Règles de colocation – Episode 24

Leçon vivante

Les deux filles bougèrent légèrement la tête et regardèrent le plus possible en direction de la vendeuse. Elle était devant le spot seule. Sa silhouette se dessinait. Elles opinèrent péniblement de la tête, faisant naître de long fils de bave. La vendeuse tendit ses bras et vint caresser leur dos en même temps, lentement, tendrement. Elle joua à leur lever les poignets ensemble, tirant de part et d'autre sur la corde, faisant gémir les deux filles simultanément.

La vendeuse joua un moment à faire frotter cette corde sur leur entrejambe, faisant monter leur excitation toujours plus haut. Les gémissements se faisaient de plus en plus fort, même quelques suppliques d'arrêter que la vendeuse ne prit pas en compte, ce n'était pas le Safeword. Alors qu'elle sentit que les filles allaient jouir, elle arrêta, cette fois les suppliques lui demandait de continuer.

"Le pouvoir est de faire changer d'avis une personne de son plein gré. Au début, vous me suppliez d'arrêter, et là vous me demandez de continuer. En bonne Maîtresse, je n'écoute jamais mes soumis et agis selon mon bon gré ou ce que j'ai programmé. Deuxième leçon, la Maîtresse peut jouer dans les limites fixées, et ne s'arrête que si le SafeWord est prononcé jamais parce que le soumis le demande, même avec insistance."

Elle se tourna éteignit le spot et les autres lumières de l'arrière-boutique. Les deux filles se retrouvèrent dans une pénombre seulement adoucie par les lumières du magasin restée allumée. Les bruits de pas indiquèrent aux filles que la vendeuse se déplaçait vers le rideau :

"Sur ce, je vais vous laisser les filles. Bonne fin de soirée."

Les deux filles écarquillèrent les yeux de surprise. La peur remplaça la panique dans le regard de Jeanne qui faisait dos au rideau. Ce qui l'aidait à tenir était la présence rassurante de la vendeuse, mais savoir qu'elle parte en les laissant seule lui faisait perdre tout son sang-froid. Si elle avait réussi à tenir seule dans sa chambre auparavant, c'est qu'elle se savait en sécurité. C'était sa chambre, dans leur appartement, elle connaissait les lieux et se savait en sécurité. Là, la seule chose qui la mettait réellement en sécurité était la vendeuse qui n'était plus là.

Elle commença à se débattre, à hurlé "Oooonnn" "Evenez". Elle tirait pour se relever, tendant la corde, forçant sur le bâillon. Cela se répercutait sur Zoé qui voyant son amie devenir comme folle commençait à s'affoler aussi. Les deux filles se débattaient pour se libérer. Des larmes entre la douleur et la panique commencèrent à couler sur les joues de Jeanne. Finalement arrivée à bout, elle hurla :

"ETHOOOPP" "ETHOOOOPPPEEEE"

Cette scène dura 30 secondes, mais pour Jeanne elle semblait avoir duré une éternité. Rapidement, la vendeuse revint, allumant les lumières de l'arrière-boutique. Le nœud reliant ses poignets fut rapidement défait et la sangle de son bâillon fut ôtée. Jeanne se redressa, les yeux en pleurs en très grande détresse psychologique. Elle prit dans ses bras la vendeuse pour se rassurer et pleurer sans pouvoir s'arrêter. Zoé se redressa lentement, n'ayant plus rien qui l'obligeait à rester penchée. Elle s'était calmée, même si quelques larmes due à sa panique coulaient encore sur ses joues.

Jeanne comprimait fortement la vendeuse qui ne pouvait bouger, sa panique baissait lentement laissant place à une fureur. Elle repoussa la vendeuse lui donnant un coup sur l'épaule et commença à lui hurler dessus en la pointant du doigt :

"Comment tu as pu faire ça. Tu n'avais pas le droit, c'est irresponsable !"

La vendeuse encaissait sa violence verbale, sans réellement chercher à répondre comme si elle s'y attendait. Elle la laissait finir d'extérioriser sa colère, Jeanne se tourna péniblement en faisant un pivot sur une jambe, toujours reliée par la barre. Elle continuait d'invectiver la vendeuse qui la regardait paisiblement. Puis comme une seconde vague d'émotion submergea Jeanne, qui ne put retenir un flot de larmes et de pleurs, elle chercha à continuer de haranguer la vendeuse, mais plus rien n'était compréhensible. La vendeuse se rapprocha la repris dans ses bras et la laissa pleurer et taper mollement dans son dos. Jeanne se reprit plus rapidement qu'avant, mais cette fois ne s'énerva pas contre la vendeuse, elle se laissa tomber assise, plia ses genoux, croisa ses bras par-dessus et se mit en boule ne laissant échapper que quelques sanglots résiduels.

La vendeuse lui mit une couverture sur les épaules et alla libérer Zoé, qui avait regarder la scène surprise de voir son amie dans cet état, cela ne lui ressemblait pas. Une fois libérée, elle tomba en avant se mettant à quatre pattes, la vendeuse lui ôta la barre entre ses jambes. Zoé s'avança vers son amie et la libéra de la barre. Jeanne leva la tête, les yeux rougi et les joues luisante par les larmes, Zoé lui sourit s'approcha encore d'elle et Jeanne la pris au cou serrant fort, comme pour s'accrocher à quelque chose de peur de tomber à nouveau. Plaçant son visage à côté d'une des oreilles de Jeanne, Zoé lui murmura :

"Calme-toi, elle est revenue tu as bien vu. Elle devait sûrement avoir ses raisons."

Un mouvement à leur côté attira l'attention de Zoé, elle vit deux verres d'eau posés au sol, à côté d'elles. Elle se détacha de Jeanne, prit un verre le lui tendis et elle pris l'autre. Zoé se leva, puis aida Jeanne à faire de même, encore toute retournée émotionnellement Jeanne vint se loger sous le bras de son amie, passant un de ses bras derrière elle et posant sa tête sur le dessus d'un de ses seins. Les deux filles regardaient la vendeuse, posée contre une table.

"Tout d'abord, je tiens à m'excuser, je ne pensait pas que tu réagirais aussi fort. Je voulais vous montrer le risque de laisser quelqu'un tout seul, mais je pense que je n'ai pas besoin de m'arrêter longtemps là-dessus vous avez ressentit le risque de rester seule. Je vous dirais juste une chose, la règle de base est de ne jamais laisser quelqu'un d'attaché seul."

Les filles la regardaient, reprenant leurs esprits et écoutant les conseils. Elles buvaient leur eau lentement, sa fraîcheur leur faisait du bien, elle pouvait sentir son parcours dans leur ventre. Jeanne avait encore les yeux qui reflétait un mixe entre de la fureur et de la crainte, Zoé elle serrait son amie contre elle et avait posé sa tête contre la sienne.

"Voulez-vous continuer ? Vous avez le droits de dire non et je comprendrais parfaitement."

Jeanne leva ses yeux et chercha le regard de Zoé, chacune attendais que l'autre fasse le premier pas.

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