55 heures a Paris. Episode 2 _ Par CamilleC

H2 Vendredi 0h00

Tu as posé tes clés en vrac sur le meuble du hall d’entrée. « Ne t’en fais pas on ressort bientôt. Faut que tu profites de Paris tout de même. » Sans même me demander tu prends mon sac de mes mains et le pose dans un coin du hall. « On verra ça plus tard ». J’ai l’air d’un idiot, piqué planté dans ton couloir. « Et bien rentre ! » Me lances-tu en ouvrant la porte de droite. Je passe la porte et me retrouve dans le salon. Tu es restée derrière moi. Je jette un coup d’œil d’ensemble. Un grand canapé, des meubles modernes, stylés, une belle chaine hi-fi, une grande bibliothèque, des disques, une petite télé. Tout parfaitement en ordre, un peu froid peut être. Un rien impersonnel.
Au bout de deux ou trois secondes une silhouette surgit de derrière le canapé. Une belle femme, jeune, était assise là en silence et me regarde souriante debout maintenant. Sa finesse, sa taille, ses beaux cheveux bruns, je devine que c’est MA immédiatement. « Nous voilà » lances-tu à la volée et brisant le silence. « MA voici Camille! Camille, MA ». Elle porte une robe très chic, bleu marine, cintrée, sans manches et ras le cou. Je n’ai pas encore vu qu’elle montre aussi largement le dos nus de MA. Des talons aiguilles vertigineux. Je la pensais belle mais je n’avais pas imaginé une telle classe un peu arrogante. Elle a tout de la parfaite petite bourge parisienne sortie des pages mode de Marie Claire. Je m’approche d’elle. Lui tend la main, elle la sert doucement. Sans te voir je sens que tu jubiles de cette rencontre.
Je me retourne vers toi. Je sens la grande complicité entre vous. Et vos regards sur moi. Tu brises le silence. « Bon j’ai un dernier call à faire avec New York, donc comme je ne voulais pas te laisser seul le temps que je termine j’ai demandé à MA de passer »… « Je n’en ai pas pour longtemps, 20 minutes maximum et ensuite on te sort Ok ? ». Je n’ai pas vraiment le choix et te souris un peu géné. Tu es déjà sortie de la pièce vers j’imagine ta chambre ou un bureau. La porte se ferme. Me voilà seul avec MA.
« Assieds toi tu vas pas rester debout ! ». Je m’installe dans le gros fauteuil club en cuir noir à côté du canapé où MA vient de se rassoir. « J’espère que tu ne nous attendais pas depuis trop longtemps. » « Oh non ça va, on s’est retrouvées ici vers 9 heures, M voulait me baiser avant d’aller te chercher. Pour faire baisser la tension comme elle a dit. » Elle dit ça parfaitement naturelle, sans aucune pudeur. Je bafouille « Oh ok… je vois… ».

Elle continue sur le même ton désinvolte et un peu provocateur. « Et puis bon là je vous attendais patiemment depuis qu’elle est partie. De toute façon M s’était assurée que je ne ferai rien sans vous… » Elle se tortille sur le canapé pour remonter sa robe sur ses hanches et me montrer une ceinture de chasteté métallique. C’est la première fois que j’en vois une « en vrai ». J’imagine qu’elle a dû voir mes yeux s’écarquiller de surprise.
Elle sourit. « M m’a donné quelques instructions, alors si tu permets… » Elle se lève et s’approche de moi avec une feuille de papier. « Ça c’est sa check list…. Voyons… 1 / Pas de caleçon ». Sans faire attention à moi elle ouvre ma braguette. « OK ». « 2/ Collier. » Elle tire sur mon col, ouvre ma cravate… « Oui ça c’est Ok… » … « 3/ Dans le sac, boules , rosebud, strap, gag, foulard et gode ». Elle fait quelques pas vers le meuble de la télé, ouvre un tiroir, sort un petit sac à main de cuir noir allongé, l’ouvre, fouille dedans quelques secondes. « OK ». Elle le pose sur la table basse.

« 4 / Nettoyer son cul ». Elle me fixe. « Tu as entendu ? Allez vite on a pas le temps ! ». Ne sachant que faire je la regarde l’air un peu paniqué. « Allez Camille, tourne toi, montre-moi ton cul ! ». Je me lève hésitant puis me tourne, à genoux sur le fauteuil face au dossier. Je baisse mon pantalon. Me cambre un peu, fesses offertes. « Voilà, c’est bien. ». Je n’ose regarder. Je sens ses mains se poser sur mes hanches puis sa langue qui glisse sur ma raie avant d’appuyer sur mon anus. Elle lèche consciencieuse. Ca ne dure même pas une minute. « OK. » « Bon on est OK. Tu es prêt ».

Je décèle enfin un sourire sur son visage d’ange déchu. Je me rassois normalement. Le ventre noué. Bien plus excité que je ne voudrais l’être.
Elle retourne la feuille. « Bon une dernière petite chose que M m’a demandé de faire. Tu la connais, elle n’est pas avocate pour rien. Elle a rédigé un petit texte qu’elle veut que tu signes. Elle me tend un lourd stylo à plume de luxe. Je le prends puis me penche sur la feuille.

