un séjour inoubliable – Ep 44 _ Par Alfaducentaure

Episode #44

 

– Il y a moins d’agitation ici, bonjour vous deux, ça va ce matin ? Oh mais vous avez tes têtes à faire peur !

– Bonjour Isa, bonjour Claire, disons qu’on n’a pas eu notre quotat de sommeil.

– Regarde Claire, elle n’a pas plus de sommeil que toi et elle est en pleine forme ce matin !

– Parce qu’elle est jeune, elle récupère vite.

– Oh on dirait un ptit vieux qui parle !

 

Claire vient se coller à moi. Elle porte un mini short en denim blanc tout effiloché et un tee-shirt rayé bleu et blanc, aux emmanchures très échancrées. On distingue ses seins sur les côtés.

Quant à Isabelle, la robe rouge sans manche et au col haut qui la couvre est très moulante et on remarque bien ses tétons pointant.

 

– Alors ces soirées ? Demande Isabelle.

– Exceptionnelle, répond Clarisse.

– Exceptionnelle pour nous aussi, ajoute-je.

– Vous étiez au Lili’s vous ? En regardant Clarisse.

– Oui !

– Et alors, comment avez-vous trouvé ça ?

– Euh, disons, que ce fut une belle expérience !

– J’y suis déjà allée à leur soirée chippendales.

– Ah ! Et ?

– La première fois c’est surprenant, après on sait à quoi s’en tenir ! Connais-tu Claire ?

– J’en ai entendu parler oui.

– Jamais été ?

– Non pas encore.

– Tu devrais, au moins une fois.

– C’est comment ?

– Une partouze !

– Ah oui ? Peut-être que les filles m’emmèneront la prochaine fois.

– Parce que vous y retournez ? S’exclame Isabelle.

– Rien de prévu !

– Et votre soirée Jérôme ?

– Bien, même très bien !

– Qu’avez-vous fait ?

– Nous sommes allés dîner dans un restaurant sur la corniche puis boire un verre ensuite dans un bar dansant.

– Tu as aimé Claire ?

– Oui beaucoup, prête à recommencer, dit-elle en me faisant un clin d’œil.

Faudra me raconter, ajouta ironiquement Clarisse.

– Très bien tout ça mais moi j’ai du travail, vous m’excusez ?

– Veux-tu un coup de main ?

– Non, non, merci mais Claire est mon bras droit aujourd’hui et elle assure !

– OK, n’hésites pas surtout, je suis là !

 

Claire me fait un baiser puis s’en va avec la maîtresse de maison. Je la regarde s’éloigner. De dos, son short recouvre à peine ses fesses !

 

– T’as prévu quoi aujourd’hui ? Me demande Clarisse.

– Rien, je pensais aider pour la soirée mais à priori je reste sur la touche, et toi ?

– Faudrait que j’aille au bureau mais là, vois-tu, j’ai la flemme !

– Je comprends ! Vanessa dort encore sans doute ?

– On dirait !

– Eh bien non, regarde qui voilà ?

 

Vanessa arrive vers nous, revêtue d’un long tee-shirt blanc et de la tête des mauvais jours.

 

– Oh la la quelle tête !

– Put… impossible de dormir avec tout ce bordel ! J’aurais dû mettre des bouchons.

– C’est vrai que ce n’est pas le bon jour la grâce mat. Et comme ils ont l’air un peu dans les choux…

– C’est tous les ans pareil, dit Clarisse, tout le monde pense que ça ne sera pas prêt pour le soir et finalement…

– En tout cas, y’a du bazar partout, j’espère que chacun sait ce qu’il a à faire, dis-je.

– Ta petite chérie semble être à la baguette pour tout bien orchestrer, non ?

– Isabelle aussi !

– Tu nous racontes votre soirée si exceptionnelle ?

– Tu ne veux pas me faire un café avant Jérôme ? Demande Vanessa.

– Je fais le café et je vous raconte.

 

Je me lance alors dans le récit de notre soirée, entre le restaurant et ses moments coquins jusqu’à la rencontre avec le charmant couple et les défis au bar.

 

– Très excitant tout ça, lance Clarisse, vous vous êtes bien amusés ! Tu sembles avoir apprécié ton rôle de dominant.

– Ce fut une expérience, euh, disons, enrichissante. C’est dingue l’emprise qu’on peut avoir sur certaine personne finalement.

