Le plombier _ Par My Fair Secrets

Comme tous les matins, 6h30 sonne à son portable.

La Marimba habituelle retentit tandis que Régis se retourne dans un ronflement rance. Maï jaillit de son lit : tout est bien réglé. Pipi, douche rapide, il faut veiller à ne pas claquer le mitigeur en refermant l’eau. Ce simple bruit percerait le sommeil de son époux et déclencherait son aigreur. 6h40, Maï prépare le petit déjeuner. Le café s’égoutte pendant qu’elle verse les céréales dans les bols de ses fils. Le clic du toaster rythme sa cadence efficace. Le pas lourd de Régis martèle le carrelage de grès de l’escalier. Le voilà qui s’installe à la table de la cuisine. Pas un mot, ni même un regard, il trempe ses tartines de confiture dans son café au lait, mécaniquement. Arthur et Victor ne sont toujours pas levés.

  • Oh ! Ils font quoi les gosses ?, éructe Régis.

Maï ne répond rien et se dirige vers l’escalier. Elle réveille ses fils qui tentent de glaner quelques précieuses minutes de sommeil. Un bisou fugace et toute la famille est réunie autour du petit déjeuner. Maï sert du jus d’orange râpeux dans ses verres dépareillés alors que Régis tire sur sa première cigarette de la journée.

  • Oh ! Vous vous bougez les nains !! Je vais pas me prendre les embouteillages à cause de vous !

Victor continue à rêver, sans broncher, le regard noyé dans ses céréales. Arthur textote tout en engloutissant des lampées de jus de fruit. Maï n’a pas encore pris le temps d’avaler quoi que ce soit. Elle s’apprête à lancer le lave-linge qui ne démarre pas.

  • Régis, la machine ne se lance pas…

  • Eh mon vier* ! C’est quoi c’te merde de machine ??!!

Régis se lève, tripote les boutons.

  • J’ai pas le temps. Je bosse, moi !

Maï soupire. Les garçons montent l’escalier en pestant.

  • Maman, mon sweat, il me le faut pour ce soir !!

  • Mon jean aussi, maman !, réclame Victor.

7h15 la maison est vide. Maï s’assoit, contemple le chaos de la cuisine, soupire, regarde le lave-linge, des larmes montent à ses yeux. Elle mord ses lèvres et gratte nerveusement ses mollets comme à l’accoutumée. Sous ses doigts, elle sent les poils qu’elle ne rase que lorsqu’elle porte une jupe. Elle exhale un nouveau soupir. Méthodiquement, elle entreprend de remettre en ordre la cuisine. Cette satanée machine en panne va flanquer en l’air sa routine bien rodée. Pas le temps de regarder sa série du matin ! Exit Ridge ! Elle recherche sur son téléphone les coordonnées d’un réparateur. Nul ne répond encore. Elle trouve un numéro de portable et laisse un message. La cuisine a retrouvé son apparence tandis que la vaisselle fleurie finit de s’égoutter.

La Marimba retentit.

  • Allô ?

C’est le réparateur. Maï explique son problème et indique où se trouve la maison, l’avant-dernière dans l’allée des acacias dans le lotissement derrière Géant. La voici soulagée, le réparateur passera vers 11h ! Avec un peu de chance, elle aura le temps de faire tourner une machine, d’étendre et de repasser avant que les enfants rentrent. Elle devait aller faire les courses mais là, avec cette machine en panne, elle n’en aura pas le temps. Quand on ne conduit pas, tout est long. Et même si Géant n’est pas loin, c’est quand même 20 minutes de marche. Plus le temps de faire les courses et de rentrer. Pouah ! Quelle journée fichue en l’air ! Maï est bousculée, un peu perdue. Les lits faits, les chambres rangées, elle attend le réparateur. Il n’est que 9h30 ! Elle sort un rôti du congel et le laisse sur l’évier. Elle se gratte les mollets.

