Pas encore … la suite _ par Secretopium

(pour relire le début de cette aventure c’est ici )

Acte II

Au contact de tes bras nos souffles s’apaisent se mêlent. Le calme est revenu, la tendresse demeure. Je flotte dans un océan de bien être. Nous vivons ça comme une renaissance avec la beauté de l’innocence. Tu blottis ta tête sur mon épaule. Nos caresses sont tellement complices. Nos regards brillent d’émotion et nos corps défient le temps par des envies d’encore. Nous nous enlaçons à nouveau passionnément. La puissance de nos étreintes alterne avec une sensualité à fleur de peau .

J’ai envie de pleurer, de rire …. De vivre cet instant comme mon dernier souffle. S’il m’était donné une raison sur cette terre d’exister, c’est pour me nourrir de cet instant, incontrôlable et irrationnel. Je sais qu’il m’accompagnera jusqu’à la fin de mes jours comme une bouée. Comme une mélodie qu’on a tant aimée et qui nous maintient le sourire aux lèvres en toutes circonstances .

A califourchon nos corps se font face sans plus de pudeur. Tes seins me sont offerts, je les embrasse avec gourmandise et tu aimes ça. Tu me le fais savoir plaquant ma tête de tes mains sur tes tétons engourdis de plaisir. Je m’imprègne de chacun de tes soupirs semblables à des gémissements. Je les sens si sincère et authentique. Il y a bien longtemps que nous ne nous posons plus de questions. Nous ne jugeons l’autre que par son plaisir, et celui que nous avons de le combler.

Mon souffle exulte mon manque de toi et mon sexe à nouveau se gonfle au contact de ta peau, de tes mains. Tu en joues habilement, en découvre les contours, les imperfections. Mes mains s’attardent sur tes hanches que je saisis avec ardeur, j’enveloppe tes fesses de mes paumes pressantes. J’adore ces moments qui flirtent entre le désir et l’abandon. Ces moments où l’on crève d’envie de se laisser porter par l’autre de recevoir un plaisir égoïste et pourtant délicieux. Celui de se laisser caresser basculant cambré sur le dos le sexe dressé offert à ta bouche et à tes mains. Et le plaisir de te donner encore plus, de partager à deux la luxure de cet après midi .

Au plaisir de recevoir, je préfère celui de donner. Donner à ton corps la chair de poule … La fièvre d’espérer le mien, te rendre impatiente comme je viens de l’être. Mes doigts se dirigent vers ton ventre si parfait, plat, juvénile. Je découvre les abords de ton sexe presque imberbe soigneusement épilé. Comme cet endroit est chaud et l’intérieur de tes cuisses doux. Je veux en faire mon refuge. Ma main te frôle puis te caresse et je te devine humide, offerte. Tes cuisses s’ouvrent peu à peu et me réclament … pas tout de suite, pas encore …

 

Et ensuite ….

Mes doigts jouent avec ton plaisir. Je glisse le plus audacieux dans ton sexe tandis que mon pouce étourdis ton clitoris. Le plus petit se charge d’effleurer la corolle de ton anus. Je veux te voir jouir sans moi, te rendre à mon tour dans un état de détresse et d’abandon.

Ton regard me dévore et tes lèvres se mordent, le point de rupture est proche. Ton silence est trahi par ton souffle court et tes yeux embrasés. Mes doigts sont si mutins si incontrôlables qu’ils te pénètrent en toute circonstance. Leur va et vient se fait violent, vibrant rapide. Chacun de tes orifices à cédé peu à peu l’un après l’autre au désir de se sentir investi.

Je sens tes contractions proches, ton corps se raidit. Un grand relâchement ponctué d’un long soupir me fait ralentir. Cambrée tu te poses sur le dos la poitrine tendue le sexe ouvert et offert à mon regard. Mes doigts se retirent saluant de douces caresses l’abandon dont tu as su profiter.

Terriblement excité par ce spectacle je caresse à nouveau tes seins et m’allonge de tout mon corps lourd sur le tien. Cette masse oppressante t’étouffe et à la fois te submerge nos baisers reprennent le chemin de la passion, de l’envie. Je t’invite à te mettre de côté et me glisse contre toi. Mon sexe plaqué sur les courbes de tes fesses se fait remarquer. Je te parcoure ne laissant échapper aucun centimètre de ta peau. Car je veux me rappeler ce corps que j’aurais tant désiré et auquel je devrais bientôt renoncer pour toujours. Je veux envahir ma mémoire de nos souvenirs pour en extraire chaque jour loin de toi la fragrance.

Ma queue ainsi dressée trouve son nid dans le refuge de tes deux rondeurs. Tu entames par un déhanchement un va et vient délicieux. Tes fesses branlent mon sexe et me voilà déjà parti dans un tourbillon de désir et d’envies.

