Shadow
Notifications
Clear all

(Question pour les hommes) : avez-vous été atteints de priapisme ? Poll is created on Oct 06, 2019

  
  

Priapisme  

  RSS
GB_BoobsLover
(@gb_boobslover)
Auteur de récit
Noël
nombres de messages
Level 29
80 0
th
vlcsnap 2018 07 05 16h39m25s82

1. Qu’est-ce que c’est ?

Le priapisme est une érection persistante plus de 4 heures en dépit de l’absence de stimulation sexuelle.

 Habituellement, l’érection devient douloureuse et, surtout, des lésions irréversibles peuvent se produire dans le pénis au niveau des corps caverneux si l’on n’intervient pas rapidement. C’est donc une situation qui doit conduire à une consultation médicale en urgence.

L’objectif de la prise en charge sera triple :

- soulager le patient en mettant fin à l’érection ;

- trouver la cause du priapisme ;

- éviter la récidive.

On ne peut pas toujours supprimer la cause d’un priapisme et des épisodes de priapisme peuvent se reproduire. On parle alors de priapisme récidivant. Il s’agit généralement de priapisme à bas débit et des épisodes d’érections prolongées (mais de moins de 3 heures) peuvent aboutir à un authentique priapisme ischémique nécessitant une intervention.

2. Comment ça se passe ?

Deux mécanismes peuvent jouer un rôle dans la persistance de l’érection malgré l’absence de stimulation sexuelle.

Premier mécanisme : une incapacité des cellules musculaires lisses à se contracter. L’originalité du système érectile du pénis est qu’il s’agit d’une sorte d’éponge active dont les cellules musculaires sont contractées à l’état de repos grâce à un tonus du système nerveux sympathique permanent.

Dans certaines situations (excitation, certaines phases du sommeil…), ce tonus diminue et laisse agir le tonus du système nerveux parasympathique qui entraîne la relaxation des cellules musculaires du pénis, permettant l’afflux sanguin dans le pénis et l’érection.

Normalement, après l’éjaculation ou lorsque cesse l’excitation sexuelle, le tonus du système nerveux sympathique reprend le dessus et l’érection cesse. Mais, dans certains cas, le tonus du système nerveux parasympathique « érecteur » conserve le dessus pour des raisons neurologiques, musculaires ou liées au fonctionnement de la paroi vasculaire.

Le second grand mécanisme est lié aux modifications hémodynamiques du sang en raison d’une hyperviscosité de celui-ci. Il s’agit essentiellement de maladies du sang.

3. Qu’est-ce que je ressens ?

Le premier signe est le fait que l’érection se maintienne alors que l’excitation et les stimulations sexuelles ont cessé.

Cette érection persiste plusieurs heures et à partir de la 4e heure des lésions irréversibles du pénis compromettant l’érection peuvent survenir.

On distingue le priapisme à bas débit ou ischémique (avec privation d’oxygène pour les cellules), le plus fréquent, qui devient douloureux après quelques heures (la douleur peut s’estomper après les 24 premières heures), du priapisme à haut débit qui n’est pas douloureux car il existe une fistule artério-veineuse qui assure une oxygénation des cellules du pénis.

Dans le priapisme à bas débit, le gland (formé de tissus spongieux) reste mou car ce sont les corps caverneux qui sont incapables de laisser sortir le sang. En revanche, dans le priapisme à haut débit, le gland conserve une certaine tumescence et l’érection est relative (non rigide ou fluctuante).

4. Quelles causes ?

On distingue les causes de priapisme ischémiques et les causes de priapisme à haut débit.

Les causes de priapisme à haut débit

Chirurgie de revascularisation pénienne.

Traumatisme périnéal par la selle de vélo, traumatisme des testicules ou du pénis lors d’une chute, etc.

Les causes de priapisme ischémique :

Drépanocytose.

Leucémie myéloïde chronique.

Thalassémie majeure.

Polyglobulie primitive (maladie de Vaquez) ou secondaire.

Thrombocytémie essentielle.

Sphérocytose congénitale (maladie de Minkowski-Chauffard).

Thrombophlébite infectieuse.

Etats d’hypercoagulabilité.

Thrombopénie induite par l’héparine.

Cancers pelviens (pénis, testicule, prostate, vessie).

Métastase de cancer urologique (reine) ou digestif.

Traumatisme crânien, tumeur cérébrale, sclérose en plaques, atteinte médullaire.

Urétrite, prostatite, sténose ou corps étranger urétral, accident endoscopique.

Médicaments : antihypertenseurs, anticoagulants, antidépresseurs, antipsychotiques.

Alcool, cocaïne, marijuana.

Solutés hyperlipidiques utilisés en nutrition parentérale.

Traitements vaso-actifs érectogènes injectés dans les corps caverneux.

Parfois, aucune cause n’est retrouvée (priapisme idiopathique).

5. Quels examens ?

Le diagnostic est basé sur les symptômes et l’identification des causes connues mais une prise de sang sera effectuée (numération-formule sanguine avec plaquettes, compte de réticulocyte et électrophorèse) pour identifier la cause du priapisme.

On réalise parfois un écho-Doppler pour rechercher une fistule lorsque l’on suspecte un mécanisme à haut débit mais à condition que cela ne retarde pas l’urgence que constitue la détumescence.

