Comment j’ai rendu une femme infidèle ? – Ep 1 _ Par GB_BoobsLover

Ce que je vais vous raconter est une partie de ma vie. Ce n’est ni un fantasme, ni un rêve, ni une réalité enjolivée. C’est une réalité : ma vie, mon vécu, ma sexualité passée, et la femme que j’ai aimé.

Tout a commencé par un coup de téléphone, le soir du 13 février (est-ce un coup du destin ?).

Je venais de finir de dîner quand j’ai entendu le téléphone sonner. Trop tard, je l’ai manqué ! Sans doute encore une de ces arnaques à la con. Il n’y a qu’eux pour me téléphoner à cette heure-ci, pour tenter de me proposer je ne sais quoi ou encore pour me faire tourner en bourrique en disant dans le vide « Allo ? Allo ?? Allooooo ??? ». Déjà que ce n’est pas le moment pour m’énerver. Je suis arrivé à un moment de ma vie où je suis arrivé depuis presque deux mois dans une colère perpétuelle. Alors, j’espère que ce n’est pas encore ces connards qui cherchent encore à me déranger, surtout à cette heure-ci !

Je regarde mon téléphone. Je veux savoir qui c’était. Une amie ! C’est une amie à moi avec qui je n’avais plus écrit par SMS depuis des mois (je suis un familier des SMS, pas du téléphone). Une amie que j’aimais bien, rencontrée deux ans plus tôt dans un atelier de recherches d’emploi, à Meaux. Quelle surprise ! Elle voulait me téléphoner et je l’ai manqué !

Je la rappelle donc. Heureux de pouvoir avoir de ses nouvelles et de discuter avec elle.

Elle était contente de m’avoir au téléphone. Elle s’ennuyait chez elle. Alors, elle cherchait quelqu’un avec qui discuter au téléphone. Elle a regardé dans son répertoire. Elle a vu mon nom. « Tiens ? Ca fait longtemps que je n’ai pas discuté avec lui ! ».

 

Nous avons discuté de comment ça allait, de ce que nous devenions. Elle était contente que j’aie été pris en apprentissage en alternance, et que je travaille au sein de la bibliothèque de la Cité des sciences. Ce n’est pas rien ! Tandis qu’elle, depuis la fin de notre atelier, elle n’a toujours rien trouvé, les entreprises ne voulant prendre aucun risque à cause de ses crises d’épilepsies. Deux ans sans rien trouver ! Elle déprime. Je l’a comprends : je suis passé par là en cherchant mon premier emploi.

Elle me demande comment ça va avec ma petite copine. Quoi ? Je ne lui ai donc rien dit ?

« Nous ne sommes plus ensemble depuis le mois de juin !

_ Ah ! Bon ? Je ne savais pas ! Je croyais que vous étiez encore ensemble, toi qui semblait très amoureux d’elle et que vous formiez un très beau couple !

_ Tu ne pouvais pas le savoir. D’ailleurs, je ne veux plus qu’on me parle de cette connasse, de cette salope !

_ Ah ! Bon ? Je suis surprise que tu dises des choses pareilles, toi qui es gentil et adorable comme tout. Cela ne te ressemble pas. Raconte-moi ! Qu’est-ce qui s’est passé pour que tu dises des choses pareilles ? ».

 

Je lui raconte toute l’histoire. Après avoir vécu sur un petit nuage de septembre 2015 à mai 2016, jusqu’à ce qu’elle fasse sa crise de bipolarité, parce que j’ai refusé de faire ce qu’elle attendait de moi. Une folie qui m’a traumatisée et qui a brisée notre couple. Après qu’elle m’ait fait du chantage, me menaçant de me quitter si je ne faisais pas tout ce qu’elle me disait, je lui ai annoncé que je la quittais. C’était la fin juin 2016 Malgré notre break de deux mois, et mes espoirs de me remettre avec elle, j’ai réalisé que rester avec elle se terminerait par une catastrophe. Je lui ai donc annoncé que notre séparation en septembre. Depuis, elle n’a pas arrêté de me faire des mauvais coups derrière mon dos.

Elle a retourné ses amis contre moi, ce qui fait qui personne n’était venu à ma soirée pour fêter mon départ de l’association où je travaillais et le début de mon apprentissage. Pire, l’un d’eux m’a bloqué sur Facebook. Chaque semaine, elle me faisait des reproches, par messages privés ou par SMS. Elle a bloquée une amie dont je commençais à discuter beaucoup (c’était une ancienne amie d’une de mes sœurs et également la fille d’une ancienne collègue). Elle s’en est pris verbalement à un de mes amis, le menaçant de le bloquer parce qu’il lui faisait penser à moi.

