55 heures à Paris- Ep 22 _ Par CamilleC

NB: Suite à plusieurs demandes de lecteurs et pour plus de clarté : C est désormais Carine et M, Margot

 

H45 Samedi 19H00

Alexia me sort de ma torpeur. « Alors, raconte ton jouet, Margot… ». Je la regarde. « Tu es sure que tu veux vraiment savoir ? » « Oui bien sûr ». « Bon, OK… » Et me voilà à tout lui raconter. Depuis notre coup de foudre virtuel en passant par nos premiers dialogues, l’emprise que tu as doucement prise sur moi, ce saut dans l’inconnu qu’était ce voyage, l’arrivée surprise de Carine et la tournure inattendue qu’ont pris les événements.

Je ne sais même pas pourquoi ou comment j’arrive à tout lui dire. Peut-être que j’avais besoin de l’exprimer après toutes ces péripéties. Avec elle sans que je comprenne pourquoi tout est naturel, tout est simple. Et elle écoute, sans pratiquement m’interrompre, juste quelques sourires, juste une question ou deux quand je deviens confus. Pas de jugement, pas de rire ou de moquerie. Elle n’a même pas l’air choquée.

Elle se fait juste un peu ironique quand j’arrive à notre déjeuner, « Je comprends mieux ce qui s’est passé tout à l’heure ! Les diablesses ! ». Et quand je termine elle se fait si douce et tendre. Un « merci de ta franchise » et un petit baiser à faire fondre tout l’Antarctique. « Oh, merci. J’avais terriblement peur de te faire fuir ! Je ne te demande pas d’approuver mes choix mais au moins tu sais… » « Oui, j’imagine que tu ne racontes pas ça à tout le monde ! Mais écoute, on a tous nos démons. Dès que je t’ai vu hier soir j’ai senti que tu n’étais pas Monsieur Tout Le Monde alors disons que je suis servie ! ».

Puis elle continue un peu plus sérieuse. «Mais après ce week-end que vas-tu faire ? J’ai l’impression que c’est un peu le bordel dans ta vie là ! ». Je pousse un long soupir. « Oui… Je ne sais plus trop ce que je veux et où j’en suis. C’était déjà le cas avant que je te croise, mais maintenant… ». Je la fixe un instant. Elle fait de même. Silence. Je me force à soutenir son regard jusqu’à ce qu’elle cède et baisse les yeux. Petite victoire, et léger fard sur ses joues.

Puis j’essaie d’enfoncer le clou : « Je ne pensais certainement pas rencontrer quelqu’un comme toi ce week-end en tout cas ». « Moi non plus tu sais ». Je souris. « Bon… tu as faim ? » « De toi oui. » Je ris. « On peut faire les deux… On se commande un truc et en attendant d’être livrés… ». Pour toute réponse j’ai droit à un grand sourire. Le petit hôtel n’a pas de room service mais a laissé à disposition de ces clients une liste de quelques livreurs du quartier. On se met vite d’accord sur un petit dîner chinois qui doit arriver dans 20 minutes. Avant de se jeter l’un sur l’autre.

 

A genoux sur le lit nos baisers sont torrides, nos corps commencent à trouver leurs marques l’un par rapport à l’autre. J’aime comme elle est légère, facile à bouger, à manipuler tout en étant si tonique, si vivante. Cette fois, moins perdu, moins pressé, je pense à toi, à ta consigne et tandis que je caresse son corps, ses seins, son dos, calé derrière elle, je t’imagine là au coin du petit couloir en train de nous regarder dans l’ombre.

L’effet est immédiat et je bande très vite, très fort. Jusqu’à ce qu’elle le sente au creux de ses reins. Elle tourne la tête comme pour me regarder par-dessus son épaule. « Et bien, tu reprends vite forme toi… ». Je lui embrasse le cou, la nuque, je mordille le lobe de son oreille. J’imagine tes yeux brillants, ton sourire pendant que tu nous mates. Elle ronronne.

Et se met à se confier… «Tu es seulement un soumis Camille ? » Sa question me surprend et je lui réponds doucement à son oreille. « Pourquoi poses-tu cette question ? ». J’insiste avec mes mains sur ses tétons, espérant des confidences sous l’effet de l’excitation. Soupir. « C’est que ce que tu m’as raconté… et puis comme elles se sont occupées de moi… je trouve ça très troublant… mais tu imagines comme elles m’ont traité… le rôle que j’ai eu… ». « Oui je vois… tu as aimé… subir ? ».

Je pince son sein gauche. Soupir plus fort. « Oui… c’est ça… Subir… ». Mon excitation grandit encore et j’imagine à quel point tu apprécierais la scène, comment tu m’encouragerais si tu étais là. « Mets-toi à 4 pattes et cambre toi Alexia… ». Elle obéit. Les vannes sont ouvertes. Et jusqu’à ce que je jouisse, le sexe profondément fiché dans son anus, juste avant que le livreur ne frappe à la porte, elle va respecter chaque ordre que je lui donne parfaitement, docilement. Ou plutôt chaque ordre que j’imagine que tu me demandes de lui donner.

 

Les corps encore chauds, assis sur le lit, nus, nous mangeons. Je ne me lasse pas de la regarder. Je ne me remets pas de ce court mais si intense moment de plaisir, de contrôle, de, il faut bien que je prononce le mot, domination. Se sentant regardée elle se retourne. Elle me sourit, presque timidement. Je brise le silence.

« C’est la première fois que je fais ça tu sais ? ». « Tu t’en es bien tiré je trouve… » « Merci. » Un ange passe. Elle reprend une bouchée de porc au caramel. « J’aime bien être avec toi Alexia. Je n’ai pas envie que l’on en reste là, à juste cette journée… » . Elle se retourne à nouveau. Les yeux scintillants. « Moi non plus. ». Je lui souris, passe une main dans ses cheveux de jais.

« Alors il faut que je parle à Carine et à Margot tout à l’heure. » « Tu sais Camille, je les ai vu, ensemble, ce qu’elles font, ce qu’elles se font… Carine de toute façon ne va pas rentrer tranquillement avec toi chez vous… Elles ne vont pas se lâcher comme ça ». Elle a parfaitement dit ce que je n’osais m’avouer encore. « Oui. Je sais. ».

Plus que de la jalousie, j’ai tout d’un coup ce sentiment effrayant que je risque de te perdre. Je m’aperçois à quel point je tiens à toi. Je ne pense même pas au fait que j’ai sans doute perdu ma compagne pour de bon. Non, tout ce à quoi je pense à cet instant c’est à ce vide que tu laisserais si tu sortais de ma vie.

Comme si Alexia lisait dans mes pensées elle me regarde et me dit tendrement : « Tu sais, elles m’ont parlé de toi, après, surtout Margot d’ailleurs. Tu comptes pour elle, même si elle fait comme si tu n’étais qu’un amusement. » J’ai presque les larmes aux yeux.

Pour oublier je l’embrasse à pleine bouche. « C’est gentil de me dire ça Alexia. Ecoute, elles m’ont demandé de les rejoindre à minuit. Mais il faut que tu sois là aussi. J’ai besoin que tu sois là». C’est elle qui cette fois passe sa main dans mes cheveux. « Je serai là. ». Il est presque 21H30 quand nous quittons notre petite chambre. Dehors il fait doux, la lumière commence doucement à décliner. On se tient par la main. Je suis bien.

 

à suivre…

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