55 heures à Paris – Ep. 5 _ Par CamilleC

H5 Vendredi 3h00

Je me suis rhabillé pendant que les trois acolytes regardent la vidéo sur le téléphone de MA. J’ai honte et reste à l’écart tête basse. Je voudrais que tu sois là. Je me sens humilié comme jamais. Aussi, je me demande où tu es, pourquoi tu m’as quitté, alors que ce devait être « notre » rencontre. Le portable de MA vibre. « Oh elle répond ! » lance MA. Puis elle lit à voix haute : « Très bien. Nous avons apprécié. Vous pouvez l’amener jusqu’à nous comme prévu. Dis à Pierre qu’il est attendu ». Je vois leurs yeux qui brillent. Tout le monde semble satisfait. MA se tourne vers moi « Allez debout et suis nous ».
J’obéis, Pierre qui s’est rhabillé de manière impeccable passe devant suivi de Charlotte qui laisse sa culotte derrière elle sur le sol. MA me fais signe de passer devant elle. Elle surveille mes arrières tandis que nous repassons derrière le rideau rouge. Dehors rien ne semble avoir changé, même ambiance coquine mais sophistiquée. Pierre traverse cet espace relativement public et se dirige vers l’autre rideau rouge, celui qui était à gauche quand nous sommes arrivés et avons ouvert celui de droite. Charlotte s’arrête juste devant, entrouvre le lourd tissu pour moi tout en me prenant par le bras. Je passe avec elle dans un espace de la même taille et de la même configuration que de celui que nous venons de quitter.

MA nous suit. Tu es là face à nous assise. Souriante. Ton téléphone encore dans la main. Une femme nue est allongée sur le côté, nous tournant le dos, la tête posée sur tes genoux. Soudain, je la regarde. Je mets quelques secondes à comprendre, à reconnaître ce corps, ces cheveux. Et je reste paralysé. Foudroyé. Je ne comprends pas comment il est possible que C, ma compagne que je croyais chez sa mère depuis ce matin, est là, lascivement alanguie contre toi.

« Bienvenus »dis- tu simplement. « Et merci pour ce spectacle ». Je m’avance pour parler, pour demander des explications mais MA me retiens par derrière pendant que Charlotte me bloque par devant. MA pose sa main sur ma bouche. « Toi tais- toi et assieds- toi » me murmure- t-elle à l’oreille. Elle me pousse vers un pouf posé près de l’entrée et je me retrouve assis encadré par tes deux amies. Sortant de sa torpeur C se retourne vers nous. Elle sourit visiblement amusée de la situation. Je vois que sa chatte est lisse, elle qui m’a toujours refusé cet agrément. Je suis en colère et en état de choc. C’est tout juste si elle me regarde. Tu lui caresses les cheveux. Puis lui montre Pierre qui est en train de se déshabiller. « Il te plait ? ». C répond simplement. « Oui beaucoup ».
Pierre est nu, détendu, souriant. Musclé mais pas trop, pas un gramme de graisse superflue, une gravure de mode. Il ne quitte pas des yeux C. Tu te lèves et vient à sa rencontre. « Et bien Pierre, après Monsieur que penses-tu de t’occuper de Madame ? ». « Avec grand plaisir ma chère » te répond-il très complice. « Laisse-moi te redonner un peu vie alors ». Tu t’agenouilles devant lui et commence à lui faire une pipe gourmande. Il gonfle rapidement mais son membre ne te fais pas peur, tu l’avales entièrement et fais des vas et viens lents et appuyés. Il sourit, une main posée négligemment dans tes cheveux.

C s’est relevée et assise sur le canapé me faisant face elle vous regarde l’œil brillant. Mon sexe prisonnier recommence à me faire mal. Heureusement me dis-je C ne peut pas voir comme je suis excité protégé à la fois par mon pantalon de costume et le petit instrument de torture de MA. Cette dernière et Charlotte sont côte à côte assises sur le canapé le plus proche de moi. MA me surveille du coin de l’œil, vérifiant que je reste sagement assis. Tu te relèves tout en effleurant de la main le sexe bandé de Pierre. « Te voilà prêt je crois » lui souffles-tu.
Il se tourne alors vers C, la fait basculer sur le dos, se penche sur elle, s’empare de sa jambe gauche, la pose sur son épaule et la pénètre sans un mot. Elle gémit. Tu t’approches de moi et viens t’accroupir juste à mes côtés. Pierre commence à aller et venir dans la chatte de ma compagne qui n’a pas un regard pour moi. « Elle est belle n’est-ce pas ? » me souffles –tu à l’oreille. Je ne réponds pas ne les quittant pas des yeux. « Elle est tombée sur nos discussions il y a trois mois déjà, tu avais mal fermé une session sur votre PC. Elle m’a contacté d’elle-même, elle m’a parlé de ses fantasmes comme tu m’as parlé des tiens. Je ne pouvais pas accepter ta proposition de ce week-end sans l’inviter. » continues-tu doucement.

