55 heures à Paris – Ep19 _ Par CamilleC

H40 Samedi 14h00

 

Je reviens de la cuisine où j’ai laissé près du lave-vaisselle le plateau avec les tasses à café. Tu es passée à l’attaque et tu es en train d’embrasser sans gêne Alexia sur le canapé. J’imagine que tu as du jouer de tes pieds avec elle sous la table depuis un moment et que ma courte absence a été comme le coup d’envoi des festivités que vous attendiez. C vous regarde assise dans le fauteuil, elle a un grand sourire aux lèvres.

Alexia perd complètement pied dans tes bras et se laisse faire. Ta bouche est comme soudée à la sienne et déjà une de tes mains remonte haut sur ses cuisses en repoussant le tissu de sa robe presque jusqu’à ses hanches. Je reste immobile debout à l’entrée de la pièce. Il fait chaud, la porte fenêtre est restée entrouverte, on entend le bruit calme de la ville endormie dans la torpeur de ce week-end d’été. Vos trois visages sont écarlates, chauffés par l’alcool, la chaleur et vos désirs.

L’effet est immédiat sur ma propre libido et la douleur se fait intense dans la cage qui limite mon érection. Après un interminable baiser Alexia reprend son souffle et proteste doucement : « je n’ai jamais… avec une fille… et C… ». Tu poses ta main sur ses lèvres tendrement : « chuttt, laisse toi aller… C nous regarde et semble apprécier… » . Puis tu l’embrasses à nouveau avec une plus de fougue cette fois. J’hésite un instant. Ne devrais- je pas vous laisser ? Mais la scène est si belle. Je fais juste un pas de recul pour être moins visible dans l’ombre du couloir.

Tu as passé une main sous la robe d’Alexia et tu tires sa petite culotte blanche jusqu’à ses genoux avant que la même main ne remonte vers sa chatte désormais offerte. Notre invitée est maintenant quasi allongée sur le dos sur le canapé et toi au-dessus d’elle commence à la caresser tout en couvrant son visage, son cou de baisers. Alexia soupire, je vois lentement ses cuisses s’ouvrir, elle rend les armes.

C s’est approchée. Elle s’assoit sur l’accoudoir juste au-dessus du visage d’Alexia et tandis que tu te relèves un peu pour mieux forcer son intimité de tes doigts, elle passe une main dans ses cheveux. « Oui laisse-toi faire ma belle, M va te donner ce dont tu rêves depuis un bon moment, depuis que tu es arrivée ici en fait n’est-ce pas ? ». Alexia ne répond que par un râle. Tu as très nettement accéléré le rythme de ta main entre ses cuisses.

Puis C se lève et se dirige vers le grand buffet. Là elle sort d’un tiroir le gode ceinture qu’elle portait cette nuit quand je vous ai trouvé endormies l’une contre l’autre. Elle fait rapidement glisser son short et sa culotte au sol et se l’installe. Pendant ce temps ta bouche est descendue vers le sexe d’Alexia et tu la lèches à quatre pattes sur le canapé tout en jouant avec son clito. Sa robe est complètement relevée à sa taille et elle a calé sa tête contre l’accoudoir pouvant ainsi mieux te voir. Elle gémit, yeux mi-clos tout en caressant tes cheveux.

C arrive vers vous. Mutine elle s’adresse à toi : « Chérie, j’ai encore envie de ton cul… » et sans plus attendre elle se penche vers toi et défait le bouton de ton short. Tu relèves la tête contrariée : « Non attend, pas maintenant ! ». Mais cela n’arrête pas ma compagne qui lui réplique sévèrement : « Je croyais que les choses étaient claires ma pute. C’est moi qui décide maintenant. C’est bien ce que tu veux non ? ».

Je suis estomaqué. Je sentais bien que vos relations avaient changé hier mais à ce point ?! Tu ne réponds pas. Ton visage s’est fermé. Comme un frisson sur ton corps. Et tu replonges sur le ventre d’Alexia qui appuie d’une main sur ta nuque. C tires sur ton short et ton string, puis s’installe à genoux derrière toi. Le canapé est juste assez grand pour qu’elle se glisse là et sans autre forme de procès elle ouvre tes fesses et y plonge le gode d’un violent coup de reins. Ton cri est étouffé dans les cuisses de votre « victime ».

