55 heures à Paris – Ep 8 _ Par CamilleC

H14 Vendredi 12H00

Charlotte et MA sont plus enjouées que jamais. La conception de ce petit dossier pour toi, les vidéos, les photos, les commentaires, ont quelque peu rallumé la flamme de leur libido. Elles s’observent, se cherchent du regard. Je me dis qu’elles ont dû bien profiter des moments à deux que tu leur as accordé hier soir et ce matin. Je me sens presque de trop tandis qu’elles minaudent dans ton appartement en nous préparant un petit apéro. Elles se frôlent, s’effleurent, ricanent. Des mains passent sous leurs jupes ou sur leurs seins, des baisers furtifs se perdent dans leurs cous et sur leurs lèvres. Elles sont belles, fraîches, charmantes.

Gêné je vais prendre l’air un instant sur ton large balcon aux belles ferronneries noires. Je prends le soleil, rêvasse en observant l’activité de la rue en bas. Il commence à faire chaud et en ce mois d’août la ville est à moitié endormie. La fatigue de la nuit dernière se fait un peu sentir. Et c’est l’esprit un peu ailleurs que quelques minutes plus tard je me retourne pour retourner à l’intérieur. Je m’immobilise au moment où j’allais appuyer sur la poignée de la baie vitrée.
Dans ton salon tes deux amies, elles, n’ont pas perdu leur temps. MA est accroupie la tête enfouie sous la large mais courte jupe chocolat de Charlotte. Les mains de cette dernière sont posées dans la longue chevelure de MA, elle a les yeux dans le vague, la langue de son amante semble lui donner beaucoup de plaisir. Je n’ose bouger. Charlotte est si belle ainsi. Je sens l’excitation monter en moi malgré l’entrave sur mon pénis. J’espère juste que Charlotte a oublié ma présence sur le balcon et je me mets un peu en retrait pour ne pas être vu.

Elle ouvre ses cuisses debout appuyée contre un grand buffet. MA la tient solidement par la taille et son visage bouge à peine. Mes yeux restent figés sur le visage de Charlotte qui perd doucement pied. Sa bouche s’ouvre, ses yeux se ferment, je n’entends rien d’où je suis derrière la vitre mais j’imagine ses soupirs. Mon excitation mais aussi et surtout ma douleur augmente. Je rêve de pouvoir me toucher, jouir enfin. C’est quand, semble-t-il, Charlotte se laisse aller à la jouissance que soudain son regard tombe sur le mien.

Elle vient de se rendre compte que je les mate et me fixe intensément tandis que tout son corps tremble. Sans aucune possibilité de battre en retraite ou de ma cacher, je reste planté là, honteux et je baisse les yeux. Je vois tout de même MA se relever après un instant et je vois Charlotte me montrer de la main tandis qu’elle aide son amie à se relever.

Pris en flagrant délit je recule instinctivement jusqu’à la rambarde du balcon. Les deux jeunes femmes, sourire en coin, se dirigent vers moi, ouvrent la porte-fenêtre. « Et bien il ne faut pas te gêner petit mateur !! » lance Charlotte. «Tu prends ton pied petit pervers ? » surenchérit MA derrière elle. Je bafouille, rouge de honte et Charlotte profite de mon désarroi pour me tirer par le bras. « Allez rentre- là- dedans, tu vas voir comment on punit les petits voyeurs comme toi ! ».

MA l’aide à me pousser à l’intérieur et je manque de trébucher en passant le seuil. La brune profite de mon déséquilibre pour me faire une clé de bras et m’immobilise. Ainsi bloqué je ne peux résister à sa brutale poussette dans le dos et je me retrouve à plat ventre sur ton canapé le bras toujours solidement tordu à la limite de la douleur.
« Ne bouge pas » me lance menaçante MA en tirant un peu plus fort. Charlotte de son côté tire sur mon pantalon me voilà cul nu. Je ne vois rien plaqué sur l’assise du divan. Mais au bout de quelques secondes je sens les mains de Charlotte se poser sur mes reins et un objet qui pousse sur mes fesses. Je comprends immédiatement qu’elle vient d’enfiler un de tes godes ceinture et qu’elle s’apprête à m’enculer.

« Tu vas moins faire le malin dans 5 minutes » lâche-t-elle avec son premier coup de boutoir. Mon cri est étouffé tandis que MA me pousse plus fort sur le canapé en appuyant sur ma nuque. Charlotte se déchaîne alors, dans une rage aussi inattendue que brutale. Son assurance, la vitesse à laquelle tout cela vient de se passer me surprennent, je suis à nouveau dans une pure perte de contrôle de ce qu’il m’arrive.

