Un séjour inoubliable – Ep 41 _ Par Alfaducentaure

Episode #41

 

Vendredi

 

Un bruit strident, que j’identifie comme klaxon d’un véhicule qui recule me fait sursauter, j’ai l’impression que l’engin se trouve derrière la porte tellement c’est fort mais quelle heure est-il donc ?

Le soleil perce au travers des volets, le réveil indique 8h10 et je n’ai pas l’impression d’avoir très bien dormi.

Je me lève. Je remarque le rosebud posé sur la table de chevet. J’enfile un bermuda, j’ouvre la porte de la chambre et au même instant je tombe nez à nez avec Clarisse nue comme un ver.

 

– Salut, ça va ?

– Oh c’est dur !

– Tu montes ?

– Oui.

– Tu devrais mettre quelque chose, je pense qu’il y a du monde là-haut.

 

Elle fait demi-tour et réapparaît une minute après vêtue d’une chemise d’homme.

 

– C’est mieux comme ça ?

– C’est à moi ça ?

– Je ne sais pas !

– On dirait bien. Oui c’est mieux !

– Je ne suis pas à poils au moins !

 

Nous montons l’escalier. Posté derrière, je ne peux qu’admirer ses fesses se dandiner sous mes yeux.

 

Le soleil inonde le salon, l’agitation dans le jardin confirme ce que je disais à Clarisse juste avant. Nous nous dirigeons vers la cuisine, il n’y a personne.

 

– Veux-tu un café ?

– Oh oui, un double bien serré !

– Alors deux doubles bien serrés !

 

Tout en préparant les boissons, j’aperçois Isabelle dans le jardin en grande discussion avec le traiteur. Claire se tient debout à côté de son père et, tout autour d’eux, s’active une foule d’hommes et de femmes.

 

– Tiens voilà !

– Ah merci.

– Y a du monde dehors.

– Oui je vois ça dis donc, une vraie fourmilière.

– Alors votre soirée ?

– C’était euh… chaud bouillant !

– Chaud bouillant ?

– Oui hot, hot, hot !

– C’est-à-dire ?

– Une grosse partouze.

– Ah oui quand même. Tu t’en doutais un peu non ?

– Non pas vraiment, je savais que c’était une soirée striptease mais c’est tout.

– Tu me racontes ?

 

Elle me narre alors la soirée qu’elles ont vécue :

 

Comme on n’a pas pu garer les voitures tout près, il a fallu qu’on marche au moins dix minutes et, de la façon dont on était habillées, on se faisait déjà remarquer ! Les gens qu’on croisait nous regardaient bizarrement mais faut dire qu’on avait mis le paquet !

On arrive devant la boîte. Un groupe de filles attendent que les deux « molosses » et une femme jeune, les cheveux tirés en arrière, le regard froid, placés à l’entrée leur donne l’autorisation d’accéder à la fête. Nous nous présentons à notre tour devant eux. On nous demande nos pièces d’identité. La fille nous complimente sur nos tenues et nous souhaite une bonne soirée. Au son de gros « boum boum » d’une musique techno, nous descendons un large escalier tout en pierre pour arriver dans une grande salle voutée. La pièce est large, traversée en son centre par une estrade comme celles qu’on voit lors des défilés de mode. Un bar est placé dans le fond et plusieurs petites pièces sont aménagées tout autour de la salle principale, chacune d’entre elles avec canapés circulaires et tables basses.

Au bas des marches, une femme d’une quarantaine d’années nous accueille avec un très large sourire nous montrant une dentition parfaite et d’une blancheur comme pour vanter les mérites d’un dentifrice ! Elle porte un costume façon hôtesse de l’air : tailleur bleu marine mini-jupe, chemisier blanc, calot sur la tête.

 

– Bienvenue mesdemoiselles, je vous en prie, avancez par-là, un cocktail vous attend au bar.