Mon corps exulte et se révolte je prends tes hanches t’invite à te mettre sur les genoux au bord du lit. Et moi debout je te pénètre violemment puis m’immobilise pour laisser passer l’impact du plaisir que nous ressentons. Redevenu lucide, je me heurte à toi plusieurs fois tentant de te pénétrer le plus profondément possible. Je te veux lâchant prise esclave de mes assauts.

Tes hanches n’en finissent pas virevolter me plongeant dans un détresse folle, détournant le peu de maîtrise que je commençais à avoir. Je les saisi fermement pour les calmer comme pour les remercier de la violence du plaisir qui traverse ma colonne vertébrale. Lucide, je tente de me contrôler à nouveau, je veux repousser cette ultime jouissance, celle après quoi nous redeviendrons de merveilleux souvenirs. Je me retire parfois pour te caresser puis m’invite à nouveau en toi saisissant tes seins délaissés depuis peu mais déjà demandeurs de caresses .

Je veux tout de toi en cet instant, je pose mon gland contre ton anus et lentement je m’introduis en toi. Mon excitation est violente car il ne m’est arrivé que rarement de pratiquer la sodomie. Le plaisir est plus fort, mes mouvements lents parfois rapides suivant ce que me dit ton corps partagé entre la délicate frontière de la douleur et du plaisir à l’état brut. Je profite de cet instant pour laisser à mes doigts la liberté de te visiter à nouveau.

Dans nos regards il n’y a pas de honte pas de gène, juste un bien être indescriptible . C’est dans ce regard que je veux jouir , je me retire discrètement et t’allonge sur le dos je me repose sur toi te pénétrant à nouveau tout doucement le sexe mon regard perdu dans le tien mes va et viens sont doux et tendres.

Après quelques minutes à s’ébattre, tu plaques à ton tour mon corps sur le dos comme pour avoir le dernier mot, pour conclure à ta manière ce roman complice. Tu m’enjambes et me chevauches habillement tout aussi tendrement que moi, puis l’impatience de nos sexes se fait reine. Nos coups de reins se font violents intenses et rapides. Mes yeux dévorent ton corps pour se souvenir de chaque contour, de chaque délice puis se ferment annonçant ma détresse.

 

Jouissance …

Dans un dernier souffle je te fais comprendre ma jouissance imminente, tu me saisis alors le sexe d’une main sûre et ferme et le glisse dans ta bouche. Deux ou trois va et vient suffisent à tes lèvres pour me décalotter complètement. Une main restée à la base du sexe l’autre saisit mes testicules les englobant dans un écrin délicieux .

Mon cœur cesse de battre. Le temps est suspendu. Je suis en lévitation soudaine. Mes yeux à nouveau ouverts cherchent les tiens concentrés sur mon sexe. J’ai cessé de respirer le silence à repris ses droits .

La violence de ma jouissance me gifle, me réanime, me transperce. Mes veines gonflées se heurtent à mon cœur. Je regarde le ciel drogué de plaisir, dépendant à jamais de toi, le corps vaincu . Que parfois la défaite est belle !

Mes spasmes n’en finissent pas je crois bien sombrer dans la folie, la folie de toi.

Il est tard nos amants ont exulté, le temps reprend ses droits mais on ne cesse de s’enlacer une dernière fois. Nos vêtements nous fuient. Ni l’un ni l’autre n’avons envie d’être celui qui déclenchera la retraite vers notre vie toute aussi passionnante mais différente. Serons nous plus beaux de ces instants volés. La culpabilité envahira t’elle notre âme ? ce qui est sur c’est que notre histoire ne souffrira ni du quotidien, ni de vieillesse. Elle bercera nos souvenirs les plus secrets et intimes et nourrira notre jardin secret pour toujours. Je te quitte ainsi sur ce trottoir étroit sans remord ni regret, comblé d’avoir vécu l’instant présent, impatient de te rejoindre dans mes rêves le plus inavouables.

 

Retrouvez les récits de Secretopium ici.

2 Comments

  • fred44

    encore une fois envouté par ce récit, qui de part sa description précise, me fait vivre cette scène tellement érotique, comme si je me trouvai à proximité.
    Merci pour ce partage

  • Merci Fred , J’ai été touché par le Blog d’Anna . Elle et son Jules dégagent une telle maturité que j’ai eu envie de partager sa pudeur par ce récit . Je l’ai écrit il y a longtemps suite à une belle rencontre . Sachez lever parfois les yeux de vos smartphones et croiser le regard des autres . Oups et voilà ! une nouvelle idée de texte … Humm je n’en dis pas plus .
    Merci d’encourager Anna dans ce blog et ravi de vous avoir ému le temps d’un récit .

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