Shadow

10 ans d’amour – Episode 2

2: L’amie

En attendant que la propriétaire de cette voix vienne ouvrir la porte, Stéphane vérifia s’l avait reçu quelques messages. Rien et surtout pas de réseau, il était vraiment perdu en campagne. Le bruit des talons s’arrêta, le cliquetis d’une serrure se fit entendre et la porte s’ouvrit en grand.

Devant lui se tenait une femme, qui avait dans la quarantaine, mais que le temps semblait avoir épargné. Les quelques secondes de silence permirent à Stéphane de tomber sous le charme. Elle était aussi grande que lui, avec des talons, malgré sa grande taille elle avait un corps svelte, elle était quasiment moitié moins large que lui, tout en paraissant avoir un corps d’athlète. Elle possédait une chevelure rousse tirée en arrière et formant une queue de cheval partant à l’horizontale derrière sa tête, ses longs cheveux, couleur de feu, était lisse et reflétait la lumière ambiante.

Ses yeux étaient verts et avait un air malicieux, ils étaient mis en valeur par un fin trait de eye-liner noir donnant encore plus de profondeur à son regard. Son nez fin séparait un champ de tâche de rousseurs s’étalant sous ses yeux, s’arrêtant au niveau des pommettes et ne descendant pas plus bas que le dessous de son nez. Sa bouche fine et large, mise en évidence par un léger rouge à lèvre s’étirait laissant entre apercevoir des dents blanches.

Elle était vêtue d’un blazer vert clair, s’arrêtant juste au niveau de ses hanches et portait une robe fuseau noir jusqu’aux genoux se fermant à la base du cou. Avec le blazer il n’arrivait pas à dire si elle possédait des manches ou pas. En tout cas elle possédait de solides arguments au niveau de sa poitrine, ses seins venaient gonfler la robe et semblaient presque disproportionné par rapport à sa carrure. Entre la robe et ses pieds de simple collants couleur chair venait disparaître dans une paire d’escarpins noir vernis :

« Oui c’est pour ? »

Elle venait de briser le silence, d’une voix légère et enjouée.

Encore sous le choc de cette découverte et ne trouvant quelque chose à dire, à part un « Euhhhh… ». Il l’a regardait stupéfait cherchant à comprendre comment tant de beauté et de grâce pouvait être réunie en une seule personne :

« Eh mais attend, tu dois être Stéphane, le mari d’Anne c’est juste ? » Il ne pu répondre que part un hochement de tête positif. « Ta femme m’a beaucoup parlé de toi, entre je t’en prie. Elle n’est pas encore arrivée, mais on prendra un petit verre en l’attendant, cela nous donnera l’occasion de faire connaissance. »

À ces mots Stéphane jeta un petit coup d’œil circulaire, effectivement la voiture de sa femme n’était pas garée. Ravi de l’invitation reçue, il accepta avec grand plaisir et suivit son hôte dans la maison. Lorsque celle-ci se tourna pour rentrer, il vit sa queue de cheval danser sur le fond de blazer vert. Le mélange de ces couleurs étaient magnifiques, surtout que ses cheveux semblait doux et légers.

Inconsciemment son regard descendit vers ses fesses et il cru voir trouble un instant. La robe venait épouser parfaitement ses courbes, semblait même les accentuer quelques peu. Avec sa robe elle était obligée de faire de petits pas tout en se déhanchant. Ce qui d’une part faisait danser la queue de cheval, l’hypnotisant pour ainsi dire, mais surtout mettait bien en évidence le relief de son postérieur.

Arrivé dans le petit hall d’entrée, Stéphane fut ébloui par la décoration, même si l’architecture générale de la maison avait été gardé, tout avait été refait, majoritairement en noir et en blanc et dans un style résolument moderne. Le carrelage était noir brillant, les murs d’un blanc éclatant jusqu’au plafond situé à près de 3 mètres. Au bout de l’entrée, deux grande colonnes blanches venait marquer les coins du mur. Deux rideaux noirs contrastaient avec la blancheur des murs, se rejoignant au niveau du plafond, ils étaient maintenus ouverts au niveau du sol par deux attaches en velours blanc nacré.

