Shadow

10 ans d’amour – Episode 11

Le réveil

Une fois ses yeux habitués à l’obscurité, il examina ce qui l’entourait dans la fine cellule. Tout d’abord, son regard courut le long de la chaîne et la vit accrochée au mur, à environ un mètre de haut. Cela lui permettait de se tenir debout, se coucher, mais ne pouvait faire que quelque pas.

À ses pieds une serviette blanche pliée et posé dessus un fin objet coudé, probablement une clé Allen pour ses bracelets. De prime abord, il ne vit rien d’autre, sur quoi allait-il se reposer ? Le sol froid ? Debout appuyé contre le mur ?

Décidant de chercher une réponse à cela plus tard, il se hâta de se baisser pour prendre la clé Allen. En faisant ce mouvement, il sentit un truc dur appuyer sur ses cuisses. Il fit passer ses mains sur son entre-jambe et il découvrit médusé une sorte de tube en plastique. Ce tube enfermait son sexe et il sentit également un anneau situé entre ses bourses et la base de son sexe.

Ce n’était donc pas son sexe qui était engourdi par le froid ou la décharge, mais bien cet objet qui l’empêchait tout érection. Accrochés à cette cage, deux fils partaient le long de cette ceinture métallique et semblaient partir dans le boîtier accrocher dans son dos.

Il ne savait pas combien de temps, il pourrait se reposer et décida d’étudier cela une fois ses bracelets enlevés. Il mit moins de 5 minutes pour enlever ses bracelets et les poser au sol. Le plus dur étant ceux des poignets et surtout de trouver l’emplacement de la vis dans cette lumière rougeâtre. Une fois ceux-ci enlevés et posé au sol, il prit la serviette et fini de se sécher. Il commençait légèrement à avoir froid, la pièce ne semblant pas être très chauffée.

La serviette fut posée avec les bracelets dessus et le tout fut poussée le plus loin possible. Ce faisant, son pied heurta une matière molle, il chercha à tâtons et trouva ce qui ressemblait à un matelas. Le drap-housse n’était pas ordinaire, il semblait être en latex brillant. D’ailleurs en regardant mieux il voyait se refléter les lueurs rouges de l’horloge. Au moins il ne dormirait pas à même le sol.

Se mettant à croupis à côté du matelas, il examina comme il pouvait cette cage. Tira un peu dessus, sentit ses bourses tirées en avant. Essaya de faire sortir son sexe, impossible il était encore bien trop excité pour ce faire. Dans cette lumière impossible d’en apprendre plus autant se reposer. Et il partit s’allonger sur le matelas.

Le contact fut très froid, et désagréable au début. Lorsqu’il restait dans une position un moment, son corps arrivait à chauffer une zone et devenait plus confortable. Il finit par trouver un drap en latex, tout aussi froid de prime-abord, mais s’en enveloppa pour conserver sa chaleur, chose qui fonctionna. Par contre, il lui était très difficile de trouver une position agréable.

Sur le dos, il n’avait jamais réussi à s’endormir. Sur le ventre, la cage venait soit s’écraser sous son ventre, soit tirer son sexe entre ses jambes, très désagréable. Il trouve la position la moins contraignante, sur un flanc, en tirant bien les bourses en avant et laisser pendre le tout.

Il mit un moment à trouver la position, se réchauffer et s’endormir. Sans savoir quand fut son endormissement, il sut par contre quand était son réveil et la manière. Une sensation glaciale et humide le traversa, il ouvrit les yeux de stupeur. Debout face à lui Alexia tuyaux d’arrosage à la main, en train de l’asperger.

“Il est 19H15, tu as 2 minutes pour te lever et te mettre en position !

Craignant la sentence il sortit du drap et se leva ardemment, tout en étant arrosé. Ce ne fut qu’une fois qu’il était debout, jambe écartée et bras croisé dans le dos qu’elle arrêta :

19H16, bien la prochaine fois tu n’auras donc qu’une minute pour te mettre en position.

Il la regarda terrifié, et se maudit d’avoir été aussi rapide :

“Oui Maîtresse.

Posant le jet au sol, elle vint ouvrir la cellule, et le cadenas reliant le collier à la chaîne :

“Je pense que tu n’as plus besoin de laisse, tu sais qui tu dois suivre maintenant.

“Oui Maîtresse, je vous suivrais et serais obéissant.” En disant cela, il baissa les yeux, se rendant compte qu’il devenait de plus en plus soumis.

“C’est bien, tu apprends vite.“C‘est bien, tu apprends vite.

Elle lui parlait sur un ton quasi méprisant en regardant son sexe encagé qui gouttait encore de la douche matinale. Lui gêné de cette question si intime, mais posée si ouvertement et naturellement, allait répondre non. Mais le fait d’en parler commençait à éveiller ce désire :

“Oui, vous avez raison Maîtresse.

“Tu peux aller vers le X, il y a un écoulement à sa base. Je t’attends ici.

Il regarda le X et vit effectivement un carré noir à sa base. Il commença à s’y diriger et se rendait compte qu’il allait se soulager sous la surveillance d’une femme. Son estime prenait un nouveau coup, jamais il n’avait laissé la porte des toilettes ouverte lorsqu’il y était. Arrivé au pied du X, il ferma les yeux essaya de s’imaginer seul chez lui face à la cuvette des toilettes pour se détendre.

Ce ne fut pas long et il sentit le liquide passer dans sa verge, la sensation était très agréable. Seul souci, avec la cage en place sa pisse commençait à partir sur les côtés et à mouiller ses cuisses. Dans une grande concentration, il réussit à se retenir et arrêter ce jet.

“Ah et si tu veux un conseil. Mets-toi accroupis.” Il sentait dans cette phrase qu’elle avait un grand sourire de satisfaction et semblait se régaler de ce qu’elle voyait.

“Merci Maîtresse.” L’insultant intérieurement de ne pas lui l‘avoir dit plus tôt, il s’accroupit face au X et relâcha la pression. Le jet était tout aussi aléatoire, mais au moins il le laissait sec. Aillant fini, il secoua la cage pour en faire tomber les dernières gouttes et se leva prêt à retourner vers Alexia.

“Non, tu vas dans le coin à ta gauche, et tu tiens la barre en te mettant dos au mur, porte ouverte.

Il obéit promptement, craignant une nouvelle décharge. Ce qu’il croyait être une cage en verre, était juste une sorte de cabine de douche avec deux parois en verre. Il ouvrit la porte, se saisit de la barre et se plaça le dos au mur, face à la porte, instinctivement, il écarta les jambes.

“Ne bouge pas, j’arrive.

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