comme à l'adolescence, il y a quelques années lors de mes "découvertes" et de mes "expéditions".
Jonathan se masturbe doucement. Un geste régulier. Parfois, nous nous sourions. Il est moins gêné que moi. Je me laisse enfin aller. Je suis envahie d'un bonheur indicible. C'est ce que je préfère au monde. J'aimerais que le temps s'arrête. Je me sens en confiance avec ce garçon qui, comme moi, ne désire rien d'autre que ce moment d'une intensité sexuelle incomparable. Chaque dimanche soir me fait fantasmer pour la semaine suivante. Je me promets d'être encore plus vicieuse la prochaine fois. Mes parents croient que je prends un cours. Oui, en fait, c'est un cours que je prends là. Théorie et pratique appliquées.
Les 40 minutes restantes passent trop vite. J'arrive à refréner mon premier orgasme. J'arrive tempérer le second. Mais le troisième me fait exploser de plaisir. Jonathan me connaît bien. Il est prévoyant. Il y a une cuvette en plastique bleue à côté de mon fauteuil. Un rouleau de papier Sopalin. Je peux me lâcher. Je peux me laisser aller. L'orgasme de Jonathan est merveilleux. C'est beau un homme qui jouit. Il éjacule dans un petit flacon sans jamais en mettre à côté. Je le félicite en riant.
Parfois, nous décidons dès le départ de ne pas aller au bout. De rester sans orgasme. De remettre double dose dimanche prochain. Je retourne me changer aux toilettes en emmenant la cuvette que je vide. Je tire la chasse. Jonathan me raccompagne. Je salue ses parents qui sont convaincus qu'il me donne un cours de rattrapage. Nous en rions beaucoup. Parfois, la semaine, il m'envoie un texto pour me rappeler le dimanche qui approche. Il me raconte les "trucs" qu'il fait avec sa prof mariée.
Nous ne passerons jamais à autre chose. C'est trop bon. Je suis sa "pote de branle" comme il m'appelle affectueusement. Il est le mien. D'y penser est une véritable source d'extase...
Bisou
Le plaisir de voir. Le plaisir d'être vue. Le plaisir des émotions qui en découlent...
@valona Coucou, contente de te revoir. J'aime toujours autant te lire 😉
Bonjour Marie
Je me consacre presque entièrement à mes études. Il y a les épreuves de ma Licence de Sciences qui m'attendent au début du mois de juin. Je n'ai donc que très peu de temps à consacrer aux forums. Je profite de ces journées froides, maussades et pluvieuses, quand je ne suis pas en cours, pour réviser, à travailler très dur. Je veux obtenir tous mes diplômes.
Il y a quelques minutes j'ai tenté d'aller sur le forum du site. Mais je n'arrive pas à me connecter. Pourtant ce sont toujours le même pseudo et le même mot de passe. Peut-être ne suis-je plus la bienvenue là-bas. Je voulais publier un texte repris de mon Blog privé et personnel. Poster ce texte en créant "Les Récits de Valona". Impossible. Ma découverte d'un "Gloryhole" à la fin du mois d'octobre de l'an dernier mériterait bien que je partage cette émotion.
Tant pis, je vais le publier ici. Veux-tu bien recevoir tous mes souhaits de plaisirs et de bonheur pour cette nouvelle année.
Bisou
Le plaisir de voir. Le plaisir d'être vue. Le plaisir des émotions qui en découlent...