« Tu peux poser tes affaires dans la vasque là et accrocher ta veste au porte-manteau. »

Suivant du regard la direction indiquée, il vit un meuble rectangulaire, lui-aussi noir et blanc avec une vasque en verre posée dessus, accroché au même mur, un porte-manteau en acier poli était installé. Sortant ses clefs, son portefeuille il les posa dans la vasque, en suspendant sa veste il en sortit son téléphone. Alors qu’il allait le mettre dans sa poche, il se rappela qu’il n’avais pas de réseau :

« Excusez-moi, je n’ai pas de réseau c’est normal ? » Après tout, au 21e siècle il est étrange de ne pas avoir de réseau.

« Oui, ici pas de smartphone, ni d’internet, une vie simple, un retour au source. »

« Et si vous avez un appel à passer, ou si quelqu’un veut vous joindre ? »

« Un bon vieux téléphone fixe est disponible dans la cuisine. Mais tu peux me tutoyer tu sais ? Ah oui au fait je m’appelle Alexia. » Elle finit sa phrase tout en lui tendant sa main.

Sûrement confus par sa rencontre, il avait oublié de se présenter : « Je m’excuse, je m’appelle Stéphane enchanté de faire vot… ta connaissance. » Il lui prit délicatement la main la serra. A peine la poignée de main fini qu’Alexia leva, dans un geste désinvoltes ses mains :

« Oh et puis faisons fit des bonne manières. »

Tout en disant cela elle s’approcha et lui fit une bise sur chaque joue « Je suis aussi ravie de te rencontrer. » Par réflexe, il l’a pris par les épaules pour accompagner son geste. Ce contact fini par réveiller l’entrejambe de Stéphane, il avait réussi à se maîtriser jusque-là, mais ce fut le coup de grâce, une légère bosse apparu dans son pantalon et il espérait qu’elle ne l’avait pas remarqué. « Laisse-moi te conduire au petit salon, on y prendra un verre en attendant ta femme. »

Stéphane déposa son téléphone dans la vasque et la suivit. La maison était entièrement décorée dans les mêmes tons, noir et blanc. L’escalier de marbre blanc pour monter au deuxième étage était posé sur le même carrelage que l’entrée. Tout autour du patio central de grande colonnes blanches supportaient le balcon du dessus. En dessous de grands murs blancs étaient garnis de portes brunes foncées.

C’était d’ailleurs une des seule couleurs chaudes de la pièce, même couleur tout court. Seul un grand tapi gris rond garnissait le bas de l’escalier et un fin bandeau doré courait le long des barrières de celui-ci. Tout le reste était noir et blanc soit mat soit brillant. Arrivé devant une porte sur sa gauche il remarqua un zéro ou O inséré dans le bois en couleur noir. Peu de meubles étaient présents, tout était épuré et moderne, toujours en noir et blanc.

La porte s’ouvrit et Alexia le précéda. Le petit salon était spacieux. Au centre de la pièce, une table basse en verre était entourée par 3 fauteuils, style le Corbusier en cuir blanc. Un tapis gris rectangulaire séparait le tout du carrelage noir. Dans le fond de la pièce, au dessus de la cheminée, un grand miroir était encadré par un large bord noir, le faisant ressortir des murs blancs. Devant les grandes fenêtres les mêmes rideaux noir qu’à l’entrée. Seul meuble une commode, toute noir était installée entre les fenêtres, face à la porte.

« Installe toi, je vais chercher de quoi nous désaltérer. »

À peine eut-il le temps d’accepter que les bruits de talons s’éloignaient. Se retournant, il la vit quittant la pièce. Elle détonnait dans cette maison, tout était si froid que de voir des couleurs si chaudes se déplacer semblait être une erreur. S’installant dos à la porte il regarda de loin les fenêtres, seul la forêt était visible. Une soirée loin du stress de la ville était en vue.

à suivre…

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