– ça reste un jeu et du moment que tout le monde trouve son compte !

– Le but reste toujours le même : prendre du plaisir ! Tout comme vous d’ailleurs.

– Oui on a bien pris ! Ajoute Vanessa.

– Qu’as-tu préféré ? Lui demande-je.

– Le fait que tout était permis, la débauche, le sexe sans retenue.

– Tu as marqué la petite Julie dis donc, elle se souvenait de toi, me dit Clarisse.

– Pourtant il ne s’est rien passé avec elle. 

– En tout cas, tu dois avoir la côte avec elle…

– Sa collègue n’était pas là ?

– Non, pourquoi ?

– Pour rien !

– Elle n’est peut-être pas aussi chaudasse ! Vous voulez faire quoi aujourd’hui ?

– Je sais pas, répond Vanessa.

–  Il n’est que 10h. Vous avez ce qu’il faut pour ce soir ? Leur demande-je.

– C’est-à-dire ?

– Y a un code vestimentaire à respecter non ?

– Moi j’ai ce qu’il faut, répond Clarisse.

– Moi aussi, ajoute Vanessa. Et toi ?

– Pareil !

– Tu mettras quoi ?

– Pantalon et chemise, classique !

– C’est tout ? Interroge Clarisse.

– Comment ça c’est tout ?

– Rien en dessous ?

– Sous le pantalon ? Je ne sais pas !

– Comme maintenant !

– Comme toujours, ajoute Vanessa en riant.

– Vous savez très bien que je ne suis pas adepte des sous-vêtements, surtout l’été !

– On te charrie !

– Et vous alors ?

– Grande classe ! C’est une soirée prestigieuse avec des gens très respectables, précise Vanessa.

– Ah bon, pourtant on m’a dit que ça se terminait, comment dire, euh, en partie fine !

– C’est arrivé oui mais au petit matin, entre personnes consentantes.

– Donc c’est tenues sobres ?

– Pas forcément mais dans le thème certainement, précise Clarisse.

– Mais tu nous commences à nous connaître, nous on aime surprendre !

– J’ai hâte alors !

– Nous aussi, disent les deux filles en éclatant de rire.

Bon si vous ne bougez pas, moi je vais faire un tour, annonce-je.

– Où ça ?

– Pas loin, juste là, en désignant le jardin. A plus !

 

Je descends dans ma chambre revêtir un tee-shirt puis remonte aussitôt.

 

Dans le jardin, l’effervescence est toujours à son comble, une vraie fourmilière.

Je contourne la piscine.

La piste de danse est installée, les cubes avec les barres de lap dance également, les manges debout parsemés ici et là, un grand chapiteau et des coins « salon » avec banquettes, fauteuils et tables basses aménagés entre les arbres, tout commence à prendre forme, c’est impressionnant.

Le dj peaufine son installation, nous ne devrions pas tarder à entendre les premiers sons. Deux hommes disséminent des projecteurs à divers endroits : autours de la piste ou dans la végétation, pour un effet qui sera, sans doute, remarquable.

J’arrive près d’Isabelle en pleine discussion avec Guillaume, l’un des collègues de Maxime (épisode 28).

 

– Ah Jérôme, j’ai besoin de ton avis.

– Oui, à quel sujet ?

– Habituellement le buffet doit se tenir là-bas près de la piscine. Mais j’aimerais changer et le mettre plutôt ici, plus près du coin « lounge », qu’en penses-tu ?

– Pourquoi veux-tu le déplacer ?

– Pour changer c’est tout !

– Oui pourquoi pas ? Faudrait plutôt demander l’avis au traiteur non ?

– Tu as raison, d’ailleurs il ne devrait pas tarder puisqu’il nous prépare le déjeuner.

– Claire s’est absentée ?

– Elle doit être avec Maxime.

– Ah !

 

Alors, je jette un œil aux alentours mais je n’aperçois ni l’un ni l’autre.

 

– Je ne sais pas où ils sont passés, dis-je à Isabelle.

– Je crois qu’il devait lui montrer des plans.

– Des plans ?

– Oui des plans, je n’en sais pas plus. Elle ne va pas tarder, j’ai besoin d’elle.

– OK, je t’ai dit que j’étais taureau ?

– Hein ?

