Règles de colocation – Ep. 16 _ Par Legras

Juste une mise au point_ partie 2

Les deux filles sortirent du magasin et décidèrent d’aller boire quelque chose en terrasse. La discussion tourna évidemment autour de ce qui venait de se passer. Zoé ne comprenant pas la décision que Jeanne avait prise pour les deux, sans réellement en discuter, elle s’en énervait presque. Jeanne elle restait sereine, elle savait qu’elle avait pris la bonne décision, elle avait bien ressentit que Zoé aimait cela aussi, sans oser l’avouer, pour le moment.

“Qu’est-ce qui te dérange réellement ?”
“Que tu n’aies pas pris le temps pour qu’on en parle.”
“Je ne te parle pas de la prise de décision, mais le choix en lui même. Qu’est-ce qui te dérange d’y aller ?”

La Zoé ne trouva rien à dire sur le moment. Elle but une gorgée pour lui donner le temps de réfléchir.
“C’est que j’ai pas envie d’être …” Elle allait parler du fait d’être ligotée devant elle, mais en même temps elle s’était déjà retrouvée entravée face à ces deux femmes, certes jamais en même temps, mais chacune l’avait vu ainsi et de toute façon ce serait un cours pas une partie de jambe en l’air. “… en fait non, rien.

Jeanne avait posé sa main sur celle de son amie et les deux mains s’étaient serrées comme pour se donner du courage.

“Alors tu n’as pas de raison de m’en vouloir, je savais que tu allais dire oui.

Mais il te faut un peu plus de temps qu’à moi pour te décider, surtout pour de nouvelles choses. Tu aimes un peu trop les choses vanille et passer à un autre parfum te demande un grand coup de pied au cul, et ce coup de pied c’est moi que te le donne.”

Zoé comprenait ce langage imagé, dans ses recherches elle avait rencontré plusieurs fois ce terme de vanille et avait découvert qu’il désignait. Dans ce contexte, du sexe de base, comprenant des positions du kamasutra, les préliminaires standards. Elle avait découvert que ceux qui se lançait dans d’autres pratiques, se disaient chocolat pour marquer la différence avec les autres.

Jeanne avait raison, une fois de plus, elle était peut-être plus discrète, moins le centre d’attention, mais elle observait tout. Aussi elle savait bien lire les sentiments des autres personnes et avait souvent raison. Jeanne continua de lui tenir la main, comme si elle lui tenait la main sur le chemin de la découverte.

Le simple jus, se transforma en après-midi sur la terrasse. Le soleil était agréable et les discussions passaient d’un sujet à l’autre. Évidemment voir deux jolies femmes discuter sur une terrasse  attirait le regard de nombreux passant et clients. Parfois elles en jouaient, aguichant ceux qui n’était vraiment pas discret. Lorsqu’ils étaient le dos tourné, elles le commentaient sans ménagement souvent de manière cinglante.

 

Alors qu’elles rigolaient d’un passant vraiment pas discret elles entendirent un : “Noooon !” Dit sur un ton de surprise.

Elles se retournèrent pour voir la raison de ces cris. A l’entrée du bar une jeune femme, dans la même tranche d’âge qu’elles, les regardait les yeux écarquillés par la surprise. Sa taille était moyenne, une crinière de cheveux blond bouclé lui entourait un visage ovale, percé de deux yeux bleus. Ses habits laissaient deviner une petite poitrine, elle était mince.

Zoé et Jeanne écarquillèrent à leur tour leur yeux, non ce n’était pas possible! Elles se regardèrent pour être sur d’avoir vu la même chose et vu leur réaction c’était bien le cas. La femme s’approcha de leur table les bras ouverts, courant presque sur la terrasse dans un petit cri aigu de joie.

Les deux amies se levèrent et prirent la nouvelle arrivante dans leur bras. Évidemment voir trois femmes, belle de surcroît, se prendre dans leur bras attirait pas mal de regards. Surtout qu’elles ne ménageaient pas leurs cris et étaient très expansive dans l’expression de leur émotions. Rapidement Jeanne déplaça une chaise d’une table adjacente et les trois s’assirent :

“Mais qu’est ce que vous faites là les filles ?”
“C’est plutôt à nous de te poser la question, cela fait depuis le début de l’année scolaire qu’on est ici et on ne t’as jamais vu.
“Oui, mais moi ça fait des années que je suis ici.
“Tu veux dire que ton déménagement, lorsqu’on était encore en CP t’as fait venir ici ?”
“Exact, c’est un réel plaisir de vous revoir en tout cas.

