Shadow

10 ans d’amour – Episode 01

1: La lettre

Il est 16h30, encore une demi-heure et ce sera le week-end. Plus qu’un simple week-end, c’est le premier depuis des semaines où rien n’est prévu, enfin un moment de calme avec sa douce. À cette pensée il regarde le portrait posé sur son bureau, Anne sa compagne depuis près de 10 ans. Une jolie femme aux cheveux noirs, yeux noirs mais luisants d’une certaine malice, un sourire à vous faire changer d’avis était présente dans le cadre. Elle mesurait 1m65, avait la trentaine et travaillait comme vendeuse dans un magasin de sous-vêtements féminin. Elle était fine et possédait de petits seins ronds et fermes dont il aimait s’occuper lors de leurs ébats. Un dossier posé à côté de lui le fit sortir de ses pensées :

« Il faudra vérifier ces comptes avant que tu ne partes ce soir. »

Il tourna la tête vers son collègue et estimant la taille du dossier, il soupira et répond d’un simple oui. Ce “il”, c’est Stéphane, comptable dans une fiduciaire. Un travail qu’il aimait, mais qui le mettait dans un stress constant, les dossiers sont toujours à rendre pour la veille. Il avait un peu plus de 30 ans, mesurait dans les 1m85, il était bien bâti même s’l n’avait jamais pris le temps de faire de la musculation. Cela se voyait par son ventre et ses bras quelque peu rond et flasque. Des cheveux court blond foncé, et des yeux marrons au-dessus d’un nez, qu’il trouvait trop gros à son goût, une fine moustache venait surligner sa bouche.

Ils s’étaient rencontrés lors d’un jeu de rôle grandeur nature. Lors d’une soirée autour du feu de camp, ils s’étaient très bien entendu dès le départ. Ils partageaient la même passion, à savoir l’univers du médiéval fantastique. Dès le lendemain de leur rencontre, ils firent équipe dans le jeu. Stéphane était sous le charme de cette jolie femme, peut être que l’armure en cuir, style corset, d’Anne y était aussi pour quelque chose. De compagnon dans le jeu, ils sont rapidement devenus compagnons dans la vie. Cela fera 10 ans la semaine prochaine qu’ils se seront mariés.

Concentré dans son travail, il ne voyait plus le temps passer, mais il s’acharnait à faire vite et bien pour partir au plus vite. 16h50, étonnamment le dossier n’était pas si compliqué et long à vérifier il commençait à en voir le bout. Cette constatation lui donna l’énergie nécessaire pour donner une dernière impulsion et finir le travail à l’heure. 2 minutes avant de finir sa journée et alors qu’il venait d’enregistrer son travail son téléphone interne sonna :

« Stéphane ? Un coursier vient de poser une lettre pour toi à l’accueil, n’oublie pas de la prendre avant de partir. »

Une lettre ? Étrange, il n’attend aucune nouvelle. Bref, le temps d’éteindre son poste de travail, de prendre ses affaires et la lettre, les 2 minutes se seront largement écoulées. Une fois installé dans sa voiture, il l’ouvrit, l’enveloppe n’avait rien de particulier, sauf peut-être sa couleur, rose claire, l’adresse :

Fiduciaire XXXXX, pour monsieur Stéphane, était imprimée dessus, sans timbre ni tampon postal, étrange. Il sortit la lettre et reconnu immédiatement l’écriture de sa femme :

« J’espère que ta journée s’est bien passée. Désolé de t’avertir seulement maintenant, mais ce soir, on est chez une amie à moi, son adresse est au dos de la lettre. Retrouve-moi directement là-bas.

Je t’aime Anne. »

Étrange d’utiliser une lettre, un message sur son portable ou un appel aurait été plus simple. Encore une facétie de sa femme. Pressé de quitter son lieu de travail, il ne prit pas le temps de lui téléphoner, de toute façon, il allait la voir bientôt. Il tourna la lettre et saisi l’adresse mentionnée sur le gps de la voiture. L’adresse était bien éloignée de son chemin habituel, le voilà traversant une forêt, longeant des pâturage où quelques vaches semblaient heureuses. Après une bonne semaine de travail, une soirée éloignée du tracas de la ville ne peut faire que du bien.

Longeant un haut mur de pierre, son GPS lui indiqua que sa destination était sur sa droite, un large portail séparait le mur. Ne trouvant pas de place au bord de la route et le portail étant ouvert, il s’enfonça dans la propriété et vit une maison construite au milieu d’une sorte de clairière. La maison était de taille moyenne, 2 étages, de grandes fenêtres et un balcon faisant toute la façade. À coté un garage pouvant contenir 3-4 voitures semblait plus moderne quant à lui. Stéphane se gara en face des garages, près de la porte et alla sonner. De l’intérieur une voix féminine se fit entendre un « J’arrive » traversa la porte et des bruits de talon s’approchèrent.

à suivre…

Retrouvez les récits de Legras ici.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.