Si l’on ponctionne le sang des corps caverneux, l’analyse de celui-ci donnera aussi des indications sur le type de priapisme : sang veineux (pO2 < 30 mmHg, PCO2 > 30 mmHg et pH < 7,25) en cas de priapisme ischémique.

6. Quel traitement ?

En dehors des traitements antalgiques, la première étape du traitement consiste généralement à tenter d’obtenir une nouvelle éjaculation par la masturbation (si l’érection n’est pas déjà trop douloureuse), à effectuer un effort physique important (série de flexions des genoux, par exemple) ou à appliquer une poche de glace.

Si l’érection persiste, on réalise une ponction des corps caverneux (ou d’un seul si cela suffit car il existe des connexions entre les deux corps caverneux) après anesthésie locale ou loco-régionale.

Cette ponction est réalisée au niveau du corps caverneux avec une aiguille de gros calibre. Le sang est aspiré doucement par la seringue, aidé parfois d’une pression douce de la base du pénis vers le gland.

Cette manœuvre peut prendre jusqu’à 30 minutes. Un produit (alpha-stimulant) est également injecté à distance du point de ponction pour favoriser la détumescence s’il n’y a pas de contre-indication.

7. Quand faut-il se faire opérer ?

En cas d’échec de la ponction, un traitement chirurgical sera effectué afin de créer, dans le cas du priapisme à bas débit, une fistule caverno-spongieuse, c’est-à-dire une connexion entre les corps caverneux et le corps spongieux).

Il existe plusieurs techniques :

- la technique de référence (technique d’Al Ghorab et d’Ercole) consiste à pratiquer, sous anesthésie loco-régionale, une incision proche de la jonction entre le gland et le pénis (côté opposé à celui ou se trouve le frein) pour pratiquer des orifices d’environ 5 mm à l’extrémité de chaque corps caverneux, ce qui provoque aussitôt la détumescence. Une connexion est établie entre les corps caverneux et le gland (shunt distal) et se referme en général avec le temps. Toutefois, des dysfonctions érectiles sont possibles après ce type d’intervention ;

- la technique du shunt distal (technique de Quackels) est utilisée en cas d’échec de la technique précédente. Elle consiste à créer la connexion entre les corps caverneux et le corps spongieux au niveau du périnée, entre les bourses et l’anus. Elle nécessite une anesthésie générale ou une rachi-anesthésie et la mise en place d’une sonde urinaire. Le principe est d’inciser l’un des corps caverneux (ou les deux si cela ne suffit pas) en avant du bulbe spongieux (voir la fiche sur « L’appareil génital masculin ») et de le connecter à une incision faite en regard sur le bulbe spongieux. C’est une technique plus longue et plus difficile techniquement qui n’est pas dénuée de complications.

D’autres techniques chirurgicales existent mais sont moins utilisées.

Dans le cas d’un priapisme à haut débit, le traitement de choix est l’embolisation sélective de l’artère pudendale par du matériel résorbable.

On ne peut pas toujours supprimer la cause d’un priapisme et des épisodes de priapisme peuvent se reproduire. On parle alors de priapisme récidivant. Il s’agit généralement de priapisme à bas débit et des épisodes d’érections prolongées (mais de moins de 3 heures) peuvent aboutir à un authentique priapisme ischémique nécessitant une intervention.

8. Références

Galiano M. Priapisme, EMC (Elsevier SAS, paris), Traité de médecine Akos, 1-0930, 2011.

Roumeguère T. Traitement médical et chirurgical du priapisme spontané et iatrogène. EMC (Elsevier Masson SAS, Paris) Urologie, 18-380-A-10, 2009.

American Urological Association, Priapism, guidelines on the management of priapism, 2003.

Nehra A. Mulhall J. Priapism, In Porst H., Buvat J. (Eds.) Standard Practice in Sexual Medicine (pp.174-187), Blackwell publishing, Oxford UK 2006.

(Source : http://sante.lefigaro.fr/mieux-etre/sexualite/priapisme , consulté le 6 octobre 2019)

GB, passionné de gros seins et de lactation, pour vous servir

Citer
Posté : 6 octobre 2019 2 h 36 min
Legras
(@legras)
Testeur de Sextoys
Auteur de récit
nombres de messages
Level 29

C'est ta partenaire de lit qui doit être contente si tu as du priapisme.

"Le gras c'est la vie" Karadoc (Kaamelott Livre II, Corpore sano)

RépondreCiter
Posté : 6 octobre 2019 9 h 55 min
Ecila aime
GB_BoobsLover
(@gb_boobslover)
Auteur de récit
Noël
nombres de messages
Level 29
Posté par: @legras

C'est ta partenaire de lit qui doit être contente si tu as du priapisme.

Lol La gourmande et la cruelle : profiter d'un sexe énorme et dur en permanence alors que le mec souffre ! C'est sadique, digne du BDSM ! XD

Je n'aimerai pas avoir ça, y compris sous les yeux de ma partenaire de lit du moment.

GB, passionné de gros seins et de lactation, pour vous servir

RépondreCiter
Posté : 6 octobre 2019 14 h 43 min
Partagez sur les réseaux sociaux: