Shadow

10 ans d’amour – Episode 07

Le contrat

Debout bras croisé dans le dos, Stéphane attendais face au miroir. Il entendait les bruits de talons se rapprocher et vit rapidement Alexia apparaître derrière lui dans le reflet. Restant à environ 1 mètre derrière lui, elle s’était décalée de son côté droit pour que leur regard puissent se croiser par miroir interposé. D’une voix calme et ferme elle brisa le silence :

“Tu es très sage, c’est bien, cette position sera celle que tu prendras après que tu ailles obéis à mes ordres. Je sais que tu as accepté de m’obéir et que tu l’as promis à ta femme. Mais j’ai besoin de l’entendre directement de ta bouche. Je vais te dicter les règles que tu devras suivre avant d’aller plus loin.”

Elle fit quelque pas et se trouvait maintenant à sa gauche. Il ne savait pas s’il devait déjà répondre ou attendre la suite, il déglutit et préféra ne rien dire :

“Je vois que tu sais déjà attendre que l’on te donne la parole, c’est bien. Maintenant écoute, car je ne répéterais rien. Premièrement, tu ne contesteras aucune de mes décisions, sauf si celle-ci va trop loin pour toi ou te met en danger, à cette seule et unique conditions tu pourras employer l’expression “Feu rouge” et je mettrai immédiatement fin à mon action. Deuxièmement, je ne t’appellerai plus Stéphane, mais “toi” ou par tout autre moyen sonore. Troisièmement, lorsque tu me parleras, ce sera en vouvoiement et tu m’appelleras Maîtresse dans la maison ou Madame à l’extérieur.”

Elle avait expliqué chaque règle calmement, le regardant toujours droit dans les yeux, son ton était strict et ne laissait place à aucune interprétation. Repassant à sa droite, elle continua.

“A chaque manquement de ta part, ce sera un coup de cravache ou une autre punition de mon choix. Est-ce que ces conditions te conviennent ?”

Il prit quelques secondes pour réfléchir. Il avait le choix entre être l’esclave d’Alexia pour un week-end ou rentrer chez lui librement. Son sexe ayant pris le contrôle de son esprits il ne voyait que les réalisations de ses fantasmes devant les yeux et l’occasion de vivre des expériences hors du commun. D’une voix peu assurée et tout en fixant Alexia du regard il répondit :

“Oui Maîtresse.”

Un sifflement vint déchirer l’air et une vive douleur se fit ressentir sur ses fesses. Un coup de cravache venait de s’y écraser, lui arrachant un cri de surprise et perdant presque son équilibre, il dut faire un pas en avant :

“Remets-toi en position ! Parle plus fort et explique-moi ce que tu acceptes.”

Prenant une grande inspiration pour se calmer et espérer tous se rappeler il écarta à nouveau les jambes et récita :

“J’accepte de me plier à vos volontés et peux interrompre l’action en utilisant “Feu rouge”. J’accepte de ne plus me faire appeler Stéphane par vos soins, mais “toi” ou par un autre signal. Et j’accepte de vous vouvoyer en tout temps et de vous appeler Maîtresse ici ou Madame à l’extérieur.”

Pendant qu’il répétait ses règles de vie, elle changea à nouveau de côté. Une fois qu’il eut fini de parler elle caressa ses fesses avec le bout de la cravache et d’une voix douce et sensuel :

“Si tu ne respectes pas ces règles que se passe-t’il ?” Répondant rapidement pour éviter tout nouveau coup, il lui coupa presque la parole.

“Si je transgresse une de ces règles, je serai puni par un coup de cravache ou de la punition qu’il vous plaira.”

Le contournant elle vint se placer face à lui.

“Bien, n’oublie pas que je suis ta Maîtresse, donc ta supérieure. Tu me dois le respect et en aucun cas me couper la parole, c’est clair ?” Elle lui avait surélever le menton avec la cravache, l’obligeant à la regarder droit dans les yeux.

“Oui Maîtresse !”

Elle se dirigea vers la petite commode de la pièce tout en expliquant :

“Pour le reste des règles nous verrons en temps voulu. Maintenant déshabille toi.”

Craignant une autre sentence, il se dépêcha d’ôter ses vêtements. Dans son dos, il entendait qu’elle ouvrait un tiroir et prenait des objets métalliques. Une fois nu, l’air lui semblait soudainement très frais et le carrelage ne semblait pas chauffé, cette fraîcheur soudaine n’altérait en rien la raideur de son sexe enfin libéré de cette étreinte de tissus. Comme par réflexe, il serra ses jambes et plaça ses mains au niveau de son entrejambe. Il la voyait revenir dans le miroir et un nouveau coup de cravache vint s’abattre sur ses fesses, un nouveau cri de surprise et de douleurs s’arracha de la gorge de Stéphane :

“Comment tu dois m’attendre ?”

Il se remit en position, bras croisé dans le dos et jambe écartée :

“Pardon Maîtresse.”

Ses fesses commençaient à le brûler légèrement. Il sentait les battements de son cœur à l’endroit du choc. Avec les bras dans le dos, sa poitrine était tendue vers l’avant et entre l’excitation et le froid ses tétons commençait à pointer. Il voyait le regard de sa Maîtresse l’examiner au travers du miroir avec un léger sourire de satisfaction. Soudain, il sentit une main sur ses fesses, elles étaient malaxées et légèrement fessées exactement sur l’endroit du coup de cravache. Il grimaça de douleur.

“Ça vas un peu flasque, mais agréable au toucher. Mais il faudrait quand même les affermir un peu.”

“Oui Maîtresse.” Il se sentait rabaissé et traité comme un animal qu’on examine.

“Maintenant, joint les mains dans le dos.”

Il s’exécuta et sentit deux bracelets froids venir prendre place autour de ses poignets dans un léger cliquetis. Le voilà menotté nu, à la merci de sa Maîtresse. Dans le reflet il la vit passer un collier en métal rond autour de son cou, un anneau y était accroché. Lorsqu’il toucha la base de son cou, il frémit de sa fraîcheur. Pendant qu’elle le lui fermait, en vissant quelque chose elle lui expliqua :

“Ce collier signifie que tu n’es plus libre de tes choix et dois obéissance à ta Maîtresse, ou tout autre personne que ta Maîtresse te demande d’obéir. Considère-le comme un honneur.”

“Oui Maîtresse. Merci Maîtresse.” Il se sentait de plus en plus rabaissé il était visiblement soumis et sa belle érection commençait à perdre de sa superbe.

Elle passa devant lui et lui attacha une laisse en chaîne qu’elle laissa retomber. Le froid de la chaîne le fit se pencher en avant pour éviter tout contact avec son sexe. L’examinant de haut en bas, elle s’arrêta sur son entrejambe. Il ne s’était jamais rasé ses parties intime et un beau buisson de poils était présent. Son buste était presque dépourvu de poils, seul autour des tétons et en bas du ventre.

Son estime était au plus basse, le voici tenu en laisse, les mains menottées dans le dos, sans vraiment savoir ce qui l’attend à être examiné et jugé comme une bête de foire. Pris de honte il ne se délectait plus du physique d’Alexia et baissa la tête et les yeux, pour regarder par terre. Son sexe avait disparu dans les poils.

“Bien nous allons nous occuper de cela.”

Et lui mettant un sac noir sur la tête et tira sur la laisse et se dirigea vers le premier étage. Stéphane n’était pas entièrement aveuglé, il devinait les contours des murs et voyait la tâche rouge foncé devant lui sans pouvoir admirer ses courbes et son fessier qui devait magnifiquement se balancer devant lui, seul le bruit des talons lui indiquait où se trouvait exactement sa Maîtresse et si elle avançait. Arrivée en haut des escaliers, elle s’arrêta et semblait se trouver face à une porte.

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