La renaissance d’Héloïse – Ep 1 _ Par Alfaducentaure

Chapitre 1

Le rendez-vous était fixé à 18 heures.

Je dus faire vite et quitter mon job un peu plus tôt que d’habitude de façon à prendre une douche puis traverser toute la ville pour ne pas être en retard. J’arrivai finalement dix minutes avant l’heure et je me retrouvai à faire les cent pas.

Je reçus un nouveau à message à 18h05:

« Un peu de retard, j’arrive »

Celle que j’attends, par cette fin d’après-midi ensoleillée et froide de ce début février 2018, c’est Héloïse. Nous ne nous sommes pas revus depuis près de 4 ans !

Je ne peux pas vous parler d’elle si je ne vous explique pas la situation à cette période-là : donc au printemps 2014, Héloïse et moi mettons un terme à une relation débutée en septembre de l’année précédente. A ce moment-là, et ce depuis plus de sept ans, j’étais en couple avec Carole, une de ses amies et ex collègue de travail.

Carole et moi, nous nous sommes connus sur un site de rencontres. Je venais de divorcer après dix ans de mariage, elle était veuve depuis quelques années. Je ne souhaitais pas me remettre en ménage, du moins au début de notre relation. De ce fait, nous étions plus des amants qu’un couple et vivions chacun chez soi la plupart du temps. Il arrivait fréquemment que nous passions trois ou quatre jours l’un avec l’autre comme un vrai couple mais guère plus, j’éprouvais souvent le besoin de « souffler ».

Au bout de deux ans, quand j’évoquai l’idée de vivre sous le même toit, c’est elle qui ne voulait plus.

Notre relation connaissait des hauts et des bas, des séparations puis des réconciliations, sans vraiment se fixer définitivement. Nous avions deux enfants l’un et l’autre. A six, c’était parfois comme notre relation à deux : clopin-clopant.

Il y avait des accrochages, des choses qu’il fallait dire ou se retenir de les dire…

 

Carole et Héloïse se sont connues alors que cette dernière eut été recrutée pour effectuer une formation dans le même cabinet immobilier. Leur entente avait été parfaite dès le début. Elles étaient mères de deux filles chacune, pratiquaient entre autres le même sport, ce qui leur faisait des points communs et bien des sujets de discussion.

Je fis la connaissance d’Héloïse de façon très furtive un soir alors que je venais chercher Carole à la sortie de son bureau. Les présentations se firent succinctement : une bise, un souhait de « bonne soirée » et un « au revoir ».

En voiture, Carole me fit l’éloge de son amie : une collègue agréable, fiable, professionnelle, heureuse et épanouie dans sa vie personnelle. Elle me demanda même ce que j’en pensais. Je répondis qu’il me fut difficile de me faire une opinion en si peu de temps mais qu’elle avait l’air « sympa ».

Je la croisai de temps en temps, soit parce qu’elle avait besoin de faire garder ses filles un samedi après-midi, soit parce que les deux copines sortaient ensemble. Il arriva aussi qu’elle nous invite à dîner chez elle ou inversement. Ce fut à l’occasion d’un de ces repas que je rencontrai Mathieu son conjoint, un homme charmant et passionné de sport nautique.

 

Courant avril 2013 Carole m’annonça, un soir en dînant, qu’elle offrira un week-end à Héloïse et Mathieu.

  • Mais pour qu’elle occasion ? Lui demandai-je.
  • Je sens que ça ne va pas bien dans leur couple, j’ai envie de leur faire plaisir.
  • Qu’est-ce qui te fait dire ça ?
  • On parle beaucoup ensemble, elle se confie à moi. Ces derniers temps ça ne va pas fort, des engueulades, des prises de têtes.
  • Un peu comme pour tous les couples, des hauts et des bas.
  • Elle n’a pas le moral.
  • Et tu crois qu’en leur offrant un week-end ça ira mieux ?
  • Peut-être !
  • C’est où ce week-end ?
  • Je vais acheter un coffret pour un week-end détente par exemple, ils choisiront où ils veulent aller.
  • Rien que pour eux deux alors ?
  • Oui bien sûr, je vais aussi leur proposer de garder leurs filles.
  • Très bonne idée !

 

Le fameux coffret fut acheté rapidement et offert dans la foulée. Le choix se porta sur un complexe hôtelier avec thalassothérapie à trois heures de route. Lieu idéal, selon Carole, pour se retrouver en amoureux !

Le vendredi soir avant ce week-end de réconciliation, Héloïse vint à la maison déposer ses enfants. Nous prîmes l’apéritif. Carole, toujours bienveillante, insista un peu lourdement à mon goût, pour que ces deux jours soient bénéfiques, pour que ça aille mieux après, pour que la flamme se rallume…

Pour nous ce week-end ne serait pas de tout repos : six enfants à gérer !