Mais le pire est arrivé à Noël, suite à un simple partage de post demandant à mes amis ce qu’ils souhaitent me dire pour Noël. Elle, encore des reproches, mais en public. Sa meilleure amie est venue à mon secours. Les choses ont alors dérapé. J’ai alors découvert la vérité sur la véritable nature de mon ex. Elle prétendait que pour elle, j’étais un ami, un très bon ami, que mon amitié est précieuse et qu’elle souhaite la garder.

Mais derrière mon dos, elle dit à tout le monde que j’étais quelqu’un de pas digne de confiance !… Pas digne de confiance ? Elle prétend que je suis un ami précieux et elle ose dire à tout le monde que je suis quelqu’un de pas digne de confiance ? Une véritable amie ne dirait jamais cela ! Et on ne peut pas être ami avec quelqu’un de pas digne de confiance ! Ma confiance envers elle est brisée, de même que mon amitié.

Elle m’a poignardée dans le dos ! Comment a-t-elle osée me faire passer en gros pour un criminel ? S’en est trop ! J’ai coupé tous les ponts avec elle ! J’ai appris après qu’elle avait usurpé l’identité de son père sur Facebook pour faire des menaces, ou qu’elle a menacé de mort sa désormais ex meilleure amie, avant de finir par m’insulter via LinkedIn, le seul réseau dont je n’avais pas encore pu la bloquer.

C’était une folle ! J’ai eu raison de tout couper avec elle. Mais elle m’a quand même trahie ! Elle m’a fait passer pour un quasi criminel aux yeux de tous, et elle prétendait que j’étais un précieux ami ! Je ne pouvais pas le digérer. J’y pensais tous les jours. Tout le temps. À chaque fois que je pense à son coup de poignard, j’éprouvais de la colère. Perpétuellement. Ce, depuis 2 mois.

 

« Et tu as fait l’amour avec elle ?

_ Non, jamais, et heureusement. J’aurais gardé un sentiment de dégout, tout comme je l’ai pour nos baisers et nos caresses.

_ Ah ? Et tu as déjà fait l’amour avec une autre femme ?

_ Non, jamais.

_ Quoi ? Tu es donc puceau ?

_ Oui, lui répondis-je brièvement.

_ Et tu n’as pas envie de faire l’amour avec une femme ?

_ Si », lui disais-je, mais cela me semblait compliqué, car jusque là je n’ai jamais eu de chance.

De question en question, mon amie a pu découvrir avec stupeur que je n’ai jamais fait l’amour, à 30 ans passé. Surprenant ! Moi, si adorable à ses yeux, d’où le fait que je méritais d’avoir une petite copine selon elle. Mais de là d’apprendre que je n’ai jamais fait l’amour…

Mon amie a été surprise d’entendre ça. Mais elle me comprenait. Nous étions tous les deux « deux célibataires ». Célibataire entre guillemets pour elle, car elle non plus ça n’allait pas dans son couple.

Elle, originaire de Madère, 41 ans, mère de trois enfants, dont un l’aîné à 23 ans, et le plus jeune, 9 ans, pour elle non plus ça n’allait plus avec l’homme qu’elle a aimé et avec qui elle est mariée depuis plus de 20 ans. Depuis longtemps, cela fait même des mois qu’elle n’a plus eu de relation sexuelle avec son mari et ça fini par lui peser. Elle s’ennuyait le soir. Elle avait besoin de parler avec quelqu’un. D’où le fait qu’elle a cherché quelqu’un à qui téléphoner, et qu’elle a eu envie de me parler après avoir vu mon nom et mon numéro.

« Tu t’ennuies et tu as besoin de quelqu’un avec qui parler ? Je suis là. Si tu veux, on peut même se revoir, depuis le temps. On pourrait même se promener à Paris pour discuter, voir un musée ou autre chose…

_ Aller à l’hôtel tous les deux… »

À l’hôtel ? Tous les deux ? Elle veut qu’ont aillent tous les deux à l’hôtel ? C’est sorti tout à coup, je m’y attendais pas à cela. À l’hôtel ?…

Sans trop réfléchir, et si c’est ce qu’elle veut, je lui ai dit que oui, on pourrait se voir dans un hôtel et discuter. Mais elle voulait plus. Je lui proposais d’autres solutions bien sympathiques, elle voulait autre chose. Et elle a fini par me demander ce que l’on pourrait faire dans un hôtel, tous les deux. Là, je commence par m’inquiéter.

« À part se reposer après un voyage ou pour des vacances, je ne vois rien d’autre que… »

Je n’ose pas le dire, je ne veux pas paraître ridicule en lui disant une telle chose. Elle m’encourage à le dire :

« Pour faire l’amour, avoir du sexe ! »

Comment en est-on arrivé à avoir ce genre de conversation ? Comment cela a-t-il évolué ensuite ? Moi-même je me pose encore la question.

Je crois que le véritable déclencheur, c’est quand on a parlé de séduction. À un moment, elle parlait de l’idée de se faire séduire par plusieurs hommes. Forte gueule qu’elle est, elle aurait rejeté tout le monde. Par taquinerie, je lui disais que si j’avais tenté ma chance, j’aurais été recalé aussi.

