Une Maison pour 4 – Ep 4 _ Par CamilleC

C’est toi évidemment qui ouvre des vannes qui ne demandaient qu’à l’être. «Carine m’a dit beaucoup de bien de ta conduite Alexia.» Elle ne répond rien, les yeux baissés sur sa tasse. Tu continues provocatrice : « Par contre, j’ai l’impression que vous prenez de mauvaises habitudes. Ce n’est pas parce que tu dors et partage ta chambre avec Camille qu’il doit être présent à chaque fois que tu baises. Si Carine m’a bien fait les rapports que je lui ai demandés il semble que tu n’as encore jamais offert ton corps à Carine sans que Camille soit là. Je me dois de rappeler une de nos règles : Tu es notre petite chienne, tu dois obéissance à tout le monde ici ».

Alexia relève un peu la tête « Je n’ai rien refusé à Carine… ». « Je sais mais tu aurais dû sentir qu’elle en avait envie ». Alexia jette un regard à Carine qui la fixe en souriant. « Je comprends » bafouille-t-elle le rouge aux joues. « Tu as deux minutes pour être nue sur ton lit. » Alexia sans un mot quitte la terrasse et j’entends le bruit de la porte de notre chambre qui s’ouvre puis se referme. Lourd silence parmi nous. « Tu restes là toi » finis-tu par m’ordonner.

Carine semble attendre ton feu vert. Les yeux fixés sur l’endroit où Alexia vient de disparaître. Tu te lèves et disparais dans la semi obscurité de la maison, j’entends à nouveau la porte de notre chambre qui s’ouvre. Carine te suit. Petit claquement de porte. Me voilà seul, assis devant les restes de notre premier repas à quatre. Tout est calme. Le soleil brille, les oiseaux chantent, au loin des cris d’enfants qui jouent dans le parc d’à côté. Je me sens humilié. Mais c’est probablement ce que tu voulais.

Je reste immobile, comme assommé. Mais j’entends un bruit, une voix, je reconnais celle de Carine. Je me rends compte que vous n’avez pas dû voir que dans l’obscurité de la pièce aux volets clos, derrière le gros rideau, la fenêtre est restée entrouverte. Même si le volet de bois atténue grandement ce que j’entends, si je m’approche, en faisant quelques mètres le long du mur, je peux entendre ce qu’il se passe à l’intérieur. La curiosité est trop forte. Sans un bruit je m’accroupis juste sous le rebord et je tends l’oreille.

 

« Tu n’es pas à Camille c’est bien compris ? Tu es d’abord à nous… depuis ce jour-là dans mon appartement… » Ta voix est à la limite de la colère. « Oui Margot ». J’entends à peine la réponse d’Alexia. « Nous allons devoir te reprendre en main… Si nous avons accepté que Camille te séduise c’est parce que tu as montré un vrai potentiel. Tu es faite pour être une belle petite esclave. N’est-ce pas ? » « Oui Margot » dans un râle. Je comprends que Carine, silencieuse, doit déjà être en train de la prendre d’une manière ou d’une autre.

« Si tu n’obéis pas, si tu ne montres pas plus d’entrain auprès de nous, nous serons obligées de te punir. Déjà de te priver de Camille la nuit. » Alexia pousse un cri. Puis, essoufflée « Oui Margot, c’est compris ». « Soit plus entreprenante, plus excitante, montre que tu n’es qu’une chienne qui veut être baisée par ses maîtresses ». Un cri plus intense. « Oui Margot ». Presque suppliante. Puis elles se taisent et je n’entends plus que les cris d’Alexia et des bruits saccadés, le lit, les ressorts et j’ai l’impression, plus atténué, ce bruit de claquettes propre à une levrette.

J’imagine que Carine la prend au gode par derrière. « C’est bien Carine, son trou s’élargit doucement, et toi tu es de plus en plus féroce ». Un dernier râle guttural puis c’est le silence. Passablement excité, je me relève rapidement pour retourner m’asseoir à la table. Je prends mon portable et trouve un site d’infos pour faire comme si depuis 20 minutes je consultais les actualités tranquillement.

 

Pas plus de deux minutes plus tard j’entends la porte de notre chambre qui s’ouvre à nouveau. Carine et Margot ont de petits sourires complices. Alexia, les cheveux trempés de sueur, la mine sombre, me regarde. Elle est écarlate. Elle ne revient même pas à la table : «Je vais me doucher ». Puis, elle file sans rien dire d’autre. Je fais mine de ne rien voir, de ne rien remarquer, les yeux fixés sur l’écran du téléphone.

Puis, tu prends la main de Carine et au bord du fou rire tu ajoutes : « Puisque c’est comme ça on va se faire une petite sieste ! ». Vous montez toutes les deux. J’imagine que vous n’allez pas spécialement dormir. Sentiment de malaise, et de jalousie aussi certainement. Quand je me retrouve à nouveau seul, je n’ai qu’une envie, fuir. Je prends mes clés, claque la porte et vais rouler, plusieurs heures, musique à fond, tête au bord de l’explosion.

Quand je rentre il fait presque nuit. Alexia est aux fourneaux. Carine met la table. On me dit que tu travailles dans ton bureau. Je me demande pour la première fois depuis Paris, si je ne fais pas fausse route, tout est confus en moi. Assis sur le canapé, je sursaute quand je sens la bouche d’Alexia dans mon cou, ses mains sur mes épaules. Elle est douce, sa voix calme et apaisée « Ben alors tu boudais ? ».

Je me laisse faire. Elle se penche un peu plus et m’embrasse à pleine bouche. Je tremble. Lui souris. « Ça va aller, juste besoin d’un peu d’air. Avec cette chaleur j’étouffe ici parfois. ». La nuit est tombée. Nous passons à table. Tu descends, royale, nos trois regards sur toi. Mon cœur bat à tout rompre mais je fais comme si tout était parfaitement normal. La soirée fut calme. Alexia se collera contre moi dans le lit, peau contre peau. Juste un long baiser et un sommeil agité. Ton premier jour avec nous a laissé quelques traces dans ma tête.

à suivre…

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