Elle soupire tandis que Pierre se fait plus brutal, plus sûr de lui. « Elle est arrivée ce matin, a fait à ce qu’elle m’a dit du shopping et était à notre rendez- vous il y a une heure. Je l’ai un peu mise en condition pendant que tu t’amusais avec mes amis. Tu as remarqué comme sa chatte est belle ainsi rasée… mais tu ne m’avais pas dit qu’elle avait ce goût de miel… ». Je ne réponds rien. Je tremble sur mon siège, les yeux fixés sur les yeux de C perdus dans un brouillard de désir et de plaisir.

Elle s’accroche au corps de Pierre tandis qu’il la prend avec rage et une force impressionnante. MA a ressorti son téléphone et filme la scène. Charlotte sourit, l’œil brillant. C hurle sa jouissance pendant que Pierre dans un râle se retire, la queue dégoulinante de son foutre. J’ai les larmes aux yeux et une douleur intense au bas du ventre. Mais je ne me suis jamais senti aussi vivant. Je te regarde. Puis je te prends la main et d’une voix tremblante je te dis « Merci Maîtresse ».
C reprend doucement son souffle alanguie sur le canapé. Tandis que Charlotte et MA gloussent en se repassant la vidéo que cette dernière vient de filmer. Pierre se rhabille tranquillement et tu t’es relevée. Tu lui parles à l’oreille, complice. Je n’ose pas bouger encore sous le choc de ce que je viens de voir. J’ai terriblement mal au sexe et encore plus aux testicules excités depuis plusieurs heures et ne demandant qu’à se vider. Je regarde C qui doucement reprend ses esprits. Je ne l’ai jamais vu aussi belle et épanouie. Elle se lève finalement et s’avance vers moi. Je reste assis me demandant ce qu’il va se passer et ne vois pas venir la paire de claques magistrale qu’elle me donne. Je manque de tomber du pouf.

« Et bien sale petit con » me lance- t –elle « Tu pensais t’amuser tout un week end sans moi avec M et ses amis ?! Salaud ! Je ne sais pas ce qu’il se passera après ces quelques jours mais j’espère que tu as compris que plus rien ne sera comme avant entre nous ! ». Je baisse la tête humilié. Aucun mot ne me vient. Je me sens coupable, j’ai honte de ce que j’ai fait à ma compagne depuis des mois. Ses heures passées avec toi, ses fantasmes partagés avec toi, sans elle.

Mon excitation est tombée d’un seul coup. Je me rends compte de la situation pleinement. J’ai envie de pleurer, de partir. Je cherche ton regard, un peu de sympathie, du renfort. C’est tout l’inverse qui se produit. Dans une parfaite indifférence pour moi, tu tends à C une belle robe noire dos nu que je ne l’ai jamais vu porter. Tu l’aides à se rhabiller sans un mot pour moi ou ce qu’il vient de se passer. Pierre est à vos côtés. Je sens son regard gourmand sur vous.

Un immense sentiment de jalousie gonfle en moi. MA et Charlotte se lèvent à leur tour le rouge aux joues et le rire facile. Je n’ai pas bougé de mon siège. Tout le monde semble prêt à quitter la pièce. Ton regard fait rapidement le tour de la pièce, un petit sourire aux lèvres. « Bien, je crois que ce week end commence parfaitement. Jusqu’ici tout se passe comme prévu même un peu mieux ! ». Tes mots sont autant de poignards dans ma fierté, mon ego. Je retiens mes larmes de rage. Je finis par me lever.

« Bon. Je crois que pour moi tout se termine ici n’est-ce pas ? Je vous souhaite une bonne fin de nuit. » Je me dirige sans un regard pour vous vers le rideau. « Mais où vas-tu ? » Lances- tu d’une voix sévère. « Tu crois que tu peux partir comme ça ?! Quelqu’un a entendu le safeword ici ?!! ». Je me retourne surpris. Je tombe sur 4 paires d’yeux sur moi. Et je ne comprends pas. Je ne sais pas ce que vous voulez de moi.

Alors je commence à ouvrir la bouche pour souffler « Boticelli », prêt à ouvrir ce rideau et partir humilié dans la nuit parisienne. Je ne sais pas pourquoi je ne prononce pas ce mot qui me libérerait de cette véritable torture. « Excusez-moi Maîtresse » m’entends-je dire. Je reste immobile, debout devant vous tous. « Voilà qui est mieux » réponds-tu. « Allez en se serrant un peu on rentrera tous dans la voiture de Pierre, rentrons ! »

 

à suivre …

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