Cela en est trop pour moi. Sous le choc, déboussolé, je recule et quitte sans bruit ton appartement alors que C commence à aller et venir sans retenue en toi et que les soupirs et gémissements montent en volume et en intensité. J’ai les larmes aux yeux et je descends l’escalier 4 à 4. En bas je fuis, sans m’en rendre compte.

J’accélère le pas avant de me mettre progressivement à courir jusqu’à ce que j’atteigne à bout de souffle le bout de ta rue, le quai, l’espace, la lumière de la Seine et la foule des promeneurs, des familles, normales, tranquilles. Je m’arrête au bord de l’eau, marche lentement, essoufflé, mes larmes ont coulé mais je ne sais pas si je suis en colère contre C, contre toi ou contre moi-même. J’ai mal. Mon cœur bat à tout rompre. Je finis par me poser sur un banc à l’ombre. Je crois que je me suis endormi, la tête vide.

 

 

H41,5 Samedi 15h30

 

C’est la vibration de mon téléphone dans la poche de mon jean qui me réveille. Combien de temps suis-je resté assoupi ? Peut-être un quart d’heure ou un peu plus… C’est un SMS de toi : « Mais tu es où ? Alexia veut pas partir sans te dire au revoir ! ». Le ton désinvolte de ton message me fait enrager. Je me retiens de ne pas balancer mon portable dans la Seine et de filer vers la gare, partir pour de bon.

Bizarrement ce n’est pas toi ou C qui me poussent à reprendre le chemin de ton immeuble. Vous pourriez aller au diable toutes les deux ! Non c’est l’envie de revoir le visage d’ange d’Alexia. J’ai honte de vous l’avoir ainsi amené sur un plateau. J’ai peur qu’elle me déteste pour cela. Pourtant je ne la connais que depuis hier soir mais je n’ai pas envie de passer pour un goujat ou un salaud. Je réponds à ton SMS. « Je suis là dans 5 minutes ».

Alors je remonte nerveusement ta rue, me demandant bien comment elle va m’accueillir. Je tape le code, pousse la lourde porte d’entrée. Elle est là. Dans sa petite et charmante robe. Elle m’attend dans le hall devant la porte de l’ascenseur. « Oh tu es là ? Désolé…. » « Chuuuut » me coupe-t-elle « C’est moi qui suis désolée. Je ne sais pas ce qui s’est passé, le vin, le charme de tes amies. Tu dois être dépité. Toi qui pensais avoir un rendez-vous ! Tu sais je ne suis pas habituée de ce genre de choses ». Elle semble sincère. Je suis touchée par sa visible gêne, ses remords.

« Ne t’excuse pas. Avec M et C j’aurais dû savoir que ça n’allait pas se passer normalement. Je n’aurais pas dû t’amener dans cette galère. » Elle rougit un peu. « Oh tu sais j’ai connu pire galère que ça ! » Je ne peux m’empêcher de rire. « Je n’en doute pas. Elles savent rendre la croisière agréable ! ». Elle sourit songeuse et amusée. « Oui c’est ça ! Ecoute, je sais que tu rentres demain chez toi, alors, bon je ne veux pas changer tes plans, mais tu penses qu’on pourrait se voir, juste nous deux, avant que tu ne partes ? » C’est moi qui rougis maintenant.

« Oh… Oui… Avec plaisir. Il faut que je vois comment je m’organise… Je ne sais pas ce que M veux faire ce soir… » « Ok cool ! Tu as mon numéro. Tu m’appelles ? J’ai rien de fixé pour le reste de la journée et de la soirée ! ». « On fait comme ça oui ! ». Elle se dirige vers la porte. Quand elle passe à ma hauteur je lui prends la main, la tire un peu vers moi et l’embrasse tendrement du bout des lèvres sur le bout de ses lèvres. Elle me sourit et murmure « On repart à zéro alors ? A tout à l’heure ? » « A tout à l’heure ».

Je la regarde sortir. J’ai l’impression que mes pieds ne touchent pas le sol. Mon cœur s’emballe. Je me retourne et j’appuie sur le bouton de l’ascenseur avec la ferme intention de clarifier les choses avec vous…

 

à suivre …

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