– Je suis du signe du taureau.

– Oui et ?

– Quand on agite du rouge devant moi, je suis très excité !

 

Elle rit.

 

– Elle ne te plait pas ma robe ?

– Tu plaisantes ?

– Je te pose la question ?

– D’après toi ?

– Franchement ?

– Pas terrible, trop voyante, trop moulante, trop sexy, trop garce !

– Rien que ça ?

– Non, trop aguichante, trop excitante, trop bandante aussi !

– Bandante ? On dirait pas !

– Si regarde quand même !

– Bof bof !

– Touche pour te rendre compte !

 

Elle passe une main sur mon sexe en érection.

 

– Ah oui quand même. Ravie qu’elle te fasse autant d’effet ! Tu sais, je n’ai rien en dessous !

– On voit tes tétons ! Par contre, pour le bas, je ne sais pas !

– T’aimerais que je te montre ?

– Hum oui !

 

Au moment où Isabelle s’apprête à soulever sa robe, Claire et Maxime déboulent.

 

– Désolée, dit-elle, on a pris plus de temps que prévu.

– Où étiez-vous ? Demande-je sur un ton soupçonneux.

– Maxime m’a montré les plans d’une terrasse.

– Une terrasse ?

– Oui pour mon père, enfin, une boutique de mon père. Pourquoi ? Un problème ?

– Aucun !

– Allez vient Claire on a d’autres choses à voir encore, dit Isabelle en prenant Claire par le bras.

– Ah, Jérôme ?

– Oui ?

– Faudrait qu’on se voie pour finaliser le dossier.

– Quel dossier ?

– Après le déjeuner ça te va ?

– Euh…oui… OK.

 

Qu’a-t-elle voulu dire ? Quel dossier ?

Elles s’éloignent.

 

– Elle te plait ? Demande-je à Maxime.

– Elle est très attirante oui !

– Tu veux sortir avec elle ?

– Je suis marié, et fidèle ! Dit-il sur un ton ne nécessitant pas d’autres explications.

– Excuse-moi, ma réaction est ridicule.

– Pas de mal. Elle m’a dit que vous n’étiez pourtant pas jaloux.

– Je le croyais aussi.

– Excusez-moi j’ai du travail.

 

Il s’éclipse et me voilà comme un con !

Je rejoins la maison.

Clarisse est assise dans un fauteuil en rotin à l’ombre du grand parasol planté sur la terrasse..

 

– ça va ?

– Impec et toi ?

– Oui.

– Tu as fait ton inspection ?

– ça devrait être sympa cette soirée, en tout cas il y a tout pour qu’elle soit réussie !

– Je te sens un peu énervé, que s’est-il passé ?

– Moi énervé ? Non pas du tout !

– Je croyais.

– Vanessa est partie ?

– Prendre une douche.

– Elle est de meilleure humeur ?

– ça ira mieux après la douche !

– Tu veux boire quelque chose ? Un café ? Un jus de fruits ?

– Un jus d’orange oui je veux bien.

 

J’entre dans la cuisine. Un plateau, deux verres et je verse les jus.

Je reviens sur la terrasse, Clarisse est au téléphone.

 

– Tiens.

– Merci, me dit-elle, une oreille collée au mobile.

 

L’appel concerne son travail.

Je m’éloigne un peu.

Elle raccroche.

 

– Tu pouvais rester à côté de moi, rien de confidentiel !

– Tu ne prends pas de vacances cet été ?

– Non, ça ne fait pas un an que je suis dans cette boîte alors je n’y ai pas droit.

– Pas cool alors.

– ça ne m’empêche pas de gérer mon temps comme je veux et, comme tu vois, de m’accorder un peu de repos.

– C’est l’avantage de pouvoir travailler en dehors de son bureau !

– Disons que c’est une liberté appréciable de ne pas avoir son patron sur le dos. Tu peux te libérer facilement toi ?

– Je suis mon patron donc je gère mon emploi du temps à ma façon mais il faut que je puisse joignable à tout moment.

– Ton cabinet est fermé en ce moment ?

– Non, mon associé travaille et nous avons des assistants très compétents.

– Assistant ou assistante ?

– Les deux !

– Tu te l’es tapée ?

– Qui ? Il ou elle ?

 

A suivre…

retrouve les épisodes du séjour inoubliable ici

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