 

Il y a déjà beaucoup de monde et avons du mal à nous frayer un passage entre toutes celles qui ont déjà un verre à la main. Nous croisons des filles de tous âges : certaines paraissent très jeunes, d’autres plus mûres, même beaucoup plus ! La soirée est interdite aux mineures mais sans restriction d’âge maximum…

Le bar aussi affiche complet. Alors le beau brun au regard azur installé derrière, invite toutes celles qui ont déjà un verre à « aller voir ailleurs » (il l’a dit d’une autre manière bien sûr). Nous remarquons que, lui aussi, porte un costume de la même couleur que la demoiselle qui nous a invité ici et une casquette façon pilote de ligne. Il semblerait que ce soit le thème vestimentaire retenu pour la soirée !

Je distribue les verres à mes copines. Nous trinquons à la soirée qui s’annonce inoubliable !

– Y a de la pétasse, me dit Emilie à l’oreille.

– Ouais mais pas aussi bombasses que nous !

Je remarque que toutes les filles ont respecté le dress-code annoncé : jupe ou  robe mais certaines sont restées très classiques. Je n’en vois aucune autre habillées aussi provocantes que nous cinq !

Une voix féminine fait une annonce au micro :

– Mesdames, mesdemoiselles, le commandant de bord et l’équipage du vol « les plaisirs inavouables » sont heureux de vous accueillir pour cette soirée que nous vous souhaitons très agréable et surtout inoubliable (j’ai la réponse à mon interrogation de tout à l’heure : hôtesse de l’air, pilote… soirée sous le thème de l’aviation).

Elle poursuit tout en montant sur l’estrade (une grande blonde habillée elle aussi dans le thème mais avec des talons vertigineux !) :

–  Je suis certaine que vous vous impatientez de voir ceux et celles pour qui vous êtes venues mais nous attendons encore quelques instants que tout le monde soit arrivé pour débuter. Le bar est à votre disposition, profitez-en !

La musique repart de plus belle. Célia m’interroge :

– Elle a bien dit « ceux et celles que nous attendons », y a des filles aussi ?

– Je ne sais pas. C’est soirée striptease, peut-être qu’il n’y a pas que des hommes !

 

Après quelques minutes d’attente, la lumière se tamise, la musique change de rythme et l’animatrice a repris le micro :

 

– Est-ce que vous êtes chaudes ce soir ? dit-elle en haranguant la foule et, forcément, nous avons crié « oui ». Mais comme elle semble un peu sourde, elle a répété :

– Est-ce que vous êtes chaudes ce soir ?

Nous avons répondu « oui » encore plus fort.

– Et bien je vous promets que la température va encore augmenter parce que ceux que vous attendez sont aussi très, très chauds ! Vous aimez les beaux bruns musclés ?

Tout le monde crie « ouiiiiii »

– Vous aimez les beaux blonds musclés ?

Re « ouiiiiiiii »

C’est alors sous la musique « hot stuff » (un classique) qu’apparaissent les deux premiers apollons, un brun et un blond, tous les deux vêtus de leur costume de pilote de ligne et lunettes  « Ray-ban » sur le nez. Ils observent la foule un instant puis s’avancent sur l’estrade, attisent les filles au fil de leur marche. Nous, nous sommes au bout de l’estrade et les chippendales arrivent à notre hauteur. Ils scrutent, ils matent puis se retournent. Nous ne manquons pas, forcément, de reluquer leur joli cul moulé dans leur pantalon. Ils s’arrêtent au milieu de l’estrade et leur striptease commence : après quelques mouvements lascifs, les vestes retirées laissent apparaître les torses bien dessinés. Les cris et les sifflements s’amplifient. Alors, quand les pantalons tombent au sol, c’est de la folie ! Nos deux premiers mâles se retrouvent en string et personne, à ce moment-là, ne regrette d’être venu.