Depuis combien de temps ne s’est-elle plus rasée ? Elle ne le sait plus. Elle entre dans la salle de bain et aperçoit son reflet dans le miroir. Quelques rides émaillent ses paupières, elle ne les avait jamais vues encore. Maï dénoue ses cheveux coiffés en chignon. Une pluie noire et drue croule sur ses épaules. Même dans son pyjama en polaire bien chaude, elle se trouve jolie.

Il n’est que 9h45 !

Il y a si longtemps qu’elle ne s’est pas regardée. Elle ôte son haut de pyjama, arrache son pantalon, sa mauvaise culotte en coton. Nue, elle s’enveloppe dans sa chevelure qui souligne la blancheur nacrée de sa gorge. Ses seins, petits, dont la pointe rose se durcit sous ses doigts sont toujours bien ronds. Elle sourit. Elle se rue dans la chambre de Victor où se trouve une psyché et se plonge dans la contemplation de son corps. Son ventre manque de tonicité, ses cuisses aussi.

Quelle importance cela a-t-il ? Régis ne la regarde pas. Ils baisent sous les draps. Trois petits coups et puis s’en va ! Maï caresse la peau douce de son ventre, de ses cuisses. Ces poils ! Pourquoi ne se respecte-t-elle pas ? Maï retourne à la salle de bain et rentre dans la baignoire vide. Elle ouvre le mitigeur et laisse l’eau couler. Puis, elle verse du gel douche pour que l’eau chaude le fasse mousser. Elle se sent légère et coupable à la fois, comme quand on sèche les cours. L’eau vient réchauffer ses fesses, c’est bon ! Elle sort précipitamment du bain, s’empare du rasoir sacré de Régis, en change la lame, se saisit de la mousse à raser et commence à en appliquer sur ses jambes, sur son pubis, sur ses lèvres.

Une Vénus lisse, c’est ainsi qu’elle veut être ! Qu’aucun poil ne vienne briser ce rêve de perfection suave. Vénus lisse ! L’expression la fait sourire. La douceur de sa peau retrouvée a quelque chose de palpitant. Chaque centimètre carré de mousse libère le satin lumineux et frémissant d’une peau qui aspire à vivre. Le pommeau de la douche finit de dégager de tout carcan ce corps trop longtemps dissimulé. Maï lave ses longs cheveux lisses.

D’un mouvement de rein, elle se redresse, soyeuse dans sa nudité, et enjambe la baignoire. L’éponge de la serviette vient caresser les gouttelettes qui perlent encore et les aspire doucement. Elle enroule ses cheveux, prend un vernis à ongles et peint délicatement ses jolis orteils.

Toujours nue, elle foule le grès du couloir, ce dallage sur lequel elle s’est écorché les mains à le poser avec Régis. Elle se sent légère, joyeuse, un peu ivre. Elle fouille dans sa pauvre trousse à maquillage comme si ce n’était pas la sienne. Il y a si longtemps qu’elle ne l’a plus ouverte. Elle trouve un fard à paupières oublié, un beige nacré qu’elle s’applique précautionneusement puis, un trait d’eye-liner, du mascara et un beau rouge coquelicot qui vient illuminer ses lèvres généreuses. La masse de sa chevelure humide se déverse soudain sur ses épaules. Elle rit !

Elle n’a jamais été aussi vivante. Le miroir lui renvoie l’image d’une inconnue sauvage. Elle cambre ses reins, admire la ligne de ses hanches, le pommelé de ses fesses, ses petits seins durcis. 10h30 et elle est nue dans la maison vide. Elle secoue ses longs cheveux, les brosse, les laisse vivre sur ses épaules, sur ses petits mamelons. Elle rit encore. Alors, elle ne connaît pas la Maï dont elle voit ce reflet qui l’éblouit. Qui est cette créature qui s’érige là ? Ce reflet d’albâtre aux lèvres rouges est presque envoûtant. La Vénus lisse tourne sur elle-même, sans quitter des yeux sa fascinante image. Elle tournoie jusqu’à chavirer, grisée, rit aux éclats, les yeux brillants, comme fiévreux.

