La renaissance d’Héloïse, chapitre 5

Chapitre 5

— Elle remonte la robe.
— Parce que le tissu est extensible mais elle ne va pas remonter jusqu’aux hanches, dis-je pour la rassurer. Et puis, tu sais que c’est interdit de la rabaisser.

— Et puis elle est aussi transparente.
— Certainement moins que la tunique de cet après-midi.
— Oui mais quand même !
— De toute façon on ne verra pas ta culotte parce que tu n’en as pas !
— On voit mes fesses, non ? Demanda-t-elle en se tournant.
— Non, pas vraiment.

Ce n’était ni un non franc mais ni un oui. En fait, on devinait le galbe de ses fesses et si elle avait porté de la lingerie, on l’aurait facilement deviné au travers.

— Penches-toi en avant.
— Pourquoi ?
— Pour voir.
— Voir quoi ?
— Mais allez !
— Bon on y va ?

Je voulais juste vérifier que le bijou était en place.

La circulation en centre-ville était dense.

Nous eûmes du mal à trouver une place de stationnement. Finalement, nous finîmes par en dénicher une dans une petite ruelle adjacente au remblai. Nous marchâmes quelques dizaines de pas pour nous y rendre. Les restaurants s’alignaient les uns après les autres, nous nous arrêtions de temps à autre pour lire les suggestions proposées, mais l’offre restait globalement identique et banale : pizzas, fruits de mer, crêpes, les classiques en sorte !
Je proposai à Carole de prolonger notre balade jusqu’au casino. Il devait bien y avoir un restaurant au casino, tous les casinos ont leur restaurant, non ?
On a trouvé ce casino. Je m’attendais à l’apercevoir de loin grâce à des néons à foison mais, au contraire, le bâtiment était plutôt sobre, éclairé par des lampes à led, une rotonde toute en verre en façade. Nous voilà donc devant le porte-menu. Je me collais derrière Carole, je bandais, je frottais mon sexe contre ses fesses.

— Qu’est-ce que tu fais ?
— Rien !
— Qu’est-ce que tu en penses ?
— J’ai très envie là.
— Mais je parle du restaurant !
— Ça a l’air bien.
— Mieux que ce qu’on a vu jusqu’à présent, non ?
— Oui et puis on ne va pas retourner par là-bas.
— Allons-y alors.

Nous sommes rentrés dans le bâtiment.

Le restaurant se trouvait à l’étage. Je suivais Carole dans les escaliers, j’ai maté ses fesses qui ondulaient devant mes yeux, j’ai même cru apercevoir le bijou.
Quand elle a retiré son blouson, ses seins se sont révélés comme si elle était nue, les tétons pointaient !

— Qu’est-ce qu’il y a ? Demanda-t-elle.
— Rien !
— Si dit.
— Tes tétons sont tout durs.
— C’est le tissu de la robe qui frotte dessus.
— T’es excitée ?
— Non je te dis que c’est la robe !
— Mais qu’est-ce que tu as ?
— Comment ça ?
— Je te trouve à fleur de peau. Chaque fois que je dis quelque chose tu pars en vrille. Alors qu’est-ce qu’il y a ?
— Mais rien !
— Si, dis !
— T’as vu ce que tu me fais porter ?
— Ah OK c’est donc ça, oui et ?
— J’ai l’impression d’être à poil ! On me regarde bizarrement.
— On te regarde parce que tu es très sexy, très attirante.

Une serveuse interrompt notre discussion.

— Madame, Monsieur, voici les cartes. Souhaitez-vous prendre un apéritif ?
— Oui. Qu’aimerais-tu ?
— Un verre de vin blanc.
— Alors deux verres de vin blanc, vous avez du Quincy ou du Pouilly-Fumé ?
— Je vais voir.
— Parfait.

Elle s’en retourne.

— Je disais donc que tu portes bien cette robe.
— Elle est transparente, on voit tout à travers !
— Tu exagères.
— Non, je le sens bien.
— Tu n’es pas bien alors ?
— Ça me gêne. A la plage je veux bien mais pour sortir non.
— OK.
— Si tu m’avais montré les fringues que tu emportais, j’aurais dit non pour celle-ci.
— Je suis désolé.
— Tu le fais pour toi uniquement.
— Parce que j’aime qu’on te regarde, je suis fier d’être avec une femme jolie et sexy.
— Oui mais là c’est trop.
— Je t’assure qu’il faut vraiment y regarder de près pour voir quoique ce soit.
— Bref, passons-à autre chose.