« Ah ! Mais avec toi, ce ne serait peut-être pas pareil ! Tu veux essayer pour voir ? »

Je rigolais, gêné. Puis, encouragé, je commençais mon petit numéro de séducteur classique (un peu trop stéréotypé et, donc, ridicule). Du genre : « Bonjour belle enfant, vous êtes très belle, vous savez ? Ça vous dirait de prendre un verre ? » Quelque chose de court mais trop stéréotypé. J’arrêtais. Sûr que ça n’a pas marché. Après tout, c’était juste pour rigoler. Rien de sérieux. Juste un jeu entre elle et moi. Et pourtant, elle a aimé mon jeu de séduction. Ça devenait sérieux. Et elle voulait que je continue. Jusqu’à la scène de l’hôtel.

Par la suite, elle a voulue faire mon éducation. Elle me mettait en situation. Je devais imaginer qu’une fille m’invite à venir avec elle dans un hôtel. Je me retrouve avec elle, dans la chambre. Quelle serait ma réaction ? Que ferais-je avec elle ? Il y a eu le fait que je la laisserai prendre mon manteau, me proposer quelque chose à boire, discuter. Mais que ferais-je si elle se trouvait là, devant moi, me fixant du regard, silencieuse, immobile, attendant quelque chose de moi ? Je voyais où elle voulait en venir. Je n’osais pas aller plus loin. Mon cerveau se paralysait. Je n’avais plus aucune pensée. Je ne réfléchissais plus. Et je n’avais plus d’idée.

Alors, elle commence à prendre les choses en main. Elle se met à la place de cette femme. Que ferais-je avec elle, si elle se trouvait en face de moi, à me fixer silencieusement du regard, attendant quelque chose de moi, s’approchant de plus en plus de moi jusqu’à frôler sa poitrine contre la mienne ? Je sais où elle veut en venir. J’ai peur d’être ridicule, de me tromper. Je n’ose pas. Jusqu’à ce que je fini par l’évoquer : le baiser sur les lèvres. Elle est satisfaite : c’est ce qu’elle voulait entendre.

Alors, elle me pousse à poursuivre. Elle cherche à forcer mon imagination, que j’aille plus loin. Et après le baiser sur ses lèvres, que ferais-je avec elle ? J’essaie alors d’imaginer comment je ferais si j’étais avec elle, comment je lui aurais fait l’amour. Mais je suis gêné. Je n’ai jamais fait l’amour. Je suis donc limité. C’est mon amie, et j’ai ma pudeur aussi : j’ai peur d’aller trop loin. J’essaye donc d’imaginer les scènes suivantes : des baisers, des caresses, déshabillage, j’embrasse et caresse son corps, ses seins, ses lèvres, je la pénètre, je vais et je viens entre ses reins, baisers et caresses sur son corps, je vais et je viens entre ses reins, et maintenant je viens, l’extase, et je continu encore un peu mes va et viens jusqu’à épuisement…

Elle n’est pas satisfaite. Elle est même assez déçue. Et elle s’attendait à mieux. À un meilleur effort d’imagination. Je n’osais pas aller plus loin, je me retenais trop. Il n’y avait donc rien pour l’exciter. Et je prenais trop les choses en main, ne lui laissant aucune liberté, ne pouvant me dire ce qu’elle m’aurait fait en retour, ce qu’elle aurait aimé me faire. Il n’y avait donc aucun échange entre nous. Alors, décide-t-elle de prendre les choses en main, me racontant longuement ce qu’elle attendait de moi, comment cela se serait passé. Je sens la différence entre mon récit et le sien. C’était plus sensuelle, plus excitant, plus romantique. On reconnait bien là la femme d’expérience.

Il est tard. Très tard. Je suis épuisé. Je n’ai plus les idées claires. Il ne me reste plus beaucoup d’heures pour dormir et je travaille le lendemain. Je demande grâce. Elle me laisse dormir, me proposant de bien réfléchir afin de me rattraper le lendemain soir. Quant à cette histoire d’hôtel, au départ, ce n’était qu’une plaisanterie. Finalement, nous nous sommes mis d’accord pour nous revoir réellement là-bas pour début mars. Le reste est encore à définir.

Malgré tout, nous avons passé une bonne soirée et cela nous a fait plaisir de discuter tous les temps. Et nous sommes tous deux impatients de voir ce que ça va donner demain soir.

La suite, au prochain épisode…

3 Comments

    • Merci Freyja 😊

      Je pense que tu connais un peu la suite (juste la partie logique de la chose, et certains détails que j’ai déjà raconté par chat ou commentaires, mais que je n’évoquerai pas dans la suite de mon récit, car hors sujet) 😉

      Il me tarde d’écrire la suite 😊

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