10h55 la Marimba !

  •     Allô ?, dit-elle dans un souffle, après avoir couru jusqu’au téléphone oublié dans la cuisine.

Rien. Elle rappelle et tombe sur la messagerie, ne sait que dire, raccroche.

Marimba.

  •   Oui ?

  •  C’est bien la maison aux volets lavande ?

  • … Oui, souffle-t-elle.

  • Je suis devant, Madame Delprit.

  • Deux secondes s’il-vous-plaît. J’arrive.

Maï est nue dans la cuisine et le réparateur est là derrière la porte. Puis, Maï est nue dans l’escalier et ne sait plus où sont ses vêtements. Maï est nue. Elle entre en trombe dans sa chambre, saisit un pull. Le pull de ski de Régis. Elle l’enfile, prend une paire de collants et chausse des ballerines. Toute de noir vêtue, elle rejette ses cheveux en arrière et ouvre enfin la porte, haletante.

  • Bonjour Monsieur, je suis désolée, bredouille-t-elle.

  • Y a pas de mal, Madame.

  • Entrez s’il-vous-plaît.

  • Alors, qu’est-ce qu’il a ce lave-linge ?

  • Il ne démarre plus.

  • Laissez moi voir ça.

Les mots sont sortis automatiquement. Maï est ivre, Maï est nue sous ses vêtements. Sa peau est électrique. Vénus lisse. Seins durcis. Elle se mord les lèvres.

  • Ne vous inquiétez pas. Je vais vous la réparer cette coquine.

Le réparateur dégaine ses outils et entreprend d’ôter le capot du lave-linge. Maï ne bouge pas d’un pouce. Elle perçoit les effluves d’Égoïste. Ce parfum qu’elle déteste la chavire pourtant  en pénétrant ses narines. Maï s’emplit de cette fragrance entêtante. Maï est nue et baigne dans ce parfum.

  • Y a quelque chose qui va pas, Madame Delprit ?

La voix est profonde et gouleyante à la fois, Maï déglutit.

  • Tout va bien. Voulez-vous un café, un verre d’eau, les deux ?, sourit-elle.

  • Eh bien, va pour les deux!, s’entend-elle répondre.

Maï jette le café qui restait et en prépare du frais. Régis serait furieux d’un tel gaspillage, mais Maï est vivante. Elle veut du café frais, chaud. Elle veut sentir l’odeur du café se mêler à celle d’Egoïste et s’en emplir. Le café coule tandis que s’agitent tournevis et boulons. Égoïste flotte dans la cuisine, l’imprègne. D’un pas léger, elle va chercher des tasses en porcelaine, celles du service qu’elle a reçu pour son mariage. Les tasses à invités, celles qu’elle sort pour les fêtes de fin d’année. Si Régis voyait ça !!! Maï éclate d’un rire cristallin à l’idée de la trogne hargneuse de son mari. Elle pose les tasses sur la table, visualise la bouche tordue de réprobation de Régis et rit de plus belle.

Le réparateur l’observe, surpris.

Maï verse le breuvage brûlant et odorant dans les précieuses tasses dorées et sert un verre d’eau fraîche. Elle s’approche de l’homme, Egoïste l’enveloppe.

  • C’est servi, dit-elle.

  • Ne vous dérangez pas, je vais le prendre là.

  • Pourquoi ? rétorque-t-elle

La question le surprend visiblement.

  • Qu’à cela ne tienne, je vous l’apporte ! dit-elle, un tantinet mutine.

  • Non, non. J’arrive dès que je me serai lavé les mains si vous permettez.

  •  Je vous en prie.

Il s’installe à la table et avale d’un trait son café, presque trop vite. Maï est nue sous son pull et sirote son expresso dans une tasse de porcelaine. Maï est lisse, elle sent sa peau électrisée par le contact du collant. Elle s’assoit sur la table tout près du réparateur. Elle ferme les yeux, sourit. La couture du collant frotte son pubis lisse.

  • Je vous ai entendue rire tout à l’heure.

Maï le fixe soudain, sans prendre la peine de répondre. Elle s’empare de la main qu’elle guide jusqu’à la couture. Les yeux du réparateur sont rivés aux siens. Ses doigts sont frais contre ses lèvres.  Maï repousse la porcelaine et, d’un coup de reins, s’installe face au visage de l’homme dont les doigts délicats tirent avec virtuosité des accents de plaisir de cette conque jusqu’alors assoupie.

Maï glisse jusqu’au bord de la table, attire la tête entre ses cuisses brûlantes jusqu’à sentir une bouche ardente à travers le collant. La langue est dure, puis douce. Elle essaie de s’immiscer dans les replis de sa chair hérissée. L’odeur de ses cheveux la grise. Egoïste. Les mains de l’homme remontent sous le pull de Régis, enveloppent ses seins, en caressent les bourgeons. La langue se fait pressante. D’un geste preste, Maï retient la main qui allait quitter son sein gauche et d’un ongle agile, perce le collant pour que la langue puisse s’insinuer en elle. Les jolis orteils fraîchement vernis cherchent la dureté turgescente de ce sexe qu’elle convoite.

  • Aah !

Maï voit déferler sous ses paupières des kaléidoscopes de couleurs qui tournoient au rythme de sa jouissance. Elle le veut là, en elle, maintenant. Maï est nue sur la table, son collant déchiré. Sa main défait les boutons d’un jean, pénètre dans le caleçon, libère le membre dur dont elle s’empare avidement. Ses jambes se nouent autour de la taille de l’homme. Maï se colle à ce gland tout aussi ardent que son propre sexe. Il la redresse, s’empare de sa bouche tout en la pénétrant.

  • Viens tout au fond, dit-elle.

L’homme s’enfonce au plus profond d’elle-même, baise ses lèvres, ses épaules, ses paupières. Il l’emporte dans ses bras, la colle contre le mur.

  • Plus vite, plus fort, exige-t-elle.

Maï jouit sans discontinuer jusqu’à ce qu’elle sente un flot se répandre  en elle alors que l’homme exhale un soupir profond. Ils restent ainsi, ne faisant qu’un. La tête de Maï lovée dans le creux de ce cou qui transpire Egoïste.

Sans mot dire, toujours en elle, il s’allonge sur le grès de la cuisine. Elle le sent durcir à nouveau.

  • Arrache mon collant, dit-elle.

Libre de ses mouvements, elle redresse son torse, se défait du pull, rejette ses longs cheveux noirs en arrière et cambre ses reins pour sentir au plus profond de son ventre la précieuse colonne aller et venir au gré de son plaisir. Les mains de l’homme caressent ses fesses, les soulèvent. Maï s’abat sur son torse, le lèche. Il s’assoit et fouille sa bouche d’une langue impérieuse tout en maintenant une cadence langoureuse et puissante. La chevelure de la Vénus lisse s’enroule entre les doigts de l’homme qui explose dans son ventre.

Maï se sent si vivante.

Elle se lève, va pour enfiler le pull.

  • Attends, s’il-te-plait, laisse-moi te regarder, souffle-t-il.

Maï redresse son menton, plante son regard dans le sien, sourit et se rhabille.

  • Le lave-linge, s’il-te-plait, lui dit-elle en effleurant ses lèvres.

Il se remet à la tâche. Marimba. Le numéro de Régis s’affiche. Il demande si le réparateur est venu.

  • Il est encore là. Attends. Pour combien de temps en avez-vous encore ? demande-t-elle.

  • Un quart d’heure maximum, répond le réparateur.

  • Un quart d’heure, répète-t-elle. A plus !

