55 heures à Paris – Ep. 6 _ CamilleC

H6 Vendredi 4h00

La petite troupe se met en marche. Toi devant et tous derrière. Je cherche désespérément un regard de C qui fait comme si je n’existais pas minaudant au bras de Pierre et te suivant avec empressement. Comme deux petits gardes chiourmes MA et Charlotte ferment la marche derrière moi. Nous repassons côté « public » puis sans même s’arrêter sortons dans la rue. L’air frais me fait du bien. J’essaie de ne pas penser, de marcher machinalement sans vraiment réfléchir à ce que je suis en train de vivre. Le regard fixe, je dois ressembler à un zombie et quelque part je suis plus mort que vivant.

Pierre déclenche l’ouverture automatique de son gros 4X4 garé à quelques pas de l’entrée du White Cellar. C et toi le rejoignez sur les sièges avant, je me retrouve une nouvelle fois encadré par mes deux gardiennes. Je garde les yeux baissés, je n’ose bouger. La voiture file à vive allure dans les rues désertes à cette heure. C et toi plus complices que jamais vous chuchotez des confidences à l’oreille qui provoquent chez l’une chez l’autre des rires francs qui sont autant d’humiliations pour moi. « The joke is on me » me dis-je à tort ou à raison.

MA et Charlotte sont pour une fois plutôt calmes, regardant chacune de leur côté les rues qui défilent. Ce voyage de retour n’est pas très long et Pierre coupe son moteur juste devant ton immeuble. Sans quasi un mot nous entrons et nous serrons dans l’ascenseur. C continue à m’ignorer, hautaine. Nous voici à nouveau dans ton appartement. Subitement alors que la porte se referme derrière nous la tension remonte d’un cran. Une appréhension et à ma grande surprise une pointe d’excitation. Comme si à nouveau un piège se refermait sur moi.
Charlotte s’approche de toi alors que tu n’as même pas encore posé tes clés. « Excuse- moi M mais as-tu-besoin encore de MA et moi ce soir ? Tu es en bonne compagnie et si tu le permets j’aimerais t’emprunter ta petite soumise habituelle pour le reste de la nuit… ». Tu ris. « Oui, pas de souci très chère Charlotte, depuis le temps que je sens que vous en avez toutes les deux envie. Vous êtes charmantes. Filez et bonne nuit. Mais je compte sur vous pour demain ok ?!! Je travaille tout à l’heure et j’ai besoin de vous pour bien vous occuper de mes hôtes !».

MA et Charlotte rient de bon cœur, le rouge aux joues. « Promis, on sera là vers 10H comme prévu ! ». Elles s’enfuient presque, bras dessus bras dessous. Quelques secondes de silence. Tu enlèves tes talons te mets à l’aise. « Bien vous connaissez un peu mes habitudes et demain j’ai du travail… Je vais donc aller prendre mon bain et j’essaierai de dormir quelques heures… Pierre qui est libre demain et connait parfaitement la maison va vous montrer comment vous installer. Je vous laisse, dormez bien et on se retrouve demain soir. Pour vous j’essaierai de rentrer un peu plus tôt que d’habitude. Bonne nuit les amoureux ! » Je n’ose rien dire ne sachant à quel point tu es ironique, joueuse ou sincère. C te lance un « Bonne nuit M » détendu et amusé. Tu files vers la salle de bains.
Pierre est aussi à l’aise que je suis mal à l’aise. Il est déjà en train de retirer les coussins du grand canapé et de sortir un drap et une couette d’un placard. « Toi Camille tu vas dormir ici. En tout cas ce soir. Tu gardes bien sûr le petit accessoire sur ta bite. ». « C tu vas dormir avec nous. Comme tu vas le voir le lit de M est immense, on y dort très bien à trois. On y fait plein d’autres choses aussi bien sûr ! M aime se réveiller avec un corps chaud blotti contre elle. Ou deux.».

C continue de m’ignorer royalement. Elle suit Pierre qui me lance un « Bonne nuit petit soumis » avant de refermer la porte de ta chambre derrière lui. Me voilà seul dans ton salon. J’entends un peu de musique classique venant de la salle de bains mais sinon après toute cette agitation le silence est pesant. J’ai mal à la tête. Je me déshabille, plie mes vêtements et me couche en espérant trouver rapidement le sommeil. Le film de la soirée repasse en boucle dans ma tête tandis que je sombre doucement épuisé plus moralement que physiquement par ces quelques heures dans ton univers.