L’animatrice dispose deux chaises sur la scène. On devine toutes ce qu’il va se passer après. Par contre on ignore qui seront les élues. Le suspense ne dure pas : les deux hommes tendent une main vers deux filles qui ne se font pas prier pour les rejoindre. Le show reprend de plus belle : les mecs tournent autour des filles assises. Ils s’assoient sur leurs genoux, prennent leurs mains et les font caresser leur corps, puis se placent devant elles. L’animatrice leur envoie des serviettes de toilette qu’ils mettent autour de leur taille. S’en suit le jeu du « retire le string et occupes toi de mon sexe ». Pendant ce temps, deux autres « pilotes » tout aussi craquants arrivent sur scène et ils procèdent au même manège que les deux premiers mais nous n’aurons toujours pas droit à leur faveur. Pendant que les deux autres filles sont accaparées à trifouiller sous les serviettes, un couple apparaît : elle, grande brune en hôtesse de l’air, et lui, beau brun en Stewart. Ils vont se livrer à un duo érotique d’effeuillage et d’attouchements divers pour terminer complètement nus. Au moment où ils descendent de scène, un autre couple arrive et rebelote. Deux autres couples vont se succéder ainsi. Ceux qui sortent de scène passent dans le public avec des bouteilles de Champagne pour en offrir à celles qui le souhaite. C’est une grande blonde aux cheveux courts qui vient vers nous.

– Champagne les filles ?

Nous tendons nos verres.

– Alors ça vous plait le spectacle ?

– Oui pas mal, répond Vanessa.

– J’avais pas remarqué vos tenues, waouh, c’est chaud, c’est la première fois que je vois des nanas sappées comme ça. La scène va se libérer, vous allez y monter pour danser j’espère.

– Pourquoi pas ! On a le droit de toucher les mecs aussi ?

– Bien sûr, ils sont là pour ça, et pas que toucher, vous aller voir !

– Vous ne seriez pas bi par hasard ?

– Si toutes !

– Cool alors !

Puis elle s’en va servir un autre groupe.

 

Vanessa a à peine le temps de goûter au breuvage qu’un beau gosse lui tend la main.

– C’est ton tour ma cocotte, lui dit Krystel.

Le chippendale qui enlève notre copine va procéder avec elle comme le firent tous ses collègues sauf que, cette fois-ci, excepté la serviette autour de la taille, il est déjà nu. Vanessa reste debout, il tourne autour d’elle, la frôle, la caresse. Il se place derrière elle, pose les mains sur sa taille,  se colle contre ses fesses et mime l’acte sexuel. Vanessa rentre dans son jeu en se cambrant, en frottant ses fesses contre le bas ventre. Je suis certaine qu’elle aurait aimé se faire prendre, là, comme ça, devant tout le monde ! Ce n’est que partie remise… En attendant, il l’a fait s’asseoir sur la chaise puis se place devant elle. La serviette arbore une déformation qui atteste de l’état d’excitation du mâle. Il ouvre le largement le tissu devant le visage de Vanessa. Sa tête s’y engouffre. Nous ne doutons pas un instant de ce qui s’y passe. Elle nous le confirmera à son retour parmi nous :

– Hum il a une belle queue que j’aimerais bien me prendre quelque part !

– Tu l’as sucé jusqu’au bout ? Demande Célia.

– J’étais partie pour mais il a stoppé avant.

– Je pense que tu auras l’occasion de te rattraper, dit Emilie.

– Je compte bien oui !

Au final, c’est une vingtaine d’apollons et une demi-douzaine de belles créatures féminines qui se retrouvent à poils parmi le public. Le Dj pousse le son plus fort pour nous mettre dans une ambiance boîte de nuit.

– On monte les filles ? Propose Célia en désignant l’estrade.

Sitôt dit, sitôt fait. On grimpe toutes les cinq et on commence à se déhancher. On est venues pour s’éclater, faire les folles, alors on va mettre le paquet. Et on n’est pas les seules : d’autres filles nous rejoignent. L’estrade devient « the place to be », l’endroit où il faut être pour se faire voir.

Comme des moustiques attirés par la lumière, les beaux mâles accourent. Les bras levés, tapant des mains, sourire « ultra brite », leur attribut masculin en plus ou moins pleine possession de leur moyen, nous les avons à nos pieds et pour ceux qui, justement, nous montre pas ô combien nous sommes bandantes, nous nous déhanchons vulgairement, nous exhibons nos dessous, nous nous offrons ! ça marche : en un rien de temps, les queues encore molles se dressent comme des najas prêts à l’attaque !

A suivre…

Retrouve les épisodes du séjour inoubliable ici 

One Comment

  • Freyja

    Humm commencer la semaine avec une telle soirée 🤗🤗🤗 merci Alfa. J’ai hâte de lire l’évolution de cette petite fiesta caliente 😊😊😊

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