Quand elle me laisse enfin au bout d’interminables minutes, l’anus encore ouvert, douloureux, je ne peux m’empêcher de penser que tout cela vient d’être prémédité, que tout avait été prévu… par toi ? Abandonné comme un jouet dont on s’est lassé sur ton canapé quelques larmes me viennent. J’essaie de reprendre mon souffle tandis que j’entends tes deux amies trinquer et boire leur apéro comme si de rien n’était.

 

H15 Vendredi 13h00

Je finis juste de me rhabiller quand j’entends la porte d’entrée s’ouvrir. « Hé salut les filles ! Comment ça se passe ici ?! ». C’est Pierre, énergique et enthousiaste. J’ai du mal à entendre les réponses des filles dans la cuisine mais j’entends des rires et des éclats de voix joyeux. Je me relève et m’apprête à les rejoindre quand tout ce beau monde déboule dans le séjour les bras encombrés de vaisselle et de victuailles.

C. est  de la partie, souriante et avec cet air insouciant que je ne l’ai pas vu afficher depuis des années. Une nouvelle fois elle évite mon regard et Pierre voyant peut être ma gène me tend avec bonhomie une pile d’assiettes à mettre sur la table. En un instant tout est prêt pour un déjeuner entre copains à la bonne franquette. « M nous a gâté, le frigo est plein de choses toutes prêtes et super bonnes » dit avec gourmandise MA.

Tout le monde s’affaire autour de plusieurs salades aussi délicieuses que variées, de fruits, de fromages, de desserts et de deux bonnes bouteilles de rosé frais. Charlotte a mis de la musique, Nova ou une autre radio tendance du moment. Alors, je finis par me détendre dans cette ambiance subitement légère même si l’indifférence de C et mon cul endolori me rappellent que tout n’est pas vraiment aussi normal que cela en a l’air.

Nous discutons, même si je reste le plus silencieux, un peu en retrait, de nos vies, de nos boulots, de toi bien sûr. Il fait bon, presque chaud, on a ouvert la porte fenêtre. Charlotte danse un peu sur un air de salsa. Je me dis qu’il ne manque que toi à cette scène de simple camaraderie.
MA finit par apporter un plateau avec des cafés. Charlotte se décide à clôturer cette trêve quand après avoir donné sa tasse à tout le monde elle lance soudain « Oh mais il est déjà moins quart ! Pierre tu as dit à C quelle est la suite du programme ? ». «Oui, évidemment ! Et nous avons regardé ensemble la page facebook de Camille. Tu as hâte de rencontrer Walter, C n’est-ce- pas ? ».

Ma compagne baisse les yeux comme si elle regardait l’intérieur de sa tasse. Elle rougit et ne peut s’empêcher d’esquisser un sourire. « Tu parles qu’elle a hâte ! » dit Charlotte en riant. « Tu as vu un peu le bestiau ?!». «Bien je rappelle à tout le monde son rôle » coupe MA prenant comme d’habitude à cœur sa mission d’organisatrice en chef et d’exécutante de tes consignes.

« L’important est que C vive une belle expérience et prenne son pied. Pierre tu seras là bien sûr pour assister Walter et offrir ta belle énergie à notre hôte. Camille tu pourras regarder comme hier soir sans bouger. Je filmerai tout ça pour M et pour la page Facebook de Camille. Charlotte tu fais comme tu le sens. Si tu veux participer ou juste mater, tu es libre mais si C a besoin d’aide en quoi que ce soit M compte sur toi ».

Plus de rire, plus de musique, plus d’allégresse estivale tout à coup. Un ange passe et tout le monde semble s’observer quelques secondes. J’arrive à accrocher enfin le regard de C. Cette fois je ne sens pas son dédain mais un petit malaise chez elle. Elle baisse les yeux, rougissant à nouveau.

C’est la sonnette qui sort tout le monde de sa rêverie. « Il est là » annonce MA en posant sa tasse. Charlotte se lève l’œil brillant, un large sourire et se dirige vers la porte d’entrée. Pierre prend C par la main et l’accompagne rassurant vers ta chambre. Elle garde la tête basse semblant hésiter entre sourire et stress. MA a déjà sorti son portable pour tout immortaliser en vidéo.

Tout le monde semble avoir oublié ma présence. Je reste seul à la table et finit d’avaler mon café. Charlotte ouvre la porte. « Et tu es pile à l’heure ! Bienvenu ! ». J’entrevois la large silhouette de Walter. Un polo Lacoste blanc qui semble prêt à éclater sous la pression de ses pectoraux, un jean et des baskets noires. Il est décontracté et fait la bise à Charlotte.

« C’est par ici. » Elle lui désigne ta chambre dont la porte est entrouverte. MA lui fait un petit signe de la main tout en tenant son portable devant elle. Le visage de Walter s’affiche en grand sur l’écran. Charlotte accompagne Walter, MA les suit. Je pose ma tasse, me lève et ferme la marche.

 

à suivre….

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