Règles de collocation – Ep. 21 _ Par Legras

Le collier – partie 2

“Mains sur les genoux. 

Seule, Zoé bougea. Jeanne se doutait bien qu’elle doive rester en position le temps de recevoir le sien. 

Zoé sentait quelque chose autour de son cou, en métal et doublé de cuir, lourd, peu épais et de quelques centimètres de haut. Mais, ne connaissait pas sa couleur, sa forme réelle et surtout l’air que cela lui donnait.

La vendeuse se déplaça derrière Jeanne, qui redressa au maximum son dos, et tira ses coudes en arrière. Une première larme coula le long de sa joue, elle était sur le point d’exploser, mais luttait pour que cela n’arrive pas. Elle sentit que ses mains étaient prises, déplacées vers l’avant et croisées. Là voila enlacée par la vendeuse, légèrement tenue par les bras de celle-ci. Son dos appuyé contre sa poitrine. 

Une tête vint s’appuyer légèrement sur son épaule :

“Tu es sûre que tu veux continuer sans rien laisser sortir ? Tu as le droit de vivre tes émotions, aucun jugement n’est émis ici et rien ne sortira d’ici.” 

Le ton était doux et rassurant, et le fait d’être comme dans un cocon chaud l’aida à se relaxer. Mais, ne gérant plus vraiment son corps, elle se laissa aller complètement dans les bras. La vendeuse semblait s’y être préparé et la réceptionna sans soucis.

Jeanne se retourna un peu et laissa sortir toutes les larmes de son corps sur l’épaule de la vendeuse. Elle pleurait à grosses larmes, chaque sanglot était plus fort que le précédent. La vendeuse écarta ses bras et la laissa venir se coller à elle. Jeanne la serra fortement en pleurs, elle était comme démolie intérieurement, n’avait plus de repère. 

Elle cherchait un soutien exterieur pour réussir à continuer, parce-que même si son ego et sa protection intérieure venait de voler en éclats, au plus profond d’elle-même, elle souhaitait continuer. Elle resta une bonne dizaine de minutes dans les bras de la vendeuse. Zoé à ses côté les regardait des larmes d’empathie apparurent au bord de ses yeux.

Finalement, Jeanne réussi à se calmer, essuyant ses larmes, reniflant pas très élégamment. Ses yeux, brillants de larmes, vinrent se plonger dans ceux de la vendeuse, qui d’une voix douce et rassurante demanda :

“On peut continuer ?” 

Entre deux sanglots refoulés, Jeanne réussis à répondre :

“Oui Maîtresse, pardonnez moi de vous avoir déçu.

Une main vint caresser sa chevelure.

“Tu ne m’as pas déçu bien au contraire. Tu as réussi à passer au-dessus de tes peurs et passer un grand cap. Je suis fière de toi au contraire !” 

Jeanne avait appuyé sa tête contre la main qui caressait ses cheveux et cherchait même à embrasser cette paume réconfortante, la vendeuse vint à elle poser un tendre baiser sur son front.

“Allez, en position pour le collier.

Étrangement, Jeanne ne s’était jamais sentit aussi forte, le fait de devoir aller au-delà de ses limites, d’apprendre à lâcher prise et de laisser sortir ses émotions, l’avais au contraire de ce qu’elle pensait, renforcée plus qu’anéantie. Ramassant les miettes de ce qui restait de son fort intérieur elle se remit en position, face au spot et prêt à recevoir le collier. Elle était déterminée à aller jusqu’au bout.

La douceur du cuir était agréable à l’opposée de son poids, lorsque le cadenas se referma, Jeanne pris une grande inspiration proche d’un sanglot. C’était fait, elle était désormais vraiment assimilée à une soumise.

La tête de la vendeuse s’approcha une nouvelle fois de son oreille :

“Mains sur les genoux.

Pendant que Jeanne se mettait en position, la vendeuse se replaça face à elles. Elle les regardait, sûrement fière de leur choix et du travail qu’elles avaient dû faire sur elle.

“Première leçon, le BDSM est très puissant psychologiquement. Je suis contente qu’une de vous aille du passer par un moment fort face à cela. Une Maîtresse est garante de la sécurité de son ou ses soumis, tant physiquement que psychologiquement. 

Elle se doit de lui rappeler qu’il existe un échappatoire. Jamais elle ne doit forcer quelqu’un à aller au delà de ses limites, elle doit lui laisser le choix de le faire et l’accompagner. C’est la Maîtresse qui détient le pouvoir, mais ce sont les soumis qui mettent les limites, il ne faut jamais oublier cela.

Les mains sur les genoux les deux filles écoutaient ou plutôt buvait les paroles de la vendeuse. Elle connaissait ce qu’elle faisait, cela ne faisait aucun doute.

“Maintenant que cela est dit, levez-vous et déshabillez vous.

Se levant lentement les filles se rappelèrent avoir coché les cases concernant la nudité, sûrement prise dans l’excitation. Lentement, elles ôtèrent leur vêtement, sous-vêtement et chaussures. La vendeuse les prit et les lança vers le rideau donnant sur le magasin.

“Position d’attente, face à face !

Les filles se mirent en positon, bras dans le dos, jambes écartées. Elles pouvaient enfin voir ce collier, enfin celui de l’autre. Il donnait un look magnifique, faisant comme un trait d’argent autour du cou, le cuir qui dépassait d’un millimètre en haut en bas du collier était jaune doré, tout comme l’anneau situé sur la pointe à l’avant.

Ces colliers étaient de véritable œuvre d’art, des bijoux que jamais les filles ne pensait pouvoir porter et surtout pas acheter. Se voir ainsi positionnée et uniquement vêtue d’un collier, continuait d’exciter les filles. La vendeuse arriva à leur côté tenant une longue corde rouge dans la main.

Prêtes pour la suite ?

à suivre…

Retrouve les récits de Legras ici.

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