Maï lave les tasses de porcelaine, les essuient et va les ranger. Le long de ses cuisses, elle a senti s’écouler le sperme. Elle aime cette sensation un peu poisseuse et savoir que sur cette table achetée par Régis, vêtue du pull de Régis, la langue du réparateur l’a fait jouir comme jamais Régis ne saura le faire.

Ils ne se regardent plus. L’appel du mari les a ramenés à la réalité.

La machine a retrouvé son capot. Maï y place les vêtements de ses fils, appuie sur le bouton. Le lave-linge entonne son ronronnement. 14h25, tout est rentré dans l’ordre.

  • Combien vous dois-je ? demande-t-elle.

  • Euh, rien.

  • Non, sérieusement. Combien, s’il-te-plait ?

  • Euh …

  • S’il-te-plait !

  • Attends.

Il sort un carnet, écrit.

  • 83 euros 50.

Maï va chercher le chéquier et tend le chèque au réparateur.

  • Merci, dit-il, sans la regarder.

  • As-tu un autre rendez-vous cet après-midi? Interroge Maï.

  • Non, pas avant 18h30, répond-il.

Maï se plaque contre lui, l’embrasse goulûment. Il répond à son baiser avec enthousiasme.

  • La lessive sera finie dans 45mn…

Elle le prend par la main et l’entraîne dans l’escalier jusqu’à sa chambre. Elle ouvre le lit, rejette les maudits draps, retire son pull. Frénétiquement, il s’est déshabillé. Elle contemple les bras musclés, le torse sec et le sexe durci. Elle le pousse sur le lit, s’allonge sur lui, l’embrasse jusqu’à en perdre le souffle puis se met à genoux au-dessus de sa bouche. Ses doigts entrent en elle pendant que sa langue douce s’attarde de ses lèvres à son clitoris.

Elle veut l’avoir en elle, encore. Elle veut goûter sur sa bouche le parfum de son propre sexe. Maï se repaît d’elle-même sur les lèvres de l’homme et c’est excitant. Elle se frotte contre son gland turgescent, le happe en elle et pose ses chevilles sur ses épaules pour qu’il aille tout au fond.  Repus, ils se séparent enfin. Maï essuie le sperme sur les draps. Un dernier baiser. Il se rhabille. Elle remet le pull qui fleure bon Egoïste. Elle descend à la cuisine. La machine est finie. L’homme vient la retrouver, glisse un baiser dans son cou.

  • J’ai tout juste le temps d’étendre, dit-elle.

  • Tu me chasses ?

  • En quelque sorte, sourit-elle

  • Ok !

Le réparateur rassemble ses outils et se dirige vers la porte. Maï continue à s’affairer.

  • On peut se revoir ?, demande-t-il.

Maï sourit sans répondre.

  • Comme tu veux, dit-il en sortant.

Maï étend le linge impeccablement, refait le lit non sans avoir respiré le parfum d’orgasme qui baigne les draps. Elle ôte le pull de Régis, le range, passe un jean et une polaire et noue ses cheveux en chignon. Maï est nue et comblée dans ses vêtements. Maï sourit.

18h15 Les enfants rentrent avec leur père. Sur leurs lits, les vêtements sont repassés de frais. Maï écoute leurs bavardages habituels et sourit. Régis s’est vautré sur son canapé et regarde la TV. Rien n’a changé, sauf Maï. Au moment de mettre le couvert, Maï ressent un frémissement dans son ventre au souvenir intense du plaisir qu’elle a goûté là, sur cette table.

Lorsqu’ils se glissent sous les draps ce soir-là, chacun tourné de son côté, elle sent sa peau frémir sous la caresse du parfum d’une après-midi enivrante.

Les semaines s’écoulent, Maï est restée lisse. Malgré son Régis de mari, elle se sent vivante et continue à sourire.

Trois mois et demi plus tard, le four tomba en panne.

MARIMBA !!!!!

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