On nous apporta nos verres, nous trinquâmes. La serveuse prit aussi notre commande.
Les plats furent frais et délicieux : tartare de saumon, poêlée de crevettes marinées, filet de lieu jaune en croûte d’algues, côte d’agneau grillée, soupe de fraises, crème brûlée.

— Tu veux jouer aux machines à sous ?
— Pourquoi pas mais vingt euros chacun et on ne flambe pas.
— OK.

Nous quittâmes le restaurant pour entrer dans la salle des machines après avoir décliné nos identités.
On échangea la monnaie contre des jetons puis nous nous installèrent devant une première machine qui a vite fait de nous prendre la moitié de notre budget. Nous décidâmes d’en tester une autre et celle-ci s’avéra plus généreuse : nous gagnâmes le double de ce que nous avions perdu, mais à la fin, c’est bien connu, la machine l’emporte toujours !

 

Nous n’échangeâmes pas beaucoup durant le retour au camping, la route parut longue.

Je proposai un verre à Carole. En guise de réponse, j’obtins « non merci, je suis fatiguée, je vais me coucher ». J’avais imaginé une autre fin de soirée par exemple de la prendre par-derrière, debout, robe relevée sur les hanches. Mon envie de sexe a vite été mise au placard. Je restai un moment sur la terrasse du mobil-home avant de rentrer me coucher. Le bijou était posé sur le rebord du lavabo…

 

La nuit fut paisible et reposante.

Je me levai en premier, pris une douche et préparai le petit-déjeuner sur la terrasse. Carole apparut après être passée également par la salle de bains. Elle portait un de mes tee-shirts.

— Ça va, bien dormi ? Je t’ai préparé ton chocolat.
— Merci, oui bien et toi ?
— Très bien oui. T’as fini de bouder ?
— Je ne boude pas !
— Tu ne faisais pas la gueule hier soir en rentrant ?
— Pas du tout. On fait quoi aujourd’hui ?
— On pourrait aller au marché pour acheter quelques trucs pour un pique-nique sur la plage non ?
— Oui. Tu vas me faire porter quoi ?

Il y eut un silence pesant.

— La robe d’hier soir ! Dis-je sur un ton moqueur.
— Pour aller au marché ?
— Marcher oui c’est bien ça, je te fais marcher !

 

Je me levai pour aller dans la chambre récupérer cette fameuse robe. Je revins sur la terrasse.

— Tiens voilà ce que j’en fais de cette robe.

Je mis les deux mains de part et d’autre d’une couture et la déchira sur toute sa longueur.

— T’es malade !
— Pas du tout, comme ça je ne t’embêterai plus avec !
— Mais ça ne va pas !
— Si très bien !
— Je n’ai jamais dit que je ne l’aimais pas, j’ai juste dit que je la trouvai trop transparente.
— Comme ça on en parle plus !
— Tu vas faire comme ça avec toutes les robes que je n’aime pas ?
— Ça t’arrangerait bien.
— Tu achètes des trucs sans me demander mon avis.
— Si je te le demandais, tu refuserais. Y en a d’autres que tu ne porteras pas ?
— Certainement.
— Lesquelles ?
— Je ne sais pas là comme ça mais il y en a. Suis pas une pouffe, ni une bimbo !
— Tout de suite les grands mots ! C’est vrai que tu n’es pas ce genre de fille, mais j’aime quand tu es habillée sexy. J’aime les regards qu’on pose sur toi, suis même fier de rendre d’autres mecs jaloux.

— Jaloux ?
— Qu’ils m’envient d’être avec une femme qui est jolie, attirante, qui ose porter des vêtements sexy quoi !
— On peut être sexy sans porter des trucs vulgaires. T’es vraiment bizarre des fois toi ! Alors, qu’est-ce que je vais porter ce matin ?
— Jupe en jean et bustier.
— Oh, la, la, très classique ça !
— Et même pas de talons hauts !
— Qu’est-ce qu’il t’arrive ?
— Classique sexy, moi j’aime beaucoup.
— Montre !

Je partis dans la chambre et revins avec les deux pièces de la tenue.

A suivre…

retrouve les récits d’Alfaducentaure ici.

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