H7 Vendredi 5H00

Je ne sais pas à quoi j’ai rêvé mais ce devait être agité et plutôt déplaisant. En tout cas je me suis réveillé en sursaut. Je jette un coup d’œil à ma montre et il ne doit pas s’être écoulé plus de 45 minutes depuis que je me suis couché. Je suis en sueur. Mais je ne vous entends pas de suite. C’est en essayant de me rendormir que je réalise que tu t’es couchée. Plus de musique, plus de lumière qui filtre sous la porte de la salle de bains. Et puis après quelques secondes de silence où je me sens doucement me rendormir, un bruit. Ou plutôt un cri étouffé. Je comprends immédiatement.

Dans ta chambre vous ne dormez pas. Je tends l’oreille. Et reconnais la voix de C. Quelqu’un lui fait l’amour. Et ces simples soupirs éloignés me rendent fou d’excitation et de curiosité. Impossible de me rendormir. Chaque son est comme un appel, une tentation. J’essaie de résister quelques minutes puis je n’y tiens plus. Je me lève et me dirige vers la porte de ta chambre. Je marche à tâtons. Les bruits sont plus clairs.

Elle d’habitude si peu loquace encourage celui ou celle qui s’occupe d’elle. « Oui, oh oui, prends moi bien ». Je ne l’ai jamais entendu dire ça pratiquement. Comme tout à l’heure ce curieux mélange de désir et de jalousie monte en moi. Sans ce maudit carcan je serais déjà en érection. Me voici collé à la porte. On n’entend que C. Et quelques bruits de draps froissés et de sommier qui craque. Elle gémit, halète. L’envie est trop forte. J’appuie très doucement sur la poignée et pousse doucement. L’entrebâillement est minimum, juste de quoi pouvoir apercevoir le lit. Je retiens mon souffle.

La scène est magnifique. Vous êtes tous les trois nus. Pierre prend C en levrette. A genoux, coudes posés sur le drap et la tête sur le traversin, C encaisse dans de longs râles de plaisir. Assise en tailleur sur le lit à côté d’elle tu la tiens solidement par une épaule tandis que ton autre main semble s’occuper de ses fesses. Pierre la tient par les hanches et ne se ménage pas. Je mets quelques secondes à comprendre que ton index va et vient dans l’anus de C.

Ton sourire, tes yeux me subjuguent. Je me rends compte du plaisir que tu prends. Tu es le vice incarné et pourtant d’une beauté incandescente. La douleur est quasi intenable au niveau de mon sexe. J’ai l’impression qu’il va exploser dans la cage de métal où il est. Te voir prendre ma compagne ainsi me laisse hypnotisé. Je vois les mains de C qui se crispent sur le drap, ta main qui se fait plus ferme sur elle la plaquant sur le coussin. Pierre jusqu’ici d’un calme olympien commence à perdre pied, sa jouissance est proche.

Il accélère encore puis, le sexe au plus profond de C, s’arrête dans un cri. Je te vois enfoncer entièrement dans le même temps ton index. Ton regard à cet instant précis est comme surnaturel. Je ne l’oublierai sans doute jamais. C a hurlé. Effondrée sur le lit elle ne bouge plus. Pierre se retire. Tu l’embrasses à pleine bouche. Comme pour le féliciter tu passes ta main presque tendrement sur son pénis qui doucement dégonfle. « Je crois qu’elle va bien dormir » lui dis-tu tout sourire. « Moi aussi M » ajoute Pierre avant de te rendre ton baiser. Vous vous allongez. C entre vous qui ne s’est même pas relevée depuis sa jouissance. Tu éteins la lampe.

Je reste quelques secondes à regarder le noir de ta chambre. Puis je regagne mon canapé dans le salon faiblement éclairé par la lumière de la ville derrière le rideau. Je me recouche comme un robot. Perdu. Trop d’images et de pensées se bousculent dans ma tête pour que je sache vraiment ce que je ressens. Je sombre presque immédiatement dans un sommeil agité…

 

à suivre …

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