Règles de colocation – Ep 18 _ Par Legras

Cours du soir _ Partie #2

 

Alors qu’elles examinaient ces positions, une alarme de portable les fit sursauter. En tournant leurs regards vers le son, elles virent 18 h 15 s’afficher sur l’écran.

“Vous avez lu, remplis et signé les feuilles ?”

“Oui Maîtresse.” “Oui Maîtresse.”

Zoé semblait avoir répondu naturellement et assurance. Jeanne, elle avait pris quelques secondes de plus et parlait sans grande conviction.

 “Alors prenez-les et venez avec dans l’arrière-boutique. Vous me les donnerez et mettrez les mains sur les genoux, chacune sur un tapis.”

Les ordres étaient clairs, concis et directs. Fébrilement, les deux filles arrivèrent dans l’arrière-boutique. Un spot les éblouit, seule la silhouette de la vendeuse se détachait. Mais impossible de voir autre chose qu’une forme noire. A leurs pieds deux tapis carré en mousse, elles tendirent les feuilles et s’agenouillèrent chacune sur un tapis les mains sur les genoux. Face à elles, cette silhouette qui prenait le temps de lire. Sa tête se levant de temps en temps pour les surveiller ou par surprise des réponses. Ne voyant pas l’expression de son visage impossible à dire.

Jeanne sentait son ego être réduit en poussière petit à petit, se sentant humiliée au plus haut point, rabaissée, isolée oubliée. Elle devait faire de gros effort intérieurement pour ne pas craquer et tomber en larmes. Ce n’était que le début de la séance, mais son émotion était déjà très forte. Elle respirait fortement pour se calmer intérieurement.

A coté Zoé la regardait presque inquiète, jamais elle ne l’avait vu dans cet état. Les bras tendus de Jeanne tremblotaient comme s’ils voulaient retrouver leur indépendance, mais étaient forcés de rester là, tendus et appuyés sur les genoux. Jeanne se rendait compte qu’elle n’aimait pas perdre le contrôle, c’est pour cela qu’elle n’osait pas entrer en discussion ou en débat lors de soirée. Avoir le sentiment de perdre le pouvoir sur une décision ou le contrôle de ce qui se passait autour d’elle la mettait mal à l’aise.

Elle ne gérait pas tout ce qui passait autour, loin de là, mais le simple fait de savoir les événements la rassurait lui donnait l’impression de maîtrise et de pouvoir anticiper les choses. Là, tout lui échappait. Le contrôle, le savoir, et même son corps. Et contrairement à la sanction quel reçu de Zoé, elle ne le prenait plus comme un jeu, cette fois c’était réelle. C’était sa plus grande angoisse qui remontait, sans qu’elle ne le sache et elle allait devoir l’affronter, la faire disparaître et tel le phénix renaître de ce combat plus grande et forte. Elle était tête baissée, yeux fermés comme pour échapper à la réalité ou se concentrer sur elle-même.

 

Zoé regardait son amie lutter contre ses démons intérieurs, mais sa position à elle ne la gênait pas. Était-ce parce qu’elle avait l’habitude d’être servile avec ses plans cul, qu’elle y prenait un certain plaisir même. Cela faisait un moment qu’elle ressentait un pouvoir en donnant du plaisir. Lors d’une fellation, c’est elle qui décidait de la vitesse, la profondeur, sauf quand l’homme prenait sa tête et dictait tout. Mais même lorsqu’elle était dirigée, le fait de devoir tout lâcher et se laisser aller, n’être qu’un objet de plaisir, lui allait aussi. Elle aimait être soumise, elle commençait à s’en rendre compte, surtout lorsque sa culotte commençait à être bien humide entre ses jambes écartées.

Dès sa plus jeune enfance en fait, elle n’avait pas de frère et sœur. Lorsqu’elle jouait avec ses copines, c’était toujours celle qui obéissait sans se plaindre d’aller faire ceci ou cela. Du coup, les copines en profitaient pour lui demander de faire des choses qu’elle ne voulait pas, mais Zoé se sentait obligé de les faire. Ainsi maintenant, c’était presque normal d’être au service de quelqu’un, elle en trouvait même une certaine fierté. A se plonger dans ses souvenirs d’enfance, l’ambiance générale de la pièce et l’odeur de vieille poussière, sûrement accumulée derrière les meubles et leur rencontre avec Cassandra, lui en firent remonter un autre, oublié depuis un longtemps ou volontairement laissé de côté…

 

à suivre…

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