Règles de colocation – Episode 25

L'union fait la force

Les deux filles se regardèrent un moment, chacune cherchant une réponse dans les yeux de l'autre. Jeanne était comme une petite fille qui serait allée se blottir dans les bras de sa maman. Zoé, elle ne réfléchissait plus pour elle, mais cherchait à savoir si son amie voulait continuer ou pas. Jeanne sentait au fond d'elle l'envie de continuer, mais son esprit lui disait qu'il fallait arrêter. Elle était encore en train de se remettre de sa crise précédente. Ce qui semblait si fort et sûr d'elle à l'extérieur, n'était en fait qu'une façade qui s'était effondré lorsque la vendeuse était partie. Même elle ne pensait pas réagir si fort, toute sa crainte liée à un abandon était sortie. Elle ne savait pas d'où venait cette peur, mais elle était bien là et forte. C'est peut-être pour cela qu'elle reste souvent en retrait, de peur de faire mal verbalement à quelqu'un et de le perdre. Elle aimait être entourée, mais sans s'impliquer. Son envie de dominer venait sûrement de là, avoir le pouvoir et garder sous la main l'autre la rassurait.

"Il y a encore combien de leçon ?"

Jeanne venait de briser le silence, elle comprenait que Zoé attendait que ce soit elle qui prenne la décision. Un grand sourire réconfortant apparut sur le visage de la vendeuse.

"Des leçons de sécurité il n'y en a plus. Là, ce serait juste pour s'amuser et promis je resterais avec vous."

Les deux filles échangèrent un nouveau regard. Zoé se voulait rassurante et réconfortante essayant d'insuffler sa force à Jeanne. Jeanne elle sentait un combat au plus profond d'elle-même. Une partie voulait continuer, l'autre était totalement contre encore sous le choc de la dernière leçon. Elle ferma les yeux, pesant rapidement le pour et le contre. À part ce qui avait déclenché sa crise de nerfs elle avait aimé ce qu'elle avait vécu. Elle les rouvrit et regardant la vendeuse :

 "Oui Maîtresse, je veux continuer."

En entendant cela Zoé déposa un baiser sur le sommet du crâne de Jeanne et la serra. Relevant la tête elle regarda la vendeuse.

 "Moi aussi Maîtresse, je veux continuer."
"Parfait, alors en position d'attente, toute les deux !"

Rapidement, les deux filles se mirent les bras croisés dans le dos. Elles furent éblouies lorsque le spot se ralluma, dessinant à nouveau la silhouette de la vendeuse. La silhouette se tourna et prit un objet sur la table. Cet objet ne semblait pas lourd et avait une forme ronde, un trou laissait passer la lumière du spot. Sans rien dire, elle s'approcha de Jeanne et se plaça derrière elle. Les filles n'avaient pu voir ce que la vendeuse avait pris. Jeanne sursauta lorsqu'une sorte de cagoule passa devant sa tête et que la vendeuse l'obligea à l'enfiler. 

Alors que la vendeuse tirait la cagoule, munie d'un zip à l'arrière de la tête, Jeanne avait par reflexe tiré sur la cagoule pour trouver un moyen de respirer. Elle fut surprise de ne pas trouver de trou pour sa bouche qui se retrouvait fermée de force, les lèvres plaquées contre ses dents. Pour son nez en revanche, un large espace était prévu, elle sentait que l'arête du nez était recouverte. Lorsque la cagoule passa elle vit un changement dans ses couleurs, du noir et une sorte de couleur crème transparente. Lorsqu'elle fut en place ses yeux, se retrouvèrent devant deux trous ne lui bouchant pas son champ de vision. 

Elle entendit et sentit la cagoule se tirer lorsque la vendeuse ferma le zip. Sentir ce cocon se fermer autour de sa tête plus que la paniquer la rassura. Elle se sentait contenue, comme mis à l'abri des éléments extérieurs. Son ouïe était impactée, les sons externes étaient atténués, mais dès que quelque chose touchait la cagoule, le son et les vibrations se répercutaient sur la totalité de son crâne, sentiment étrange et agréable.

 "Comment tu trouves ton amie ?"

Zoé se tourna et envia presque Jeanne, elle était magnifique là-dedans. Ses yeux semblaient avoir grandi et étaient mis en valeur, du fait des changements de couleurs et l'absence de bouche. Cette absence changeait toute la morphologie de son visage, si on lui demandait, il lui serait très difficile de dire si c'était vraiment Jeanne ou pas là-dessous. Le noir de la cagoule tranchait avec le doré et l'argenté du collier et donnait un air irréel à Jeanne. Jeanne voyait dans les yeux de son amie qu'elle devait être belle à voir ainsi, elle était frustrée de ne pas pouvoir le faire.

 "Elle est magnifique Maîtresse."

 

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