 

Mais vous faites quoi dans le quartier ce n’est pas vraiment la zone de l’uni ?”

Les deux filles rosirent légèrement, mais essayèrent de le cacher au maximum. Zoé bafouillait intérieurement cherchant quelque chose à dire, mais ce fut Jeanne qui pris la parole la première :
“On aime bien se promener en ville, s’éloigner de l’uni le temps d’un week-end et vu qu’on ne connaît pas vraiment la ville on a l’impression de changer d’endroit. Et toi tu habites par là ?”
“Oui juste deux rues plus loin. Il faudrait qu’on se fasse une bouffe, ce soir ça vous irait. J’en profiterais pour vous présenter à mes amis. Ils viennent manger chez moi.”
“Ah mince, on a déjà prévu quelque chose! Plus qu’un repas autour d’une table, ce sont les soirées au bord de l’eau qui me manque à moi. Tu te souviens la dernière, on avait eu le droit de faire des grillades. On organise la même chose pour nos retrouvailles ? Avec tes amis bien sûr.”
“Oohhh oui, mais la rivière la plus proche est hors de la ville cela risque d’être compliqué d’y all… suis-je bête les parents de Paul ont un mini-van et il a le permis. Je regarde avec lui pour organiser cela. Je pense que vous avez des portables ?”

Les filles s’échangèrent leur numéros. Après avoir rentré celui de leur amie Zoé et Jeanne l’enregistrèrent sous le nom de “Cassandra”. Une bise pour se dire au-revoir et la voila repartie, elle était toujours aussi pleine d’énergie que dans leurs souvenirs. Les deux filles parlèrent un moment des souvenirs qu’elles avaient de Cassandra et des crasses qu’elles avaient fait aux autres enfants du village.

 

En regardant l’heure Zoé éclata de rire.

“Qu’est-ce qui se passe ?”
“Non rien, je pensait juste à l’invitation qu’elle nous a faite. T’imagines si on lui avait dit la vérité “Ah non désolé, ce soir on suit un cours de sécurité lors de séance de bondage.” T’imagines sa tête?!”

Jeanne éclata de rire également, même si intérieurement elle imaginait Cassandra entravée par des cordes, ce qui lui chauffa l’entrejambe. Elle se rendait compte qu’elle aimait attacher les autres et avoir l’ascendant sur eux.

Son instinct de dominatrice se réveillait lentement. La fin d’après-midi arriva rapidement et les deux femmes partirent en direction du magasin se tenant par la main comme deux bonnes copines. Arrivant 5 minutes en avance elles entrèrent, la tête de la vendeuse apparu dans l’encadrement de la porte de l’arrière boutique.

“Ah déjà là, c’est bien. Vous pouvez fermer la porte, tourner la pancarte et tirer le rideau !”
Ce n’était pas vraiment une question, c’était un ordre que les filles exécutèrent refermant l’accès à leur liberté, en quelque sorte. S’avançant vers le comptoir, Zoé s’agrippa au bras de Jeanne, elle angoissait de ce qui allait arriver. Jeanne étonnamment sûre d’elle lui passa le bras autour de ses épaules et lui posa un baiser sur la joue.

Elles attendaient devant le comptoir, regardant à nouveau tout ces accessoires sexuels, s’imaginant en utiliser certains ou porter certaines lingeries provocantes. Du bruit provenait de l’arrière boutique, après-tout elles étaient en avance et la vendeuse avait sûrement un travail à finir.

Elles se promenèrent dans le magasin, essayant masques et découvrant de nouvelles matières. Mais à chaque fois les prix leurs faisaient peur jamais elles ne pourraient s’offrir de telles choses. La voix de la vendeuse se fit entendre à nouveau du fond de la boutique :

“Avant de venir je vous laisse lire les feuilles posées vers la caisse et faire ce qui vous semblera logique.”

Intriguée les deux amies retournèrent vers le comptoir et prirent chacune une des deux feuilles identique.

à suivre …

Retrouve les récits de Legras ici.

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