 

Au cours du déjeuner du samedi, la plus jeune des filles d’Héloïse, qui mangeait toute seule depuis peu, se badigeonna la bouche de purée. Ça a fait rire tout le monde. Carole me demanda de prendre une photo. Je me saisis donc de mon portable pour immortaliser la scène. Elle me communiqua le numéro d’Héloïse afin de lui envoyer. J’ajoutai le message suivant :

« On ne s’ennuie pas »

Je reçu une réponse quasi instantanément :

« Je vois ça »

J’ai voulu continuer à échanger en demandant, par exemple, comment ça se passait mais je me suis ravisé, ce n’était pas mes affaires.

Le dimanche soir arrivait. J’emmenais mes enfants chez leur mère. A mon retour, une heure et demi après, Héloïse et Mathieu étaient déjà passés récupérer leurs filles. J’interrogeais Carole :

  • Alors comment s’est passé leur week-end ?
  • Héloïse n’avait pas l’air réjouie.
  • C’est-à-dire ?
  • Elle ne m’a rien dit, je l’ai ressenti comme ça.
  • Ah bon ? Et puis ?
  • Il a plu tout le week-end, ils n’ont pas fait grand-chose. J’en saurais plus demain.

Comme la plupart des semaines, je rentrai chez moi le lundi soir après ma journée de travail.

Carole m’expliqua, par téléphone, que Héloïse et Mathieu s’était disputé pendant leur court séjour. Elle lui reprochait notamment d’être toujours avec ses potes, la laissant gérer seule le quotidien du foyer et plein de petites choses qui l’agaçait de plus en plus.

Il y avait de l’eau dans le gaz entre eux et ça embêtait tristement Carole de savoir sa copine dans cet état.

 

Les semaines passèrent, ma relation d’amant-maîtresse avec Carole connaissait aussi quelques orages. Elle me reprochait mon égoïsme, de ne pas passer suffisamment de temps avec elle, de ne pas savoir ce que je faisais quand j’étais seule chez moi etc.

Un mardi de mai elle m’envoya un sms :

« Pique-nique demain soir au parc »

Je répondis :

« Avec qui ? »

« Nos amis habituels, peut-être d’autres »

C’était très évasif mais je lui signifiais mon accord.

 

Ce mardi soir donc, je fis quelques courses avant de la retrouver à la maison. Nous chargeâmes la voiture direction le parc où nous retrouvâmes deux couples d’amis déjà installés à une table. Nous débouchâmes une bouteille de rosé pour prendre l’apéritif et, alors que je remplissais les verres, j’aperçus une silhouette féminine s’avançant dans notre direction. La jeune femme vêtue d’un short en jean et d’un tee-shirt rouge découvrant le nombril et portant un panier n’était autre qu’Héloïse.

Elle salua tout le monde, s’assit en bout de table à côté de Carole et juste face de moi.

Nous trinquâmes. Les discussions de sujets divers et variés allaient bon train. Nous mangeâmes de la charcuterie, des chips, des salades et du fromage.

Les deux copines semblaient heureuses. Héloïse avait demandé à Mathieu de rentrer plus tôt afin de garder leurs filles, elle appréciait de pouvoir souffler un peu et de passer un bon moment entre amis.

Quand elle s’est penchée pour prendre un récipient en plastique dans son panier, mon regard a plongé dans le décolleté de son débardeur et j’aperçu le galbe de ses seins et son soutien-gorge noir, cela me troubla.

La nuit qui commençait à tomber donna le signal de départ. Je fus perturbé une fois de plus quand Héloïse s’accroupit pour ramasser ses affaires laissant apparaître la dentelle noire d’une culotte.

Les affaires remballées, nous dîmes au revoir aux amis. Carole proposa à Héloïse de passer par la maison pour prendre un dernier verre, elle accepta.

Je m’occupai des boissons alors qu’elles étaient assises dans le canapé du salon. En servant, je lorgnai sur les longues jambes fuselées d’Héloïse. La pratique régulière de sports en était sans doute le résultat. C’était la première fois qu’il me fut donné le plaisir d’admirer une partie de son anatomie.

Il était plus de minuit quand nous nous sommes couchés après le départ d’Héloïse.

Collé contre le dos de Carole, nous avons baisé. J’avoue que les images de la poitrine et des jambes d’Héloïse ont décuplées mon excitation pendant ce moment-là…

 

@ suivre …

Retrouve les récits d’Alfaducentaure ici.

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