Je lis. « Je soussigné, Camille X, m’engage à ne pas engager de poursuites tant pénales que civiles envers Mlle M X ou n’importe quelle personne qu’elle m’aura fait rencontrer durant la période allant du vendredi 12 Août 2016 00H15 heure de Paris au dimanche 14 Août 2016 6H00 heure de Paris. C’est libre et consentant que j’accepte d’assumer l’entière responsabilité de ce qu’il se passera durant ce laps de temps. Je m’engage personnellement à ne pas discuter les ordres et instructions que Mlle X et les personnes qu’elle m’indiquera comme devant être obéis me donneront pendant cette période. Le 12 août 2016. Signature : ».

Je regarde MA. Elle ne dit rien. Juste un petit sourire au coin des lèvres. « Un soucis Camille ? ». « Non ». Je signe, enfin j’essaie tant ma main tremble. MA reprend la feuille. La plie. La glisse dans une enveloppe et la met dans le sac noir. « Voilà. Il n’y a plus qu’à attendre Maîtresse ».
Comme si tu nous avais observés de loin il ne se passe pas 10 secondes entre ce « Maîtresse » et le bruit de la porte qui s’ouvre derrière nous. Tu apparais rayonnante et les yeux brillants. Tu lances joyeuse : « Vous êtes prêts ? » MA se lève, prend le sac noir. Je fais de même. Je n’ose exprimer le moindre sentiment. Presque au « garde à vous ». « C’est parti alors !! ».

Tu ouvres la porte en grand pour nous laisser sortir en premier. A mon passage devant toi tu palpes mes fesses avant de leur donner une petite tape. MA a ouvert la porte d’entrée et appelé l’ascenseur. Silence sur le palier. Juste le bruit de la cabine qui monte vers nous. Sensation que vous m’observez toutes les deux. Je reste tête baissée.

C’est juste quand la cabine s’immobilise et que je relève la tête que je m’aperçois que tu as glissé ta main sous la robe de M A. Tu lui pétris la fesse droite après avoir remonté le tissu de son fourreau bleu marine sur sa taille tout en jouant avec le rebord de la ceinture de chasteté. Tu la tiens par l’épaule, calée derrière elle. Puis, tu lui souffles à l’oreille et le bruit de l’ascenseur qui s’ouvre m’empêche d’entendre ce que tu lui dis.

MA a perdu son sourire béat en tout cas. Tu la pousses dans la cabine et je vous suis. La porte se referme. Nous descendons. Tu as lâché ta jolie prise qui essaie de se rhabiller visiblement émue, perturbée. La porte qui s’ouvre enfin me donne assez d’air pour ne pas défaillir tant la tension a monté de plusieurs crans subitement. Tu ne souris plus. Tu ne joues plus. Nous traversons le hall d’entrée de ton immeuble.

Dehors l’air est encore plus chaud et humide que lors de mon arrivée tout à l’heure. Le bruit de nos pas sur le trottoir. Comme hésitant je prends quelques mètres de retard. Subitement l’idée de m’enfuir me traverse l’esprit. Je m’arrête. Regarde autour de moi la ville endormie. Vois passer une voiture.

La rue déserte derrière moi semble m’appeler. « Camille ! Que fais-tu ? Allez, dépêche-toi !! ». Ton ordre claque. Me remets d’aplomb. Un dernier regard vers l’autre côté et je me mets presque à courir pour vous rejoindre. Je sais que c’était ma dernière chance de ne pas assumer pourquoi je suis venu. A la station de taxi tout va très vite. A peine quelques secondes d’attente et nous voilà en route vers la rive droite. Je suis assis entre vous. Je serre les jambes, baisse la tête. Comme si je priais.
Le silence est assez pesant. Je sens que le chauffeur a du mal à se concentrer, il faut dire qu’avec toi et MA… je sens ses yeux plus souvent dans le miroir que fixés vers la chaussée. Tu ne dis rien. Surement pour ne pas faire redescendre la tension. MA semble plongée dans ses pensées. A cette heure au mois d’août les rues sont vides. Le voyage est rapide. Nous avons traversé la Seine et nous remontons à travers le 8ème vers le quartier des Champs. Je n’ai pas entendu l’adresse que tu as donnée en partant mais il ne faut pas plus de 10 minutes à notre voiture pour s’arrêter dans une petite rue proche du Rond- Point des Champs.

L’entrée du bar où tu nous emmènes semble s’enfoncer en sous-sol. Pas de grand néon ou de terrasse. Une adresse très discrète semble-t-il. Mais vu les voitures de luxe qui manœuvrent autour de notre taxi et les tenues des gens que je vois se diriger vers cette porte la clientèle s’annonce très chic. J’ai à peine mis pied à terre que le taxi redémarre. Tu me prends par le bras. Sans sourire mais sans l‘air sévère que tu avais tout à l’heure. MA nous suit. Le cerbère de l’entrée nous laisse passer souriant. Son collègue nous ouvre la porte. « En scène » me souffles-tu à l’oreille en passant le seuil.

 

à suivre…

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